Des crimes contre l’humanité ont été commis cette année encore en toute impunité. Les services de l’État ont continué de persécuter et de sanctionner sévèrement les personnes qui étaient en désaccord, réel ou supposé, avec le régime de Nicolás Maduro. Des centaines de personnes ont été victimes de détention arbitraire, de disparition forcée, de torture ou d’autres violations des droits humains pour avoir osé s’opposer au gouvernement ou l’avoir critiqué. Nombre d’entre elles ont fait l’objet de poursuites judiciaires dénuées de toutes garanties et ont comparu devant des tribunaux qui n’étaient pas indépendants, sans pouvoir choisir leur avocat·e ni être informées des charges retenues contre elles. Comme les années précédentes, le gouvernement s’en est pris plus particulièrement aux défenseur·e·s des droits humains et aux journalistes. Depuis 2015, quelque 7,9 millions de Vénézuélien·ne·s ont quitté le pays pour se réfugier à l’étranger. La crise humanitaire s’est poursuivie. Près de deux millions de personnes dépendaient de l’aide internationale. Aucun progrès n’a été enregistré en matière de protection des droits sexuels et reproductifs. Les personnes LGBTI et les populations indigènes étaient toujours victimes de discrimination et aucune mesure législative n’a été prise pour promouvoir leurs droits. Les activités extractives illégales et la destruction de l’environnement restaient un sujet de préoccupation majeure.
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