Les groupes armés, dont plusieurs étaient soutenus par les forces gouvernementales, ont multiplié les violations graves du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire. Ces violations pourraient être constitutives de crimes de guerre. Le Mouvement du 23 mars (M23) a tué sommairement des civil·e·s et soumis des personnes détenues à des conditions inhumaines ainsi qu’à la torture et à d’autres mauvais traitements. Ses combattants ont attaqué des hôpitaux à Goma et enlevé des patient·e·s, des garde-malades et, dans certains cas, des militaires congolais qui s’y cachaient. Les cas de violence sexuelle liée au conflit se situaient toujours à un niveau alarmant. Des combattants du M23 et des groupes armés wazalendo ont commis des viols en réunion sur des femmes dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les groupes armés et les autorités ont restreint l’espace civique. Des combattants du M23 ont détenu, torturé et menacé des journalistes, des défenseur·e·s des droits humains et des membres de la société civile en raison de leurs activités. Des centaines de personnes considérées comme des opposant·e·s au M23 ont subi une disparition forcée. Près de Goma, des dizaines de milliers de personnes déplacées ont été contraintes de quitter les camps dans lesquels elles vivaient. Une commission régionale a ordonné au gouvernement d’engager des poursuites pénales contre des membres des forces gouvernementales pour des violences sexuelles perpétrées contre des femmes en 2011 dans le Sud-Kivu.
Lire la suiteLa peine de mort est inscrite dans la législation
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