Asie et Pacifique

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Vue d'ensemble

Plusieurs pays de la région Asie-Pacifique ont sombré cette année dans des crises majeures en matière de droits humains. Au Myanmar, la très large opposition au coup d’État militaire de février a été férocement réprimée par l’armée. Des centaines de personnes ont été tuées, et des milliers d’autres arrêtées. En Afghanistan, la prise du pouvoir par les talibans, en août, s’est accompagnée de crimes de guerre et s’est traduite par la perte soudaine de droits et libertés chèrement acquis par les femmes et les filles. En Chine, les musulman·e·s du Xinjiang ont cette année encore été victimes de crimes contre l’humanité, sur fond de dégradation généralisée de la situation des droits humains, en particulier à Hong Kong. L’incapacité observée depuis de nombreuses années à intégrer le respect des droits fondamentaux de la personne dans la vie quotidienne et à faire en sorte que les auteur·e·s de violations rendent des comptes a directement contribué à ces désastres.

Nombre de gouvernements ont continué de prendre la pandémie de COVID-19 comme prétexte pour restreindre les droits. Plusieurs pays ont adopté des lois réprimant pénalement la diffusion d’« infox » ou « fausses » informations concernant le COVID-19, et se sont appuyés sur les législations en place pour faire taire les critiques et empêcher ou disperser des manifestations.

Cette attitude traduisait une intolérance croissante à l’égard de la dissidence dans la région. Le contrôle de la presse et d’Internet s’est resserré dans de nombreux pays. Les opposant·e·s politiques et, plus généralement, les personnes qui critiquaient la politique ou les actes du gouvernement de leur pays se sont trouvés confrontés à des restrictions et à des sanctions de plus en plus sévères. Le recours à une force excessive face à des manifestant·e·s pacifiques a été fréquent et les pouvoirs publics, partout dans la région, non seulement n’ont pas protégé les droits des défenseur·e·s des droits humains, mais ils les ont même activement empêchés de jouer le rôle pourtant crucial qui était le leur.

De nombreux États restaient mal préparés pour affronter les vagues successives de contaminations par le COVID-19. En sous-finançant le secteur de la santé, en ne luttant pas contre la corruption et en s’abstenant de protéger les droits du personnel de santé dans le cadre de ses missions, ils se sont rendus responsables de l’impossibilité pour des milliers de personnes de bénéficier de soins appropriés, et de nombreux décès qui auraient pu être évités.

Au-delà de l’Afghanistan, dans nombre de pays, la situation des femmes et des filles a empiré dans le contexte de la pandémie et des restrictions qui y étaient liées. Faute d’aide sociale suffisante, les femmes travaillant dans l’économie informelle ont fait partie des personnes qui s’enfonçaient toujours plus dans la pauvreté. Partout dans la région, les femmes et les filles restaient confrontées à un niveau élevé de violences sexuelles et liées au genre, et les responsables de ces violences n’étaient que rarement, voire jamais, amenés à rendre des comptes. Des campagnes contre les personnes LGBTI ont été menées dans plusieurs pays. Dans toute la région, les populations autochtones pâtissaient de plus en plus des effets de la dégradation de l’environnement.

En Afghanistan et au Myanmar, des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées de force ou contraintes de traverser les frontières pour chercher refuge dans les pays voisins, qui ont toutefois procédé au renvoi illégal de nombre d’entre elles, alors qu’elles étaient menacées dans leur propre pays de graves atteintes aux droits humains. Ailleurs, des États ont refusé d’autoriser l’entrée de demandeurs et demandeuses d’asile sur leur territoire et ont arrêté et maltraité des réfugié·e·s et des migrant·e·s.

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