Ouganda. Les propos du ministre visant les personnes LGBTI s’apparentent à une incitation à la haine

Réagissant aux menaces du ministre ougandais de l’Éthique et de l’intégrité Simon Lokodo, qui s’est déclaré prêt à supprimer les activités des militants en faveur des droits des lesbiennes, gays et personnes bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) et à « rééduquer » ces personnes, Amnesty International a déclaré :

« Les propos qu’a tenus le ministre, quelques jours après que la police a agressé les participants pacifiques à une fête de la Fierté organisée en privé à Kampala, sont totalement irresponsables et s’apparentent à une incitation à la haine et à la discrimination, a déclaré Sarah Jackson, directrice régionale adjointe d'Amnesty Internationl pour l'Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et la région des Grands Lacs.

Les propos qu’a tenus le ministre, quelques jours après que la police a agressé les participants pacifiques à une fête de la Fierté organisée en privé à Kampala, sont totalement irresponsables et s’apparentent à une incitation à la haine et à la discrimination.
Sarah Jackson, directrice régionale adjointe d'Amnesty Internationl pour l'Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et la région des Grands Lacs

« Le gouvernement ougandais doit mobiliser son énergie pour amener les responsables de cette attaque criminelle à rendre des comptes – une personne a dû être hospitalisée dans un état grave et des dizaines d’autres ont été blessées – au lieu de cautionner ce type d’agissements et de souffler sur les braises de l’hostilité à l’égard des personnes LGBTI. »

Complément d’information

Dans ses propos du 8 août à Kampala, Simon Lokodo a publiquement soutenu la descente effectuée par la police le 4 août dans une boîte de nuit au cours de laquelle des personnes LGBTI ont été frappées et déshabillées.

Simon Lokodo a déclaré aux journalistes que son bureau élaborait également un programme visant à « rééduquer » les personnes LGBTI « avec pour but ultime de leur donner une chance de vivre une vie normale ».