Depuis le soulèvement contre le gouvernement en janvier 2011, les Égyptiens vivent dans un état presque permanent de troubles et d’instabilité politique, avec deux présidents destitués, deux constitutions approuvées et une succession de gouvernements. La violence infligée aux femmes et aux filles, ainsi que l’incapacité des autorités à mettre en place des actions significatives pour y remédier, ont été les seules constantes au milieu de ces bouleversements. Maintenant que les autorités égyptiennes ont promis de proposer une stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes, attendue lorsque le nouveau Parlement prendra ses fonctions dans le courant de l’année, il est temps qu’elles remettent clairement les droits des femmes à l’ordre du jour politique.

