Les autorités ont encore accentué la répression des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique et de toutes les formes de dissidence. Des organisations de défense des droits humains ont fait l’objet d’enquêtes ou de gel de leurs avoirs. Des défenseur·e·s des droits humains et des membres du personnel d’ONG ont été poursuivis et détenus pour avoir œuvré en faveur des droits fondamentaux. Des procès collectifs et de lourdes peines visant des membres de l’opposition en vertu de lois relatives à la lutte contre le terrorisme ou la cybercriminalité n’ont fait qu’aggraver la crise de l’état de droit. La Tunisie a maintenu la suspension de l’accès aux procédures d’asile et commis de multiples violations des droits fondamentaux à l’encontre de personnes migrantes, demandeuses d’asile ou réfugiées. Elle a notamment procédé à des expulsions collectives relevant du « refoulement », à des détentions arbitraires, à des actes de torture et d’autres mauvais traitements, et à des interceptions dangereuses en mer.
Lire la suiteLa législation prévoit la peine de mort, mais aucune exécution n’a eu lieu depuis 10 ans
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