Haïti. Les nouvelles unités judiciaires doivent garantir une réelle justice pour les victimes, notamment les enfants

En réaction à l’annonce par les autorités haïtiennes de deux nouvelles unités judiciaires spécialisées visant à traiter, entre autres sujets, les graves atteintes aux droits humains commises en Haïti, Ana Piquer, directrice du programme Amériques à Amnesty International, a déclaré :

« La création de ces unités judiciaires spécialisées est une mesure nécessaire pour lutter contre l’impunité généralisée qui a permis de graves atteintes aux droits humains subies par des milliers de victimes en Haïti, dont des violences sexuelles ainsi que le recrutement et l’utilisation d’enfants par des gangs à des fins criminelles. »

 

La création de ces unités judiciaires spécialisées est une mesure nécessaire pour lutter contre l’impunité généralisée qui a permis de graves atteintes aux droits humains subies par des milliers de victimes en Haïti, dont des violences sexuelles ainsi que le recrutement et l’utilisation d’enfants par des gangs à des fins criminelles.

Ana Piquer, directrice du programme Amériques à Amnesty International

Dans un rapport sur les atteintes aux droits humains commises contre des enfants dans le contexte de la violence liée aux gangs en Haïti, Amnesty International avait appelé expressément les autorités haïtiennes à accélérer la création de pôles judiciaires spécialisés chargés des enquêtes et des poursuites pour les graves atteintes aux droits humains. Les autorités doivent maintenant veiller à ce que ces unités soient indépendantes et dotées de ressources suffisantes ainsi que de personnel formé pour garantir des procédures centrées sur les droits humains, tenant compte des traumatismes et adaptées aux enfants.

Les autorités haïtiennes doivent en outre fournir des mesures de protection efficaces aux juges, aux membres du parquet et au reste du personnel judiciaire afin que ceux-ci puissent exercer leurs fonctions sans subir de menaces, de représailles ou d’ingérences.

La communauté internationale doit également apporter une aide technique et financière à Haïti pour que ces unités judiciaires puissent fonctionner efficacement, en toute indépendance et durablement.