Libye
© Amnesty InternationalMAHMUD TURKIA/AFP via Getty Images
  • Descriptif du pays

Vue d'ensemble

Des membres de milices, de groupes armés et des forces de sécurité ont commis de graves violations du droit international humanitaire, dont des crimes de guerre. Les combats à Tripoli et aux alentours entre l’Armée nationale libyenne (ANL) et les forces et milices fidèles au gouvernement d’union nationale (GUN) ont fait des dizaines de morts, des centaines de blessés et des dizaines de milliers de déplacés parmi la population civile. Les milices, les groupes armés et les forces de sécurité ont placé en détention arbitraire des milliers de personnes, la plupart du temps pour une durée indéterminée, en dehors de toute procédure judiciaire. Ils ont aussi pris des otages pour obtenir des rançons ou la libération de personnes détenues ou captives. La torture et les autres formes de mauvais traitements étaient monnaie courante dans les prisons, les centres de détention et les lieux de détention non officiels. Les milices, les groupes armés et les forces de sécurité ont réprimé la liberté d’expression en harcelant, enlevant et attaquant des responsables politiques, des journalistes, des défenseur·e·s des droits humains et d’autres militant·e·s. Un journaliste a été victime d’un homicide illégal et 10 autres ont fait l’objet d’une arrestation arbitraire. Les autorités libyennes ne protégeaient pas les femmes contre les violences liées au genre commises par des membres de milices ou de groupes armés. Les avocats et les juges étaient la cible de manœuvres d’intimidation, de menaces et de violences de la part de groupes armés et de milices, ce qui affaiblissait sérieusement le système judiciaire. La situation des dizaines de milliers de personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes présentes dans le pays restait difficile. Elles étaient en butte à des arrestations arbitraires et des enlèvements par des milices, et étaient souvent victimes de la traite des êtres humains et de violences aux mains de groupes criminels. Les autorités détenaient toujours illégalement des milliers d’hommes et de femmes dans des centres où ils étaient soumis à l’exploitation, aux travaux forcés et à des actes de torture et d’autres mauvais traitements. Des personnes ont été prises pour cible par des membres des forces de sécurité, de groupes armés et de milices en raison de leur orientation sexuelle. Cette année encore, des tribunaux ont prononcé des condamnations à mort ; aucune exécution n’a été signalée.

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