L’impunité était la règle pour les violations commises dans le contexte des opérations militaires contre le groupe armé État islamique. On ignorait toujours le sort réservé à des milliers de personnes victimes de disparition forcée depuis 2014. L’administration de la justice et l’octroi de réparations suffisantes étaient lents dans les affaires de disparitions forcées et d’homicides illégaux commis par les forces de sécurité et des milices pendant et après les manifestations d’octobre 2019. Les autorités ont arrêté et poursuivi en justice des personnes pour « contenu indécent » et étouffé la société civile. Des journalistes ont été harcelés, poursuivis en justice et arrêtés en raison de leurs activités professionnelles dans la région du Kurdistan irakien. Les autorités ont eu recours à une force excessive et injustifiée lors de manifestations dans le centre et le sud du pays. Une proposition de texte visant à modifier la Loi relative au statut personnel risquait de restreindre encore plus les droits des femmes et d’autoriser le mariage des fillettes dès l’âge de neuf ans. Les violences faites aux femmes et aux filles demeuraient souvent impunies, notamment dans la région du Kurdistan. Les personnes déplacées avaient difficilement accès à un logement, à l’eau et à des soins médicaux et risquaient toujours d’être détenues arbitrairement. Des condamnations à mort ont été prononcées, souvent à l’issue de procès inéquitables, et des exécutions collectives ont eu lieu. Dans les prisons, la surpopulation était endémique et les mauvaises conditions d’hygiène persistaient. Les autorités irakiennes n’ont pas endigué la crise environnementale, qui ne faisait que s’aggraver.
Lire la suiteLa peine de mort est inscrite dans la législation
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