Moyen-Orient et Afrique du Nord

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Vue d'ensemble

Cette deuxième année de pandémie a continué de mettre en lumière le fait que de nombreux gouvernements de la région, à l’exception notable de certains États du Golfe, ne faisaient pas une priorité de l’accès satisfaisant de la population à la santé, y compris aux vaccins anti-COVID-19.

La liberté d’expression est restée fortement restreinte et des gouvernements ont adopté de nouvelles lois draconiennes érigeant en infraction le simple exercice de ce droit ; les États ont continué de censurer Internet et d’investir dans des dispositifs de surveillance numérique. Les défenseur·e·s des droits humains étaient en butte à des poursuites pénales, des condamnations à des peines d’emprisonnement, des restrictions administratives, des menaces et des actes d’intimidation. Les activités des organisations de la société civile étaient susceptibles d’être sanctionnées pénalement. Dans toute la région, les forces de sécurité ont eu recours à une force illégale pour réprimer des manifestations pacifiques.

La surpopulation carcérale et l’insalubrité des prisons de la région faisaient courir aux détenu·e·s un risque accru de contracter le COVID-19 ; l’insuffisance des soins de santé en prison ainsi que la torture et les autres mauvais traitements qui y étaient perpétrés ne faisaient qu’aggraver la situation. L’impunité était de règle pour les membres des forces de sécurité, des milices et des groupes armés qui étaient raisonnablement soupçonnés de crimes de droit international et de graves atteintes aux droits humains.

Les parties aux conflits armés ont commis des crimes de guerre et d’autres violations graves du droit international humanitaire. En Syrie et au Yémen, les autorités ont restreint l’aide humanitaire et plongé ainsi dans un état plus déplorable encore des systèmes de santé déjà exsangues. Des puissances militaires étrangères ont alimenté les violations en procédant à des transferts d’armes illégaux et en apportant un soutien militaire direct aux belligérants.

Les autorités ont continué d’arrêter des personnes réfugiées ou migrantes et de les placer en détention pour une durée indéterminée, souvent sans que ces mesures s’appuient sur une quelconque base légale. Plus de trois millions de réfugié·e·s syriens étaient toujours présents en Jordanie et au Liban. Toutefois, des milliers d’entre eux ont été expulsés cette année encore, ou sont retournés dans leur pays sous l’effet d’un certain nombre de facteurs qui les poussaient à repartir. Globalement dans la région, les autorités ne protégeaient pas les travailleuses et travailleurs faiblement rémunérés contre la perte de leur emploi ou de leur salaire. La situation des travailleuses et travailleurs migrants était particulièrement précaire en raison du système de parrainage (kafala) qui, dans de nombreux pays, subordonnait leur permis de séjour à leur emploi.

Faute d’engagement des États à faire en sorte que les auteurs de violences à l’égard des femmes rendent compte de leurs actes, ces violences, allant du harcèlement sexuel aux crimes d’« honneur », restaient impunies. Les autorités réprimaient sévèrement les droits des personnes LGBTI. Elles ont procédé à de nombreuses arrestations sur la base de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, réelle ou supposée, et soumis des hommes à des examens anaux forcés. Dans toute la région, les membres des minorités religieuses et ethniques étaient en butte à une discrimination solidement ancrée.

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