Amnesty International

Vous pensez que vous ne pouvez pas changer le monde ? Pourtant vous l’avez déjà fait !

Il peut être très déprimant de lire l’actualité. Parfois, le monde semble aller si mal que l’idée de le changer pour le mieux paraît impossible. Mais, comme le montre la campagne Écrire pour les droits d’Amnesty International, vous pouvez faire une grande différence par une « petite » action.

Écrire une lettre, publier un tweet, signer une pétition. On ne peut pas changer le monde avec un geste si simple, si ? Si, c’est possible !

En 2020, des millions de personnes comme vous ont changé la vie de 10 personnes dont les droits humains avaient été bafoués. Prendre un peu de temps pour envoyer un tweet ou écrire une lettre a permis de véritablement changer la vie des personnes que nous soutenions dans le cadre de la campagne 2020. Voici quelques-unes de leurs histoires.

UNE MILITANTE LIBÉRÉE EN ARABIE SAOUDITE

Nassima al Sada

Nassima al Sada, militante en faveur de la liberté des femmes, a été libérée de prison en juin 2021. Nassima avait été arrêtée en 2018 pour avoir pacifiquement défendu les droits humains. En prison, des gardiens l’avaient rouée de coups et avaient interdit à quiconque – même à son avocat – de lui rendre visite. Des sympathisant·e·s du monde entier ont envoyé 777 611 lettres, tweets et plus encore. Le fils de Nassima, Mousa al Sada, pense que l’attention internationale dont a bénéficié sa mère a contribué à la décision rendue dans le cadre de son affaire, après des années sans évolution, et à sa libération. Nassima fait toujours l’objet d’une interdiction de voyager, ce qui signifie qu’elle ne peut pas quitter l’Arabie saoudite pendant cinq ans. Amnesty continuera de se battre pour la liberté pleine et entière de Nassima.

UN PÈRE DE TROIS ENFANTS ET SA FAMILLE VONT ÊTRE RÉUNIS

Germain Rukuki

Le 30 juin 2021, Germain Rukuki, employé d’une ONG et défenseur des droits humains, qui avait été déclaré coupable de nombreuses charges controuvées et condamné à 32 ans de réclusion au Burundi, a été libéré de prison. Il avait été incarcéré avant d’avoir pu prendre dans ses bras son plus jeune enfant, né quelques semaines seulement après son arrestation, en juillet 2017. Sa famille a fui le pays par crainte des représailles. Germain et sa famille seront bientôt réunis, grâce notamment aux plus de 400 000 actions ayant appelé à sa libération.

UN PAS EN AVANT POUR LA JUSTICE EN AFRIQUE DU SUD

Popi's mother and sister call for justice, as they deliver a petition of over 300,000 signatures from Amnesty supporters worldwide.

Les familles de Popi Qwabe et Bongeka Phungula, les deux amies qui ont été assassinées, ont enfin une raison de penser que justice pourrait être rendue. Jusqu’à récemment, les ami·e·s et familles de Popi et Bongeka étaient affligés et furieux face aux irrégularités et aux retards accumulés au cours de l’enquête de police sur les meurtres des deux jeunes filles commis en 2017. Cependant, en mars 2021, la police a relancé ses investigations après avoir reçu une pétition ayant recueilli 341 106 signatures de sympathisant·e·s du monde entier. Elle a maintenant achevé son enquête et remis son rapport au ministère public. « Je me sens optimiste, a déclaré Thembelihle, la sœur de Popi. J’ai le sentiment que les choses vont enfin bouger. »

UN JOURNALISTE ALGÉRIEN LIBÉRÉ      

Khaled Drareni

Khaled Drareni a passé 11 mois en prison et est devenu un symbole de la liberté de la presse dont l’Algérie a tant besoin. En mars 2020, Khaled avait été arrêté alors qu’il couvrait une manifestation pacifique. Il avait été poursuivi pour incitation à un rassemblement non armé et atteinte à l’intégrité du territoire national, et condamné à trois ans d’emprisonnement, alors qu’il avait simplement fait son travail de journaliste. Grâce à l’attention qu’a suscitée la campagne et à la très forte mobilisation des militant·e·s, Khaled a été libéré le 19 février 2021. Il fait toujours l’objet de poursuites. Nous n’arrêterons pas de nous battre tant que ces poursuites n’auront pas été abandonnées.

VOUS AUSSI, VOUS POUVEZ CHANGER LE MONDE, VOICI COMMENT

Écrire pour les droits 2021 approche ! Cette année, nous soutenons des personnes du monde entier dont les droits humains sont attaqués. Ces personnes ont besoin que vous les souteniez.

Jani Silva

Si vous doutez encore du fait que vos mots peuvent changer les choses, Jani Silva, défenseure colombienne de l’environnement, peut vous assurer qu’ils le peuvent. La courageuse opposition de Jani à la pollution environnementale et aux atteintes aux droits humains a eu des conséquences effrayantes. Elle a été suivie, visée par des actes d’intimidation et menacée de mort. Après la campagne Écrire pour les droits 2020, Jani a déclaré :

« Je suis tellement reconnaissante pour les lettres. Du fond du cœur, je peux dire que cette campagne m’a permis de rester en vie. C’est ce qui les a empêchés de me tuer, parce qu’ils savent que vous êtes là. »