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La fin du vide juridique entourant le viol au Maroc n'est qu’une modeste avancée vers l’éradication de ce fléau en Afrique du Nord

Par Hassiba Hadj Sahraoui
Il a fallu qu’Amina Filali (dont la mère tient une photo ci-dessus) se suicide et que près de deux ans s’écoulent pour que la loi soit modifiée. ©AP Photo/Abdeljalil Bounhar

Amina Filali avait à peine 16 ans quand, au comble du désespoir, elle a décidé de mettre fin à ses jours.

Plusieurs mois plus tôt, cette adolescente marocaine avait été forcée à épouser un homme qui l’avait violée, selon les dires de la jeune fille.

En mars 2012, Amina a perdu tout espoir. Elle a avalé de la mort aux rats dans sa ville de Larache et a succombé peu après.

Jusqu’à la semaine dernière, les hommes accusés de viol au Maroc avaient la possibilité d’échapper à des poursuites s’ils épousaient leur victime, dans les cas où celle-ci était mineure.

Près de deux ans après le décès d’Amina, cette clause très critiquée du Code pénal marocain a enfin été abrogée.

Si cette décision est survenue trop tard pour Amina, les modifications apportées à l’article 475 sont un important pas en avant pour les femmes et les jeunes filles au Maroc, ainsi qu’une victoire pour les militants des droits des femmes qui ont exercé de fortes pressions pour que cette loi change, après la mort de l’adolescente.

Malheureusement, des lois de ce type continuent à faire peser une menace sur beaucoup d’autres femmes et jeunes filles du Maghreb.

Cet article a été publié dans le International Business Times. Cliquez sur ce lien pour le lire en entier (en anglais).