Éthiopie. Il faut libérer immédiatement des journalistes et des personnalités de l’opposition

Il faut que les autorités éthiopiennes libèrent immédiatement deux journalistes d’Oromo News Network et trois cadres du Front de libération oromo (FLO) qui sont toujours détenus alors que les charges qui pesaient sur eux ont été abandonnées et qu’un tribunal a ordonné leur libération le 31 mars.

Il faut que les autorités mettent fin à ces manœuvres d’intimidation, ce harcèlement et cette détention arbitraire et libèrent les cinq personnes concernées immédiatement et sans condition.
Deprose Muchena, directeur du programme Afrique de l’Est et Afrique australe à Amnesty International

« Les autorités éthiopiennes maintiennent en détention cinq personnes dont un tribunal a ordonné la libération il y a un certain temps. Il faut qu’elles mettent fin à ces manœuvres d’intimidation, ce harcèlement et cette détention arbitraire et libèrent les cinq personnes concernées immédiatement et sans condition », a déclaré Deprose Muchena, directeur du programme Afrique de l’Est et Afrique australe à Amnesty International.

Les cinq personnes susmentionnées ont été inculpées d’avoir pris une photo au poste de police de Burayu et d’infractions routières en rapport avec le fait qu’un véhicule a enfoncé l’arrière de la voiture utilisée par les policiers procédant à l’arrestation. Le ministère public a finalement abandonné les charges, au motif qu’aucun des actes présumés ne constituait une infraction au regard du droit pénal éthiopien.

Malgré cela, la police maintient les intéressés en détention en prétextant des irrégularités relatives aux noms inscrits sur leurs documents d’identité. Elle ne les a pourtant pas déférés à la justice pour de nouvelles charges.

Il s’agit de Batir Filae, membre du Comité central du FLO, Gadaa Gabisa, cadre politique du FLO, et Bilisuma Ararsa, membre du FLO. Les autres personnes concernées sont Desu Dula, vice-directeur d’Oromia News Network (OMN), et Wako Nole, journaliste à OMN.

 

Pour en savoir plus sur le harcèlement croissant dont font l’objet les membres et les sympathisant·e·s du FLO, cliquez sur les liens ci-dessous.

 

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