Maroc et Sahara occidental
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Vue d'ensemble

Les autorités ont harcelé des journalistes, des personnes animant des blogs, des artistes et des militantes et militants qui n’avaient fait qu’exprimer pacifiquement leurs opinions, condamnant au moins cinq d’entre eux à des peines d’emprisonnement pour « outrage » à des représentants de l’autorité publique et s’en prenant à d’autres personnes au moyen de logiciels espions. Elles ont restreint les droits à la liberté d’association et de réunion en empêchant certains groupes qui les critiquaient de mener leurs activités, et ont recouru à une force inutile ou excessive pour disperser des manifestations au Maroc et au Sahara occidental. À l’issue d’un procès inique, un tribunal a confirmé les peines allant jusqu’à 20 ans d’emprisonnement prononcées contre 43 personnes déclarées coupables d’infractions liées à des manifestations de grande ampleur en faveur de la justice sociale qui ont eu lieu en 2017 dans la région du Rif, dans le nord du Maroc. Les forces de sécurité ont arrêté et placé en détention plusieurs milliers de personnes migrantes ; elles ont procédé au transfert forcé de certaines d’entre elles dans le sud du Maroc, tandis que d’autres étaient expulsées vers d’autres pays. Les femmes étaient toujours en butte à la discrimination, y compris à la violence sexuelle et à d’autres formes de violence liée au genre, et des peines d’emprisonnement ont été infligées dans des cas d’avortement considéré comme illégal. La police a continué de harceler des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexes (LGBTI) ; les relations sexuelles consenties entre adultes de même sexe étaient toujours passibles de sanctions pénales. Une nouvelle loi a confirmé le statut de la langue amazighe en tant que langue officielle aux côtés de l’arabe. Les tribunaux ont prononcé des condamnations à mort ; aucune exécution n’a eu lieu. Le Front Polisario, qui administre en Algérie des camps pour les réfugiés du Sahara occidental, a arrêté au moins deux opposants.

Pour en savoir plus

Peine de mort :

Abolitionniste en pratique

La peine de mort est inscrite dans la législation du pays ou territoire, mais les autorités n’ont procédé à aucune exécution depuis au moins 10 ans.

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