Turquie. Le tribunal ordonne la libération de défenseurs des droits humains, dont la directrice d'Amnesty International Turquie

À la suite de la décision d'un tribunal à Istanbul de remettre en liberté conditionnelle huit défenseurs des droits humains tandis que leur procès se poursuit, Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International, a déclaré :

« Aujourd'hui, enfin, nous fêtons le retour de nos amis et collègues auprès de leurs proches. Ils pourront dormir dans leur lit pour la première fois depuis près de quatre mois. 

Nous fêtons le retour de nos amis et collègues auprès de leurs proches. Ils pourront dormir dans leur lit pour la première fois depuis près de quatre mois.
Salil Shetty, Amnesty International

« Pourtant, cette joie est entachée par le maintien en détention du président d'Amnesty International Turquie, Taner Kılıç, dont le procès doit s'ouvrir demain, le 26 octobre.

« Ces poursuites motivées par des considérations politiques sont une manœuvre visant à réduire au silence les voix critiques en Turquie, mais n'ont servi qu'à mettre en lumière l'importance que revêtent les droits humains et ceux qui consacrent leur vie à les défendre.

Ce soir, nous prenons le temps de célébrer, mais demain nous poursuivrons notre lutte pour faire en sorte que Taner, İdil et leurs collègues soient acquittés de ces accusations sans fondement.
Salil Shetty, Amnesty International

« Ce soir, nous prenons le temps de célébrer, mais demain nous poursuivrons notre lutte pour faire en sorte que Taner, İdil et leurs collègues soient acquittés de ces accusations sans fondement. Nous continuerons jusqu'à ce que les poursuites soient abandonnées et que tous soient libérés. »

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Dix militants, dont İdil Eser, directrice d’Amnesty International Turquie, ont été arrêtés le 5 juillet 2017, et le président d’Amnesty International Turquie, Taner Kılıç, a quant à lui été arrêté un mois plus tôt. Ils sont accusés d’« appartenance à une organisation terroriste ». 

Taner Kılıç comparaîtra également lors d’une audience le 26 octobre à Izmir pour répondre d’une accusation distincte d'« appartenance à l'organisation terroriste de Fethullah Gülen ».