Présentation générale
L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie a entraîné une crise humanitaire.
L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie a été lancée le 24 février 2022, lorsque les forces russes ont passé la frontière depuis le Bélarus et ont avancé vers la capitale ukrainienne Kiev. Depuis, nos équipes ont recensé des violations du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits humains, et notamment de nombreuses informations faisant état de telles violations par les forces russes. Cela comprend l’invasion de grande ampleur elle-même, qui bafoue la Charte des Nations unies et constitue un crime d’agression au titre du droit international.
L’attaque a causé de nombreuses urgences en matière de droits humains, notamment la plus grande crise des réfugié·e·s en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. L’invasion a complètement bouleversé la vie de la population et créé des obstacles à la réalisation d’autres droits humains, comme le droit à l’éducation, à la santé et à la liberté d’expression. Des milliers de personnes ont été tuées et des milliers d’autres ont été détenues arbitrairement et soumises à une disparition forcée.
Nos responsables des recherches et des campagnes ont recueilli des informations sur les atteintes aux droits humains commises en Ukraine. Avec votre aide, nous appelons à la protection des droits humains et de la population civile, au respect plein et entier du droit international humanitaire et des droits des victimes ukrainiennes à la vérité, à la justice et aux réparations et à la fin définitive de l’agression de la Russie contre l’Ukraine.

AGISSEZ MAINTENANT
Il faut mettre fin à l’agression et protéger la population civile en Ukraine
En ce moment même, la population ukrainienne est confrontée à une crise des droits humains catastrophique. Des personnes meurent, y compris des enfants, et des milliers de vies sont en danger. Agissez pour demander aux autorités russes de mettre fin à cet acte d’agression et de protéger les civil·e·s immédiatement.
Éléments attestant de crimes de guerre
Les forces russes se rendent responsables d’atrocités contre la population civile ukrainienne depuis l’invasion de la Crimée en 2014.
Le fait de prendre directement pour cible des civil·e·s est un crime de guerre. Malheureusement, il n’est pas rare que les forces russes coordonnent des attaques contre des bâtiments utilisés pour accueillir des civil·e·s.
De telles attaques ont été menées tout au long du conflit, dès les premières semaines après l’invasion de grande ampleur, dans des zones résidentielles comme Boutcha et Borodianka, où des personnes ont été illégalement tuées par des troupes russes. Peu de temps plus tard, des frappes aériennes russes ont touché le théâtre d’art dramatique régional de Donetsk, à Marioupol, qui accueillait des centaines de civil·e·s déplacés par les destructions.

La justice internationale est nécessaire
La vérité, la justice et les réparations pour l’Ukraine ne se limitent pas à la fin de la guerre. Il s’agit également de traduire en justice toutes les personnes ayant commis des crimes de droit international, indépendamment de leur pouvoir, et d’assurer l’accès des victimes à des réparations intégrales et concrètes pour les souffrances infligées.
La Cour pénale internationale (CPI) a décerné des mandats d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre le président russe Vladimir Poutine et les responsables militaires Sergueï Choïgou et Valery Guerassimov. Maria Lvova-Belova, commissaire russe aux droits de l’enfant, a également été inculpée pour des crimes de guerre impliquant des enfants.
Depuis le début de l’invasion à grande échelle, les enquêtes internationales et la collecte et la préservation des éléments de preuve ont joué un rôle essentiel dans la quête de la vérité, de la justice et des réparations.
Depuis plus de dix ans, nos chercheurs et chercheuses recueillent des éléments de preuve des crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine. La population ukrainienne ne pourra obtenir justice que quand les responsables de chacun de ces crimes seront tenus responsables.

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Il faut mettre fin à l’agression et protéger la population civile en Ukraine
En ce moment même, la population ukrainienne est confrontée à une crise des droits humains catastrophique. Des personnes meurent, y compris des enfants, et des milliers de vies sont en danger. Agissez pour demander aux autorités russes de mettre fin à cet acte d’agression et de protéger les civil·e·s immédiatement.
Conséquences pour le droit à l’éducation
Toute personne a le droit à l’éducation, en toutes circonstances. Avec les combats et la destruction, il est aisé d’oublier que la vie continue pour la population d’Ukraine, qui continue d’aller au travail ou d’envoyer les enfants à l’école.
Malheureusement, l’éducation des enfants est une autre victime de l’agression de la Russie contre l’Ukraine. Depuis l’invasion, des écoles et d’autres établissements scolaires ont été la cible d’attaques russes. Les enfants dans des zones occupées par les forces russes vivent dans la crainte d’être envoyés dans des établissements de « rééducation » où ils sont endoctrinés par la propagande pro-russe.

Des Ukrainien·ne·s détenus par la Russie
Les forces russes capturent et placent en détention des civil·e·s dans les territoires occupés et les envoient parfois dans des centres de détention en Russie. Ces personnes détenues sont souvent soumises à des actes de torture et d’autres mauvais traitements et subissent des procédures abusives de « filtrage » et de tri.
Dans certains cas, des mineur·e·s non accompagnés, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap ont été capturés dans des zones plus sûres, contrôlées par l’Ukraine, et transférés de force vers des lieux comme Donetsk, sous contrôle russe.
Le transfert forcé et l’expulsion de civil·e·s constituent des crimes de guerre et probablement des crimes contre l’humanité. Ces actes peuvent entraîner des détentions arbitraires, qui constituent des atteintes aux droits humains.
Prisonnières et prisonniers de guerre
La Troisième Convention de Genève, à laquelle la Russie est partie, établit clairement que les prisonniers et prisonnières de guerre doivent être traités avec humanité. Elle précise également que des organisations humanitaires impartiales, comme le Comité international de la Croix-Rouge, doivent être autorisées à voir les prisonniers et prisonnières de guerre pour constater leurs conditions de détention.
Pourtant, depuis le début du conflit, la Russie refuse cet accès. Nous avons reçu des informations faisant état d’actes de torture et d’autres mauvais traitements, notamment des exécutions sommaires, des coups et des électrocutions, infligés à des détenu·e·s ukrainiens.

Étude de cas : Maxime Boutkevitch

Maxime Boutkevitch est un défenseur des droits humains originaire d’Ukraine. Avant la guerre, il dirigeait une ONG ukrainienne qui aidait les personnes réfugiées à trouver une protection. Mais après l’invasion russe, il a fait partie des nombreux civil·e·s qui se sont portés volontaires pour rejoindre les forces armées ukrainiennes.
Peu de temps après, il est devenu la cible d’une campagne coordonnée de dénigrement et a été accusé d’infractions qu’il n’a pas pu commettre. Il a été soumis à un simulacre de procès à Louhansk, qui est occupée par la Russie, à l’issue duquel il a été condamné à 13 ans d’emprisonnement.
Il a été soumis à une disparition forcée par les autorités russes peu après une audience en appel devant un tribunal de Moscou.
Les personnes âgées en Ukraine
L’invasion par la Russie a des conséquences pour tous les Ukrainiens et Ukrainiennes. Cependant, certaines personnes sont confrontées à des obstacles intersectionnels qui rendent la survie aux réalités de la guerre encore plus ardue. Les personnes âgées en Ukraine sont confrontées à des risques accrus pendant les situations d’urgence, en raison de problèmes de santé, de l’insécurité financière, de difficultés de mobilité, etc.
Ces facteurs aggravants entravent encore davantage les déplacements et l’accès au logement des personnes âgées. Il est plus difficile pour ces personnes de quitter leur domicile, soit en raison de leur mobilité ou parce qu’elles n’ont pas les moyens de trouver un logement ailleurs.
Les autorités ukrainiennes œuvrent à relocaliser et à loger les personnes âgées, afin d’assurer leur sécurité, mais elles ont besoin d’un soutien accru de la communauté internationale afin de veiller à ce que les personnes âgées puissent bénéficier de leurs droits humains.

Que fait Amnesty International pour aider ?
Les autorités russes cherchent désespérément à échapper à la justice pour les crimes qu’elles ont commis en Ukraine.
Nous ne les laisserons pas faire.
Nous sommes engagés à recueillir et révéler des éléments de preuve des atteintes aux droits humains et des crimes de droit international en Ukraine. Nos équipes de recherche travaillent sur le terrain et s’entretiennent avec des personnes à propos des conséquences de la guerre qu’elles subissent. Nous avons également eu recours à des méthodes de recherche à distance, comme l’analyse d’images satellite, pour mettre au jour la vérité. Une fois recueillies, nos données de recherche sont destinées à mettre en lumière les préjudices infligés aux personnes ayant été tuées et aux personnes survivantes et leurs droits humains. Nous sommes engagés à identifier les personnes qui commettent des crimes au regard du droit international et à faire en sorte que tous les responsables soient traduits en justice.
Nous appelons également la communauté internationale à ne pas s’arrêter à des considérations politiques et à donner la priorité à la sécurité et aux droits humains des civil·e·s. Avec votre aide, nous pouvons œuvrer à ouvrir la voie à la justice et aux réparations pour l’Ukraine.

AGISSEZ MAINTENANT
Il faut mettre fin à l’agression et protéger la population civile en Ukraine
En ce moment même, la population ukrainienne est confrontée à une crise des droits humains catastrophique. Des personnes meurent, y compris des enfants, et des milliers de vies sont en danger. Agissez pour demander aux autorités russes de mettre fin à cet acte d’agression et de protéger les civil·e·s immédiatement.

