© 2018 Didier Marti

Crise climatique. La Cour internationale de justice doit jouer un rôle de premier plan dans la justice climatique

Amnesty International soutient une initiative sollicitant un avis de la Cour internationale de justice (CIJ) sur les responsabilités et les obligations des États par rapport à la crise climatique.

Un groupe de 18 pays, mené par le Vanuatu, présentera une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre pour demander que ce tribunal de l’ONU rende un avis consultatif sur les droits et obligations des pays au regard du droit international en ce qui concerne le changement climatique. Un vote sur cette résolution doit avoir lieu au cours des prochaines semaines.

Marta Schaaf, directrice du programme Justice climatique, économique et sociale et Responsabilité des entreprises d’Amnesty International, a déclaré :

« L’initiative de solliciter un avis consultatif de la Cour internationale de justice sur les obligations des États en ce qui concerne le changement climatique permettra de préciser et de renforcer le cadre juridique international et d’encourager l’action ambitieuse nécessaire pour répondre à l’urgence et à la gravité de la crise climatique. L’année écoulée a été marquée par des phénomènes météorologiques extrêmes favorisés par le changement climatique, et les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et d’autres organismes montrent qu’une action immédiate est impérative.

« Un avis fiable de la CIJ peut orienter cette action. Cette instance ne fera pas de nouvelles lois, mais examinera le droit international existant, notamment en matière d’environnement et de droits humains, en tenant compte du consensus scientifique concernant les causes et les conséquences du changement climatique.

« En soutenant la résolution au sein de l’Assemblée générale des Nations unies, les États peuvent montrer leur volonté de lutter contre la crise climatique et de protéger les droits humains des générations actuelles et futures. Une large majorité d’États votant en faveur de cette résolution serait le signe d’une détermination internationale pour faire face à la menace existentielle du changement climatique et promouvoir une approche de la crise climatique axée sur les droits humains. »