Les autorités marocaines ont intensifié leur répression de la liberté d’expression et de la dissidence pacifique. Bien que le roi ait gracié certains prisonniers et prisonnières d’opinion les années précédentes, des journalistes, des défenseur·e·s des droits humains et des personnes critiques à l’égard du gouvernement ont cette année encore fait l’objet de poursuites judiciaires, d’actes d’intimidation et d’une surveillance numérique. Les autorités ont réagi à des manifestations de grande ampleur dénonçant la crise économique, les inégalités et l’état des services publics par un recours excessif à la force, des arrestations arbitraires et des procès iniques. Des lois discriminatoires continuaient de compromettre les droits des femmes et des personnes LGBTI, notamment en condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe et en limitant l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris à un avortement sécurisé. Une sécheresse imputable au changement climatique a mis à mal les droits à l’alimentation et à un niveau de vie suffisant.
Lire la suiteLa législation prévoit la peine de mort, mais aucune exécution n’a eu lieu depuis 10 ans
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