Vos messages ont vraiment changé des vies

Des jeunes participent à Écrire pour les droits à la Nouvelle-Orléans, aux États-Unis. © Patrick Melon

En préparant l’édition 2016 d’Écrire pour les droits, prenons le temps de revenir sur ce que vos mots ont permis de réaliser l’an dernier et n’oublions pas que l’acte simple que constitue l’écriture d’un message renferme son propre pouvoir.

En 2015, des sympathisants d'Amnesty International du monde entier ont envoyé 3,7 millions de lettres, messages, courriels, tweets, etc. dans le cadre de la campagne Écrire pour les droits. De l'Afghanistan à la Zambie, des militants déterminés, des étudiants, des écoliers et bien d'autres personnes encore ont participé. Ensemble, ils ont réclamé le changement en faveur de personnes et de populations victimes de terribles atteintes à leurs droits humains. Et, devinez ? Leurs messages ont joué un rôle décisif. Voici cinq personnes dont la vie a été transformée grâce au pouvoir des mots.

Vos messages vont changer des vies

ÉCRIVEZ POUR LES DROITS DE QUELQU’UN DES AUJOURD’HUI !

Agissez

Albert Woodfox -

a enfin recouvré sa liberté en février 2016, après 44 ans de détention à l'isolement aux États-Unis. Plus de 240 000 personnes ont exigé sa libération et lui ont adressé des messages de soutien dans le cadre d’Écrire pour les droits. « Vos messages, qui ont franchi les murs de la prison, m'ont apporté énormément de force, a déclaré Albert Woodfox. J'aimerais remercier tous les membres d'Amnesty International et ses sympathisants pour tout le travail magnifique accompli en notre nom. »

Albert Woodfox lève le poing en sortant du centre de détention de West Feliciana, en Louisiane, aux États-Unis, après 44 ans passés à l’isolement. © Travis Spradling/The Advocate via AP

Phyoe Phyoe Aung -

est sortie de prison en avril 2016. Des sympathisants d'Amnesty International à travers le monde entier ont écrit plus de 394 000 lettres, courriels, tweets... en sa faveur. Cette bonne nouvelle nous est parvenue après que le nouveau gouvernement du Myanmar a annoncé qu’il allait s’efforcer de libérer tous les prisonniers d’opinion dès que possible. Un tribunal a abandonné les charges pesant sur Phyoe Phyoe Aung et des dizaines d’étudiants ayant participé aux manifestations de mars 2015. Dans une lettre adressée récemment aux sympathisants, Phyoe Phyoe Aung a écrit : « Je tiens à remercier du fond du cœur chacune et chacun d'entre vous, pas juste pour vos efforts en faveur de ma libération et celle des autres prisonniers, mais aussi pour nous avoir permis de garder espoir et foi en nos opinions. »

Phyoe Phyoe Aung. © DR

Yecenia Armenta -

a été libérée de la prison où elle était détenue, dans le nord du Mexique, en juin 2016. Placée en détention le 10 juillet 2012, elle a été torturée pendant 15 heures (frappée, pratiquement asphyxiée et violée) et obligée à « avouer » son implication dans le meurtre de son mari. Nous lui avons transmis plus de 8 000 de vos lettres et messages : « Quand je reçois toutes ces lettres qui m’assurent que je ne suis pas seule, je me sens bien. Je me dis : “Oui, c’est vrai, je ne suis pas seule. Ils me soutiennent vraiment.” C’est galvanisant de savoir qu’il existe des gens qui se sentent concernés par les droits des autres. Ils ne me connaissent même pas ! »

Yecenia Armenta, en prison, lit des messages envoyés par des sympathisants. Janvier 2016. © Amnesty International

Fred Bauma et Yves Makwambala -

ont été libérés fin août 2016. Pas moins de 170 000 personnes sont intervenues en faveur de ces jeunes militants de République démocratique du Congo. « Je suis heureux d’être enfin libre, après plus de 17 mois d’emprisonnement », a déclaré Fred. « Chaque lettre, chaque visite, chaque mot nous a rendus plus forts et a renforcé notre détermination à mener cette longue mais juste bataille pour la liberté et la démocratie, a ajouté Yves. Merci encore. »

Le militant en faveur de la démocratie Fred Bauma (à droite) a été libéré en août 2016 après 17 mois de détention. © Amnesty International

Si ces cinq personnes ont retrouvé la liberté, c’est grâce au soutien enthousiaste de tous les participants d’Écrire pour les droits l’an dernier. Mais cela ne s’arrête pas là. Plus de 500 000 d'entre vous sont également passés à l’action pour protéger les jeunes femmes et les filles du Burkina Faso, avec succès ! Le ministère de la Justice burkinabè a confirmé l'engagement du gouvernement à éradiquer le mariage précoce et forcé, ajoutant qu'il s'y était senti contraint après avoir « reçu des lettres, courriels et courriers du monde entier ».

Écrire pour les droits, ça marche ! Rejoignez-nous !

 

 

COMMENT ÇA MARCHE

Des personnes dans plus de 200 pays et territoires écrivent des millions de lettres, courriels, tweets et pétitions...

... en faveur de personnes victimes de torture, privées de refuge ou encore emprisonnées pour s'être exprimées...

... et font pression sur des gouvernements, des dirigeants et des décideurs...

... aidant ainsi à changer les choses : des militants sont libérés, des tortionnaires condamnés, des lois injustes modifiées.