• Nouvelles

La Russie doit enquêter sur l'agression d'un défenseur des droits humains

Amnesty International exhorte les autorités russes à enquêter sur l'agression violente d'un défenseur des droits humains qui mène campagne en faveur d'une réforme de la police et contre la corruption.Membre du Comité des droits de l'homme de Novorossisk, Vadim Karastelev est l'avocat d'Alexeï Dymovski, policier impliqué dans une affaire très médiatisée. Alexeï Dymovski a en effet mis en ligne en novembre 2009 une vidéo sur YouTube, dans laquelle il lançait un appel au Premier ministre Vladimir Poutine pour lui demander de remettre de l'ordre dans les forces chargées du maintien de l'ordre public.Le 27 février 2010, Vadim Karastelev a été roué de coups par deux hommes devant chez lui à Novorossisk, dans la région de Krasnodar, sur les rives de la mer Noire.Il a été blessé aux yeux, au crâne et à une jambe.Après cette agression, Vadim Karastelev a pu joindre un ami au téléphone, avant de perdre connaissance. Il a été transféré à l'hôpital où il a dû être opéré.D'après les services de police de Novorossisk, une personne a été interpellée dans le cadre de cette affaire.« Les autorités russes doivent diligenter dans les meilleurs délais une enquête approfondie et impartiale sur l'agression dont a été victime Vadim Karastelev et traduire les auteurs présumés en justice, a déclaré Andrea Huber, directrice adjointe du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.« Il s'agit du dernier incident s'inscrivant dans une vague de menaces et d'actes d'intimidation contre les militants russes des droits humains. Les autorités doivent mettre fin à l'impunité pour les agressions de défenseurs des droits humains. »La veille de l'agression, Vadim Karastelev avait été relâché, après avoir été condamné à sept jours de détention pour avoir désobéi aux ordres des policiers.Vadim Karastelev avait été placé en détention par la police le 19 février alors qu'il distribuait des tracts appelant la population à se rendre à une réunion publique afin de soutenir le policier Alexeï Dymovski et de se prononcer pour une réforme de la police et contre la corruption. La police l'a accusé d'avoir organisé une réunion publique sans en avoir averti les autorités.En décembre 2009, la police de Novorossisk avait averti Vadim Karastelev par écrit que ses actions lors d'une réunion publique sur la protection d'une réserve naturelle pouvaient être considérées comme une incitation à troubler l'ordre public.