Iran. La condamnation à 16 ans d'emprisonnement de Narges Mohammadi est un coup terrible pour les droits humains

À la suite des informations signalant que la peine de 16 ans d'emprisonnement prononcée contre la défenseure des droits humains Narges Mohammadi, qui est gravement malade, a été confirmée en appel, Philip Luther, directeur de la recherche et du plaidoyer à Amnesty International, a déclaré :

« Cette décision représente un terrible coup pour les droits humains en Iran, et témoigne du mépris total des autorités à l'égard de la justice. Narges Mohammadi est une éminente défenseure des droits humains et une prisonnière d'opinion. Elle devrait être félicitée pour son courage, au lieu d'être enfermée dans une cellule pendant 16 ans ».

« En persistant à lui infliger une peine sévère et révoltante en raison de ses activités pacifiques en faveur des droits humains, les autorités montrent clairement qu'elles entendent à tout prix réduire au silence les défenseurs des droits humains ».

Narges Mohammadi est une éminente défenseure des droits humains et une prisonnière d'opinion. Elle devrait être félicitée pour son courage, au lieu d'être enfermée dans une cellule pendant 16 ans
Philip Luther, directeur de la recherche et du plaidoyer à Amnesty International

« Cette décision est d'autant plus choquante qu'elle intervient alors que les autorités s'apprêtent à engager de nouveau un dialogue bilatéral avec l'Union européenne (UE), sachant que Narges Mohammadi a été condamnée en raison de son travail de campagne contre la peine de mort et pour avoir rencontré l'ancienne haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères. Cela incite à douter sérieusement de la volonté de l'Iran d'engager un véritable dialogue avec l'UE sur les questions relatives aux droits humains ».

« La déclaration de culpabilité et la condamnation de Narges Mohammadi doivent être annulées, et les autorités doivent ordonner sa libération immédiate et sans condition. Nous demandons à l'UE d'adresser les mêmes appels et de placer la question de l'aggravation de la répression des défenseurs des droits humains en Iran au centre de leur dialogue avec le pays. »