Le Tchad doit arrêter le président soudanais Omar el Béchir durant son séjour dans ce pays

Après avoir appris l'arrivée au Tchad, mercredi 21 juillet, d'Omar el Béchir – venu assister à une réunion de dirigeants de la région –, Amnesty International a exhorté les autorités tchadiennes à arrêter le chef d'État, qui est recherché par la justice internationale, et à le livrer à la Cour pénale internationale (CPI). « Le Tchad ne doit pas protéger le président el Béchir de la justice internationale, a déclaré Christopher Hall, conseiller d'Amnesty International pour les questions relatives à la justice. Son séjour au Tchad est l'occasion d'exécuter le mandat d'arrêt émis contre lui et d'envoyer le message que la justice triomphera. »Le président soudanais fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Si le Tchad se refusait à l'arrêter, il violerait alors ses obligations aux termes du Statut de Rome de la CPI, qu'il a ratifié en novembre 2006. Le président el Béchir se trouve au Tchad afin de prendre part à un sommet rassemblant dirigeants et chefs d'État de pays membres de la Communauté des États sahélo-sahariens, qui s'ouvre à N'Djamena jeudi 22 juillet 2010. Amnesty International demande à tous les membres de la communauté internationale de veiller à ce que les responsables présumés des crimes de droit international commis au Soudan répondent pleinement de leurs actes.