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Halte à la régression des droits humains en Tunisie

Une crise de droits humains secoue la Tunisie. Depuis la prise de pouvoir du président Kaïs Saïed le 25 juillet 2021, les autorités tunisiennes multiplient les attaques contre l’état de droit et les droits fondamentaux, en portant atteinte à la liberté d’expression et d’association ainsi qu’au droit à un procès équitable. Les autorités bafouent également les droits des personnes migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile.

Quel est le problème ?

Pendant les quatre ans qui ont suivi l’accaparement du pouvoir par Kaïs Saïed le 25 juillet 2021, les autorités tunisiennes ont démonté sans retenue les progrès qui avaient été accomplis en matière de droits humains à la suite de la révolution de 2011. Depuis fin 2022, plus de 80 personnes (opposant·e·s politiques, juges, avocat·e·s, journalistes, syndicalistes, défenseur·e·s des droits humains et militant·e·s) ont fait l’objet de poursuites injustes et/ou de détentions arbitraires pour le simple fait d’avoir exercé leurs droits, notamment leur droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion.

Les autorités ont pris différentes mesures pour saper l’indépendance du pouvoir judiciaire. En 2022, le président a dissout le Conseil supérieur de la magistrature et révoqué arbitrairement 57 juges et procureurs par décret.

Les autorités tunisiennes restreignent de plus en plus l’espace civique. Après avoir vilipendé de manière répétée les organisations de la société civile en les accusant de corruption et de trahison, les autorités ont lancé en mai 2024 une répression sans précédent contre celles qui apportaient de l’aide aux personnes réfugiées ou migrantes. Depuis, elles ont fait des incursions dans les locaux d’au moins trois organisations de défense des droits des personnes migrantes et détenu au moins huit employé·e·s et défenseur·e·s des droits humains.

À la suite des déclarations discriminatoires envers les personnes migrantes prononcées en février 2023 par Kaïs Saïed, des centaines de migrant·e·s et de réfugié·e·s ont fait l’objet d’attaques, d’expulsions ou de détentions arbitraires en toute impunité. Entre juin 2023 et mai 2024, la garde nationale, l’armée et la police ont expulsé sommairement et collectivement au moins 10 000 personnes réfugiées ou migrantes vers l’Algérie et la Libye. Ces expulsions ont généralement été accompagnées de torture et d’autres mauvais traitements.

Ce que vous pouvez faire

Agissez dès maintenant et demandez aux autorités tunisiennes de libérer immédiatement toutes les personnes détenues arbitrairement, de mettre fin à la répression des droits humains et notamment du droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, de ne pas compromettre l’indépendance du pouvoir judiciaire et de faire respecter la légalité et les droits des personnes migrantes ou réfugiées.