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Déclaration d’Amnesty International

Le lundi 8 août 2022, le Centre pour les communications stratégiques et la sécurité de l’information a porté toute une série de fausses allégations sur la manière dont Amnesty International avait obtenu les preuves utilisées dans notre communiqué de presse du 4 août sur l’Ukraine.

Amnesty International réfute catégoriquement ces allégations, qui n’ont aucun fondement et sont entièrement fausses. Aucune des personnes avec lesquelles nous nous sommes entretenues pour recueillir davantage de preuves, en plus de ce que nos chercheurs ont observé directement, ne se trouvait dans des prisons russes ni dans des « camps de filtration », ou dans des territoires contrôlés par la Russie, territoires auxquels Amnesty International n’a pas accès. Nos chercheurs ont interrogé eux-mêmes, dans des territoires contrôlés par l’Ukraine, tous les témoins dont nous avons utilisé les témoignages. Tous les témoignages nous ont été accordés de façon volontaire et en toute sécurité.

L’enquête publiée le 4 août a été menée par les mêmes experts d’Amnesty International qui, depuis le début de l’invasion russe, recueillent de manière systématique des informations sur toutes les violations du droit international humanitaire commises par la Russie.

Amnesty International a recueilli des preuves et a dénoncé de nombreuses violations commises par les forces russes, notamment des attaques aveugles, le recours à des armes à sous-munitions interdites, et des exécutions extrajudiciaires. Un grand nombre des violations que nous avons constatées constituent des crimes de guerre, et nous continuons de demander que les responsables soient traduits en justice. Amnesty International a condamné sans équivoque l’invasion russe comme étant un acte d’agression et un crime de droit international.

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