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Des organisations africaines prient le Soudan de rouvrir ses frontières aux organisations humanitaires

Plusieurs conférences de presse, ayant pour but d'attirer l'attention sur le fait que des millions de personnes risquent la maladie et la mort au Darfour, se sont tenues simultanément dans sept pays africains mercredi 8 avril. Des organisations non gouvernementales africaines se sont réunies dans plusieurs bureaux d'Amnesty International sur le continent africain afin d'exhorter le gouvernement soudanais à permettre aux organisations humanitaires de reprendre leur action dans le pays. La coalition ainsi formée a également engagé le gouvernement soudanais à cesser de harceler et de chercher à intimider les défenseurs des droits humains et le personnel d'organisations nationales et internationales humanitaires et de protection des droits fondamentaux. Le gouvernement soudanais a suspendu les activités de 16 organisations humanitaires – 13 internationales et trois nationales – le 4 mars. Cette décision a été prise après que la Cour pénale internationale eut décerné un mandat d'arrêt contre Omar el Béchir, le président soudanais. Ces organisations humanitaires étaient présentes au Darfour depuis 2003 et s'efforçaient de fournir eau, nourriture, refuge et médicaments aux habitants de cet État, le gouvernement étant dans l'incapacité de répondre à ces besoins essentiels. Le gouvernement soudanais n'a pas adopté de mesures visant à garantir qu'une aide humanitaire continue à être distribuée aux civils. Le président soudanais aurait fait savoir que le gouvernement comptait expulser toutes les organisations humanitaires d'ici un an. La coalition a appelé le gouvernement soudanais à revenir sur cette décision. Elle a également prié l'Union africaine, en particulier le Conseil de Paix et de Sécurité de celle-ci, d'user de son influence et de veiller à ce que le gouvernement retire cette menace. Les conférences de presse se sont déroulées simultanément en Afrique du Sud, au Ghana, au Kenya, au Mali, au Nigeria, en Ouganda et au Sénégal. La coalition regroupe les organisations suivantes : Amnesty International, le réseau des défenseurs des droits humains d'Afrique de l'Est et de la Corne d'Afrique, le réseau des défenseurs des droits humains, l'Institut des droits humains d'Afrique du Sud, Access to Justice (Nigeria), Alliances for Africa (Nigeria), le Centre for Rule of Law (Nigeria), le Civil Society Legislative Advocacy Centre (Nigeria), le Committee for Defence of Human Rights (Nigeria), le Service juridique spécialisé en droits humains (Nigeria), le Projet de défense et d'assistance juridique (Nigeria), l'Association nationale des avocats démocrates (Nigeria), Partnership for Justice (Nigeria), le Socio-Economic Rights & Accountability Project (Nigeria), l'association ouest-africaine du barreau (Nigeria), le Centre de recherche et de documentation pour les défenseurs des droits des femmes (Nigeria), le Women's Consortium of Nigeria (Nigeria), le groupe pour la libération des prisonniers politiques (Kenya), l'Educational centre for women and democracy (Kenya) et l'Independent medical legal unit (Kenya).