Les principaux conflits armés en cours dans la région se sont poursuivis avec pratiquement la même intensité, et les efforts diplomatiques visant à y mettre fin n’ont pas permis de faire cesser les violations qui en découlaient, de protéger les civil·e·s, ni d’amener les responsables à rendre des comptes. Des acteurs extérieurs ont continué d’alimenter ces conflits, notamment en fournissant des munitions et des armes aux parties impliquées.
L’objectif d’éliminer la faim et l’insécurité alimentaire d’ici 2025, que l’UA s’était fixé en 2014, n’a pas été atteint. Les systèmes de santé de la région, déjà fragiles, ont subi des pressions encore plus fortes en raison de la baisse de l’aide publique accordée par les États-Unis, qui a entraîné la réduction, la suspension voire la disparition de services de santé essentiels.
Un certain nombre d’États considéraient les manifestations comme une menace, ce qui les a amenés à les disperser violemment, les restreindre indûment, voire les interdire. La répression s’est intensifiée dans les contextes d’élection, les régimes militaires s’en prenant aux voix critiques au nom de la sécurité nationale.
Des millions de personnes restaient déplacées par des conflits ou des catastrophes imputables au climat. Le Soudan demeurait le théâtre de la plus grande crise au monde en matière de déplacement, laquelle était également celle qui s’aggravait le plus rapidement.
Les États et la communauté internationale n’ont pas fait le nécessaire pour protéger les populations de la région des sécheresses ni des inondations aggravées par le changement climatique.
Les normes sociétales et un certain nombre de personnes et organisations s’attaquant aux droits fondamentaux ont continué d’alimenter la discrimination et la violence fondées sur le genre à l’égard des femmes et des filles. Par ailleurs, des États ont instrumentalisé les systèmes juridiques pour s’attaquer aux personnes LGBTI et leur imposer des mesures discriminatoires.
Les autorités ont sapé les efforts visant à lutter contre l’impunité et à veiller au respect de l’obligation de rendre des comptes, compromettant ainsi l’accès des victimes des crimes les plus graves à la justice et à des voies de recours efficaces.
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