Demandez justice pour les manifestant·e·s en Géorgie !
Depuis le 29 novembre 2024, des manifestations ont lieu un peu partout en Géorgie contre des lois restrictives et la décision du gouvernement de suspendre le processus d’adhésion à l’Union européenne, sur fond de violations systémiques des droits humains. Ces manifestations sont violemment réprimées par les autorités et nombre de manifestant·e·s auraient subi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements. L’État géorgien doit veiller à ce que des enquêtes indépendantes soient menées sur ces violations des droits humains, que les personnes soupçonnées d’en être responsables soient amenées à rendre des comptes dans le cadre de procès conformes aux normes d’équité et que ce genre de violences n’aient plus lieu.
Quel est le problème ?
La situation n’attire plus autant l’attention à l’échelle internationale. Pourtant, la répression des manifestations s’est intensifiée. Les autorités ont recours à une force illégale aux termes du droit international, à des détentions et des poursuites arbitraires, à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements, ainsi qu’à des violences fondées sur le genre. Les manifestantes et manifestants ont subi des tirs de gaz lacrymogènes et d’autres substances chimiques irritantes, des jets de canons à eau et des coups de la part de la police et de groupes non identifiés. Des journalistes et des militant·e·s sont pris pour cible, notamment par des campagnes de dénigrement qui les qualifient d’« agents de l’étranger ».
D’après le Bureau du médiateur public, plus de 300 cas de torture ou d’autres mauvais traitements ont été recensés, et un certain nombre de victimes ont officiellement été reconnues comme telles. Mais ce chiffre est probablement en deçà de la réalité.
Malgré quelques enquêtes récentes, rares sont les responsables présumés de ces violations des droits humains qui ont été amenés à rendre des comptes, ce qui fait que ces pratiques perdurent.
Ne pas amener ces personnes à répondre de leurs actes encourage l’impunité et va à l’encontre de la Constitution géorgienne et des engagements internationaux du pays en matière de droits humains. La population géorgienne continue de demander justice. La communauté internationale doit la soutenir.
Ce que vous pouvez faire
Demandez au procureur général géorgien de mettre fin à la répression des manifestations pacifiques et de veiller à ce que toutes les allégations d’usage illégal de la force par la police fassent l’objet d’une enquête indépendante et efficace et que les responsables présumés soient traduits en justice dans le cadre de procès équitables. Les manifestations doivent être protégées.


