L’armée israélienne a poursuivi ses frappes aériennes au Liban en dépit d’un accord de cessez-le-feu, et le gouvernement libanais n’a pas fait preuve de suffisamment de fermeté pour demander des comptes aux responsables de violations du droit international humanitaire. Israël a massivement détruit et endommagé des structures civiles et des terres agricoles dans le sud du Liban, au mépris du droit international humanitaire. Cette année encore, les autorités libanaises ont convoqué des militant·e·s et des journalistes en invoquant la diffamation ou d’autres accusations imprécises. Parallèlement, l’examen d’une proposition de loi sur les médias, susceptible de mieux protéger la liberté d’expression, a progressé au Parlement. Le gouvernement a extradé le poète égypto-turc Abdul Rahman Al Qaradawi vers les Émirats arabes unis, où il a été soumis à une disparition forcée. Au point mort depuis des années, l’enquête sur l’explosion survenue en 2020 dans le port de Beyrouth a commencé à progresser. Malgré quelques améliorations dans ce domaine, le Liban n’était toujours pas doté d’un système universel de protection sociale. Un texte proposant une modification de la loi sur la nationalité visant à octroyer la nationalité aux enfants des femmes libanaises a été déposé au Parlement. Le Liban a connu sa plus grave sécheresse de ces dernières années.
Lire la suiteLa peine de mort est inscrite dans la législation
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