Syrie
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Vue d'ensemble

Les différentes parties au conflit en Syrie ont continué de commettre, en toute impunité, des violations graves du droit international humanitaire, notamment des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, et de flagrantes atteintes aux droits humains. Les forces gouvernementales syriennes et russes ont mené des attaques directes contre des civil·e·s et des biens à caractère civil, dont des hôpitaux et des établissements scolaires, dans le cadre de bombardements aériens dans les gouvernorats d’Idlib, de Hama et d’Alep qui se sont traduits par le déplacement de près d’un million de personnes. Les forces régulières ont cette année encore entravé la fourniture d’aide humanitaire à la population civile. Les forces de sécurité ont arrêté de façon arbitraire des manifestant·e·s pacifiques, ainsi que des civils réconciliés avec le gouvernement, et continué de détenir des dizaines de milliers de personnes, parmi lesquelles des militant·e·s non violents, des travailleurs et travailleuses humanitaires, des avocat·e·s et des journalistes. Un grand nombre de ces personnes ont été soumises à une disparition forcée. Soutenue par la Turquie, l’Armée nationale syrienne autoproclamée a soumis les populations civiles des villes d’Afrin et de Ras el Aïn (nord du pays), contrôlées de fait par la Turquie, à toute une série d’exactions, se livrant notamment à des pillages et à des confiscations de biens, à des détentions arbitraires et à des enlèvements. Dans le nord-ouest, le groupe d’opposition armé Hayat Tahrir al Cham a arbitrairement arrêté et attaqué, entre autres, des militant·e·s actifs sur Internet, des journalistes et des membres du personnel médical et humanitaire. Dans le nord-est, l’Administration autonome dirigée par le Parti de l’union démocratique (PYD) s’est livrée à des détentions arbitraires et retenait toujours dans des conditions inhumaines des dizaines de milliers de personnes soupçonnées d’allégeance au groupe armé se faisant appeler État islamique (EI). Le gouvernement syrien n’a pas suffisamment protégé son personnel de santé contre le COVID-19 et n’a pas proposé de réponse forte au niveau national, ce qui mettait des milliers de vies en danger. Des dizaines de milliers de personnes déplacées risquaient de contracter le COVID-19 en raison des conditions déplorables dans lesquelles elles vivaient.

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