Russie. L’audience en vue d'une éventuelle libération conditionnelle doit déboucher sur la libération d’un jeune prisonnier d’opinion

À la veille de l’audience en vue d'une éventuelle libération conditionnelle du militant des droits humains Ian Sidorov, Amnesty International demande aux autorités russes de mettre fin à cette injustice flagrante en le libérant immédiatement et sans condition. Ian Sidorov est un prisonnier d’opinion arrêté et détenu uniquement pour avoir tenté de mener une manifestation pacifique en novembre 2017 dans la ville de Rostov-sur-le-Don, en soutien aux dizaines d’habitant·e·s qui avaient perdu leur logement dans des incendies de grande ampleur.

« Ian Sidorov n’aurait jamais dû être incarcéré au départ et rien ne rattrapera les années qu’il a passées derrière les barreaux. Mais demain, il faut saisir l’occasion de commencer à réparer cette injustice en ordonnant sa remise en liberté. Nous demandons aussi la libération de Vladislav Mordassov, ami de Ian Sidorov et lui aussi prisonnier d’opinion, injustement privé de sa liberté pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique, a déclaré Natalia Zviagina, directrice du bureau d'Amnesty International à Moscou.

Ian Sidorov n’aurait jamais dû être incarcéré au départ et rien ne rattrapera les années qu’il a passées derrière les barreaux. Mais demain, il faut saisir l’occasion de commencer à réparer cette injustice en ordonnant sa remise en liberté.
Natalia Zviagina, directrice du bureau d'Amnesty International à Moscou

« Lors de l’audience consacrée à Ian Sidorov, les responsables pénitentiaires devraient présenter les preuves des " infractions au régime " dont il se serait rendu responsable pendant sa détention dans une colonie pénitentiaire, notamment le fait qu’il n’avait pas correctement bordé sa couverture sous son matelas. Le fait que cette " infraction " soit invoquée montre que les autorités russes ne reculent devant rien pour justifier le maintien en détention de ce courageux défenseur des droits humains. La seule issue juste dans cette affaire est de libérer sur-le-champ Ian Sidorov et Vladislav Mordassov, et de mettre fin au harcèlement systématique des militant·e·s. »

Complément d’information

Le 22 octobre, le tribunal municipal de Dmitrovgrad dans la région d’Oulianovsk, en Russie centrale, examinera la demande de libération conditionnelle de Ian Sidorov. En octobre 2019, ce jeune défenseur des droits humains et son ami Vladislav Mordassov ont été reconnus coupables de « tentative d'organisation de troubles de masse » et condamnés chacun à plus de six ans de détention dans une colonie pénitentiaire pour avoir organisé une manifestation pacifique. Leurs sentences ont par la suite été réduites à quatre ans en cassation.

Ian Sidorov et Vladislav Mordassov sont privés de leur liberté parce qu’ils ont tenté de mener une manifestation pacifique en novembre 2017, en soutien aux dizaines d’habitant·e·s de Rostov-sur-le-Don, dans le sud de la Russie, qui avaient perdu leur logement dans des incendies de grande ampleur. Tous deux sont des prisonniers d’opinion qui doivent être libérés immédiatement et sans condition.