La Russie a poursuivi sa guerre d’agression contre l’Ukraine. Les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association ont cette année encore fait l’objet d’importantes restrictions. Des personnes dissidentes ont été la cible de poursuites judiciaires arbitraires et de procès non équitables à l’issue desquels elles ont été condamnées à de lourdes amendes et à de longues peines d’emprisonnement, en vertu d’un arsenal de lois qui ne respectaient pas les normes internationales relatives aux droits humains. La législation destinée à lutter contre l’extrémisme et le terrorisme a été instrumentalisée pour traduire en justice des groupes religieux, des personnes critiques à l’égard du pouvoir, ainsi que des mineur·e·s. Les procès pour trahison et espionnage se sont multipliés. Plus de 60 organisations ont été déclarées « extrémistes » et interdites. Les procès n’étaient pas conformes aux normes internationales en matière d’équité. La torture et les autres mauvais traitements restaient monnaie courante en détention et demeuraient presque toujours impunis. La persécution des personnes LGBTI s’est aggravée. Des autorités régionales ont mis en place de nouveaux obstacles à l’avortement. La Russie n’a fait montre d’aucune volonté de lutter contre le changement climatique.
Lire la suiteLa législation prévoit la peine de mort, mais aucune exécution n’a eu lieu depuis 10 ans
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