Les autorités ont accru la répression de la liberté d’expression et de toutes les formes de dissidence, utilisant des lois répressives et des accusations sans fondement pour poursuivre en justice et arrêter arbitrairement des opposant·e·s politiques, des journalistes, des syndicalistes, des défenseur·e·s des droits humains, des avocat·e·s et des personnes critiques à l’égard du pouvoir. À l’approche de l’élection présidentielle d’octobre, elles ont intensifié le harcèlement des opposant·e·s politiques, soumis à de nouvelles restrictions les activités des journalistes, des défenseur·e·s des droits humains et des ONG, et pris des mesures pour saper davantage encore l’indépendance de la justice et l’état de droit. Elles ont multiplié les interceptions en mer et procédé à des expulsions collectives illégales de milliers de personnes demandeuses d’asile, réfugiées ou migrantes qui ont été reconduites aux frontières avec l’Algérie et avec la Libye. Elles ont ouvert des enquêtes sur au moins 14 organisations de la société civile travaillant sur les droits des réfugié·e·s et des migrant·e·s, entravant de la sorte l’accès de personnes étrangères à la procédure d’asile et à des services essentiels. Des personnes LGBTI ont fait l’objet d’arrestations et de poursuites arbitraires.
Lire la suiteLa législation prévoit la peine de mort, mais aucune exécution n’a eu lieu depuis 10 ans
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