Le nombre d’exécutions sur l’année n’avait jamais été aussi élevé. Les personnes exécutées l’ont été pour un vaste éventail d’infractions, notamment des infractions liées aux stupéfiants impliquant souvent des personnes de nationalité étrangère. Deux hommes au moins ont été exécutés pour des crimes qu’ils auraient commis alors qu’ils étaient mineurs. Bien qu’un certain nombre de personnes arrêtées pour avoir exercé leur droit à liberté d’expression aient été libérées, les autorités ont continué de restreindre sévèrement les droits à la liberté d’expression et d’association. Des détracteurs et détractrices du régime et des défenseur·e·s des droits humains ont fait l’objet de condamnations à de longues peines de prison, de procès manifestement iniques ou d’interdictions arbitraires de quitter le pays. Des personnes récemment remises en liberté ont elles aussi été visées par des interdictions de voyager. Les travailleuses et travailleurs migrants, notamment les employé·e·s de maison, restaient liés par le système de parrainage (kafala) et demeuraient confrontés à des atteintes aux droits humains, à l’exploitation et à des expulsions massives. Les femmes ont cette année encore été victimes de discrimination en droit et en pratique. L’Arabie saoudite n’a pas pris de mesures appropriées pour concrétiser le droit à un environnement sain.
Lire la suiteLa peine de mort est inscrite dans la législation
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