États-Unis. La décision rendue au Nouveau-Mexique concernant Meta marque une avancée importante sur la voie de réseaux sociaux plus sûrs pour les enfants

Réagissant à la décision de justice rendue au Nouveau-Mexique affirmant que la conception de la plateforme de Meta est préjudiciable pour les enfants, le directeur adjoint de la recherche à Amnesty International États-Unis, Justin Mazzola, a déclaré :

« Cette décision marque une avancée importante vers des réseaux sociaux plus sûrs pour les enfants et les jeunes. Depuis des années, Amnesty International met en garde contre le fait que des plateformes de réseaux sociaux de premier plan ont été conçues pour maximiser leur utilisation et les profits en négligeant la protection adéquate des droits des enfants.

« Il est important de noter que le tribunal ne s’est pas borné à imposer une sanction financière. En ordonnant des modifications des fonctionnalités de la plateforme, notamment la suppression du compteur de « likes » pour les moins de 18 ans et la limitation des notifications pendant la nuit, cette décision reconnaît que les préjudices subis en ligne par les enfants résultent souvent de choix de conception délibérés.

« Amnesty a précisément appelé à l’adoption de mesures de ce type. La sécurité des enfants devrait être assurée dès le départ dans la conception des plateformes, et non ajoutée après coup, une fois que les préjudices ont été constatés. Cette décision adresse un message clair : les entreprises de réseaux sociaux ne peuvent pas continuer à privilégier l’utilisation de leurs produits au détriment du bien-être et des droits des enfants. »

Complément d’information 

Le 6 août, au Nouveau-Mexique, le juge Bryan Biedscheid a condamné Meta à verser une indemnisation de 567 millions de dollars des États-Unis en raison des préjudices causés à la santé mentale des enfants. Il a également ordonné à Meta d’apporter des modifications aux plateformes Instagram et Facebook afin de les rendre plus sûres pour les jeunes utilisateurs et utilisatrices.

Cette décision vient en complément de l’amende de 375 millions de dollars que Meta a été condamnée à payer en mars dans le cadre de la même affaire, un jury ayant estimé que l’entreprise avait induit les utilisateurs et utilisatrices en erreur quant à la sécurité de ses plateformes et favorisé l’exploitation sexuelle des jeunes.

En début d’année, Meta et Google ont été déclarés responsables par un tribunal de Los Angeles de la dépendance aux réseaux sociaux d’une jeune femme et condamnés à verser six millions de dollars des États-Unis de dommages et intérêts.

Meta a déclaré qu’elle rejette cette décision et qu’elle va former un recours en appel.