La répression de la dissidence s’est intensifiée durant la période électorale ; les membres et les sympathisant·e·s de l’opposition ont été tout particulièrement pris pour cible. Les forces de sécurité ont recouru à une force illégale et meurtrière contre des manifestant·e·s, tuant des centaines de personnes et en blessant des milliers d’autres. La commission chargée d’enquêter sur ces homicides n’a pas rendu publiques ses conclusions. Les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique des détracteurs et détractrices avérés ou supposés du gouvernement ont été gravement mis à mal. Des membres de l’opposition et du parti au pouvoir ont été soumis à une disparition forcée, et le dirigeant de l’opposition Tundu Lissu a été inculpé de trahison. Deux militant·e·s étrangers ont été torturés et soumis à d’autres formes de mauvais traitements. Des fonctionnaires ont illégalement détruit des bâtiments appartenant au peuple autochtone Masaï dans l’Aire de conservation du Ngorongoro. À la fin de l’année, la Cour de justice d’Afrique de l’Est n’avait pas encore rendu de décision sur le recours déposé par des ONG est-africaines contestant la légalité du projet d’oléoduc d’Afrique de l’Est (EACOP).
Lire la suiteLa législation prévoit la peine de mort, mais aucune exécution n’a eu lieu depuis 10 ans
Des outils de campagne que vous pouvez utiliser pour intervenir en urgence et protéger les droits fondamentaux des personnes.
Rapports, briefings, déclarations, communications et autres ressources produites par les chercheurs d’Amnesty.