Les talibans ont intensifié leurs attaques systématiques et généralisées contre les droits des femmes et des filles. Ils ont fait subir des discriminations à certains groupes ethniques et religieux. Ils ont par exemple forcé des adeptes de l’ismaélisme (islam chiite) à se convertir à l’islam sunnite. Ils ont étouffé les médias indépendants et toutes les critiques visant leurs politiques, notamment en arrêtant et en détenant arbitrairement des journalistes et d’anciens fonctionnaires. Des personnes détenues et des détracteurs·trices du régime taliban ont été soumis à des actes de torture et d’autres mauvais traitements ou exécutés extrajudiciairement. Les manifestations ont été systématiquement réprimées. Il demeurait généralement impossible de bénéficier d’un procès équitable. La CPI a décerné des mandats d’arrêt à l’encontre du chef des talibans et du président de la Cour suprême. L’Afghanistan était en proie à une instabilité économique et à une crise humanitaire qui allait en s’aggravant. Le manque de ressources financières a compromis les services de santé essentiels assurés par l’OMS. La discrimination restreignait l’accès des groupes ethniques ou religieux marginalisés à l’aide humanitaire. Les expulsions forcées ont touché de manière disproportionnée les femmes et les filles, en particulier les Hazaras.
Lire la suiteLa peine de mort est inscrite dans la législation
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