Cette année, davantage de personnes, dont des défenseur·e·s des droits humains, des journalistes et des responsables politiques de l’opposition, ont été la cible d’enquêtes, de poursuites et de condamnations infondées. L’ingérence de l’exécutif dans le fonctionnement de la justice s’est encore accentuée. Plusieurs décisions contraignantes prises par la Cour européenne des droits de l’homme dans le cadre d’affaires emblématiques n’étaient toujours pas appliquées. Les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association ont fait l’objet de restrictions arbitraires. Des membres des forces de l’ordre ont utilisé des armes à létalité réduite contre des manifestant·e·s pacifiques, provoquant de nombreuses blessures. La Turquie accueillait toujours un grand nombre de personnes réfugiées ou migrantes, mais certaines d’entre elles risquaient encore d’être renvoyées illégalement dans leur pays. Les victimes de violations des droits humains, notamment d’actes de torture et d’autres mauvais traitements, commises par des représentant·e·s de l’État se heurtaient toujours à une culture de l’impunité. Globalement, les politiques de la Turquie en matière de climat ont été jugées « très insuffisantes ».
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