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Ukraine. Préserver les éléments de preuve des crimes de guerre alors que l’Ukraine reprend son territoire est essentiel pour les victimes

En réaction à l’évolution de la situation militaire sur le terrain dans la région de Kherson, Denis Krivosheev, directeur régional pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty International, a déclaré :

« Après le retrait des troupes russes de la rive droite du Dniepr à Kherson, l’Ukraine doit absolument préserver les éléments de preuve des crimes de guerre qui y ont été perpétrés. Les victimes des crimes commis par la Russie en vertu du droit international contre l’Ukraine ont droit à la justice et tous les responsables présumés doivent rendre des comptes dans le cadre de procès équitables.

« Si nous assistons à un tournant sur le plan militaire, l’expérience des dernières semaines indique que nous pouvons nous attendre à de nouvelles attaques russes contre la population et les infrastructures civiles tandis que l’Ukraine continue de reprendre le contrôle de son territoire. Pour la seule journée du 11 novembre, le bilan des victimes civiles continue de s’alourdir à la suite d’une frappe de missiles russes qui a dévasté dans la nuit un immeuble résidentiel à Mykolaïv.

Les victimes des crimes commis par la Russie en vertu du droit international contre l’Ukraine ont droit

Denis Krivosheev, directeur régional pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty International

« Nous comprenons tout à fait que les autorités et les civils ukrainiens veulent reconstruire et réhabiter la région dès que possible, mais préserver les preuves des crimes de guerre doit être une priorité. C’est essentiel pour garantir l’établissement global des responsabilités et permettre à l’enquête en cours de la Cour pénale internationale et aux autres mécanismes de justice nationaux et internationaux de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves au regard du droit international commis sur le sol ukrainien. »