• Nouvelles

Colombie : une défenseure des droits humains a été grièvement blessée lors d'une attaque armée des FARC

Le travail inestimable accompli par les défenseurs des droits humains en Colombie doit être respecté par toutes les parties au conflit armé, a déclaré Amnesty International après l'attaque dont a fait l'objet la militante des droits humains Islena Rey dans la municipalité de Puerto Rico, dans le département du Meta. La présidente du Comité civique pour les droits humains du Meta se déplaçait en bateau sur le Río Guejar lorsque des membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) auraient ouvert le feu dans sa direction, la blessant grièvement. Les autres membres du groupe n'ont pas été blessés ; il s'agissait notamment de Miguel Martínez de l'Association des agriculteurs du Bajo Ariari (AGROGUEJAR) et de Daniel Piedrahita, avocat spécialisé dans la défense des droits humains. « L'agression contre Islena Rey, qui aurait pu lui coûter la vie, illustre de manière tragique la situation précaire à laquelle continuent d'être confrontés les défenseurs des droits humains en Colombie », a déclaré Marcelo Pollack, responsable des recherches sur la Colombie à Amnesty International. « Des centaines de ces militants sont toujours la cible de menaces et d'homicides aux mains de toutes les parties au conflit, que ce soit les forces de sécurité, les paramilitaires ou la guérilla, a ajouté Marcelo Pollack. Personne ne leur fournit la protection dont ils ont besoin. » Amnesty International a condamné cette dernière attaque en date contre une personne se vouant à la défense des droits humains, et elle appelle les FARC, et toutes les parties au conflit, à respecter le droit de la population civile à ne pas être entraînée dans le conflit armé qui sévit en Colombie depuis de nombreuses années. Amnesty International a appelé les autorités colombiennes à enquêter sur l'attaque dont ont été victimes Islena Rey et ceux qui l'accompagnaient et à déférer à la justice les personnes soupçonnées d'être responsables de ces agissements. L'organisation a également appelé les autorités à s'engager à assurer la sécurité des défenseurs des droits humains et des autres militants de la société civile.