Let’s Bring Them Here*

  • Campagnes

*Ramenons-les ici

Le 6 mars 2017, un grand événement aura lieu à Bruxelles. Des centaines de personnes se réuniront pour une manifestation automobile autour d’un rond-point de Bruxelles, au cœur de l’Union européenne, pour montrer aux dirigeants européens qu’ils sont déterminés à accueillir les réfugiés.

Cela fait plus d’un an que les dirigeants européens ont promis de relocaliser une partie des dizaines de milliers de réfugiés bloqués en Grèce. Pourtant, à ce jour, leurs engagements n’ont pas été honorés. Pendant ce temps, nombre de ces hommes, femmes et enfants attendent dans des conditions inhumaines aux portes de l’Europe, où ils étaient venus chercher une protection.

Ce n’est pas l’Europe dans laquelle nous voulons vivre. Nous pouvons faire mieux.

C’est pourquoi des centaines de personnes se rendent à Bruxelles et proposent d’aller eux-mêmes chercher les réfugiés pour les ramener jusqu’à leur pays dans leur propre voiture, si c’est ce qu’il faut pour que ces engagements soient réalisés.

Fotis Filippou, Amnesty International
Des gens comme vous et moi font, encore une fois, preuve d’une solidarité dont les dirigeants de l’UE sont incapables et montrent qu’ils sont déterminés à accueillir les réfugiés.
© Amnesty International (photo : Richard Burton)

Promesses non tenues

Les dirigeants européens n’ont jusque-là pas tenu leurs engagements concernant la relocalisation des réfugiés depuis la Grèce vers d’autres pays de l’UE.

Aujourd’hui, des personnes dans toute l’Europe leur montrent qu’elles sont prêtes à prendre les choses en main pour accueillir les réfugiés.

Joignez-vous à nous à Bruxelles Participez en ligne
© Let's Bring Them Here

La manifestation automobile

La campagne Let’s Bring them Here (Ramenons-les ici) est un mouvement citoyen créé par un petit groupe de militants qui ne pouvaient plus ignorer le sort tragique des réfugiés coincés en Grèce.

Ce mouvement a été lancé l’année dernière sous la forme d’un défilé automobile aux Pays-Bas. Des personnes avaient alors emmené plus de 350 voitures à La Haye pour se proposer comme « chauffeurs officiels » pour apporter leur aide à la relocalisation des réfugiés.

Après le succès de cette initiative, des conducteurs venus de toute l’Europe se rejoindront le 6 mars 2017 devant le Conseil de l’Union européenne pour proposer d’aller chercher eux-mêmes en voiture les réfugiés coincés en Grèce pour aider à les relocaliser.

Il ne s’agit pas seulement d’un geste symbolique ; c’est une demande passionnée en faveur de l’accueil des réfugiés que les citoyens font aux dirigeants européens ; et ces dirigeants ne pourront pas l’ignorer.

© Amnesty International
© Amnesty International

L’histoire des femmes yézidies

Kurtey, Karmey, Noorey, Beshy et Bahar, cinq femmes yézidies, vivent ensemble en Grèce depuis plus d’un an. Elles se sentaient menacées lorsqu’elles vivaient dans les camps et ont donc créé un « cercle de protection » pour s’entraider.

Lorsqu’elles ont fui les griffes du groupe armé se faisant appeler État islamique, qui a balayé le nord de l’Irak il y a deux ans, elles s’en sont remises à l’Europe pour les protéger.

Nous avons traversé la Méditerranée car nous savons qu’il y a de l’humanité ici.
Kurtey

Elles ont fait le voyage ensemble, placées dans des groupes par des passeurs. Bahar a trois filles qu’elle n’a pas vues depuis trois ans, mais elle espère les rejoindre en Allemagne.

Le frère et le fils de Noorey sont restés en Irak car ils n’avaient pas les moyens de faire le voyage.

Les femmes disent que les soins médicaux sont insuffisants en Grèce. Elles ont un interprète, mais cette personne parle un autre dialecte kurde et elles ne comprennent donc pas tout.

Mais ce qui les dérange le plus, c’est le manque d’éducation pour leurs enfants.

« Je rêve d’une école pour tous ces enfants. » – Kurtey

LET’S BRING THEM HERE

Promesses de l’UE en matière de relocalisation

66 400

places de relocalisation promises par les pays de l’UE (septembre 2015)

9 157

places accordées (février 2017)

13 %

des engagements ont été tenus

© Giorgos Moutafis/Amnesty International

L’histoire de Farhad

Farhad est un génie de l’informatique de 20 ans qui espère étudier en Suisse, où il a de la famille.

Mais il est coincé dans le camp de Ritsona, dans le nord de la Grèce, depuis 11 mois. Il avait fui la guerre en Syrie avec sa mère et ses deux sœurs.

Farhad a dû dire adieu à sa vie à Alep, un endroit maintenant « anéanti », d’après lui, par les bombes et l’arrivée de l’État islamique. Il veut se construire une nouvelle vie en sécurité en Europe.

« Je suis ici parce que mon pays est en guerre. Je suis un réfugié de guerre... Je suis ici pour me construire une nouvelle vie parce qu’en Syrie, on n’est en sécurité nulle part... »

Merci mille fois aux Européens qui nous aident.
Farhad

RAMENONS ICI LES PERSONNES COMME FARHAD

© Let's Bring Them Here

Vous ne pouvez pas venir ? Participez en ligne !

Si vous ne pouvez pas venir à Bruxelles pour prendre part à la manifestation, vous pouvez quand même apporter votre aide en montrant votre soutien en ligne.

Publiez une photo de vous avec une plaque d’immatriculation

Prenez simplement une photo de vous avec votre plaque d’immatriculation et publiez-la sur les réseaux sociaux avec le hashtag #RefugeePromise.

Identifiez votre propre gouvernement ou dirigeant politique pour montrer que vous souhaitez accueillir les réfugiés.

Participez à l’événement Facebook

Inscrivez-vous sur la page de l’événement Facebook pour montrer votre solidarité avec les conducteurs et recevoir les dernières informations.

Plus le nombre de participants sera élevé, plus l’impact sur les dirigeants européens sera important !

© Amnesty International

L’histoire de Roxani

Roxani était enceinte quand elle a fui la Syrie et qu’elle est arrivée en Grèce en février 2016. Sa fille est née par césarienne en juillet. Elle a traversé cette expérience effrayante alors qu’elle vivait dans des conditions épouvantables dans un camp de réfugiés :

« Lors de mon accouchement, j’ai reçu les pires soins possible... Les points de suture me font toujours mal... Je suis restée à l’hôpital pendant quatre jours, puis je suis retournée au camp avec ma fille. »

Un an après son arrivée, Roxani attend toujours avec la famille de son mari d’être relocalisée. Sa mère, son père et ses frères à elle sont en Norvège. L’attente est angoissante pour elle, car sa fille est malade :

« Ma fille ne peut pas manger, elle vomit tout le temps... »

RAMENONS ICI LES PERSONNES COMME ROXANI

© Let's Bring Them Here

De grandes choses sont possibles lorsque nous nous unissons

Si, comme nous, vous êtes affligé-e par le traitement que l’Europe réserve aux réfugiés, joignez-vous à nous et envoyons ensemble un message que nos dirigeants ne pourront pas ignorer.
Rikko Voorberg, cofondateur de Let’s Bring Them Here

Participez à cette initiative citoyenne en vous inscrivant à l’événement de Bruxelles ou simplement en montrant votre soutien en ligne.

Il est temps que les gouvernements européens honorent leurs engagements. Montrons-leur que nous sommes déterminés.

Nos membres contribuent à faire bouger les choses.

Rejoignez Amnesty

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