Libye

Amnesty International ne prend pas position sur les questions de souveraineté ou les conflits territoriaux. Les frontières apparaissant sur cette carte sont basées sur les données géospatiales des Nations unies.
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Vue d'ensemble

Des milices rivales ont utilisé de manière imprécise des armes de gros calibre dans des zones densément peuplées, causant des pertes civiles. Des groupes armés et des milices ont arrêté arbitrairement des personnes qui n’avaient fait qu’exercer, notamment sur les réseaux sociaux, leur droit à la liberté d’expression. Des milliers de personnes étaient encore détenues arbitrairement. La torture et d’autres formes de mauvais traitements restaient systématiques et généralisées. Des « aveux » obtenus sous la torture ont été publiés en ligne. Les femmes, les filles et les membres de minorités ethniques étaient en butte à une discrimination bien ancrée. Des personnes LGBTI ont fait l’objet d’arrestations et de poursuites judiciaires arbitraires. Cette année encore, des groupes armés actifs dans l’est du pays et des gardes-côtes libyens, qui opéraient à l’ouest avec l’appui de l’UE, ont intercepté en mer des milliers de personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes et les ont renvoyées de force en Libye pour les placer de nouveau dans des centres de détention, où les violences sexuelles, la torture et d’autres mauvais traitements étaient pratiqués. Les gardes-côtes libyens ont ouvert le feu sur deux navires de sauvetage d’ONG. Des milliers de personnes ont été collectivement et sommairement expulsées dans des pays voisins. Dans l’ouest du pays, une milice a suspendu les opérations d’organisations internationales d’aide aux personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes. Des tribunaux ont prononcé des condamnations à mort à l’issue de procès inéquitables ; aucune exécution n’a cependant été signalée. L’impunité pour les crimes de droit international restait très ancrée en Libye, mais, pour la première fois depuis que la CPI a été saisie au sujet de la situation libyenne, en 2011, un suspect a été appréhendé à l’étranger et remis à la Cour pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

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État de la peine de mort

Non abolitionniste

La peine de mort est inscrite dans la législation

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