http://amnesty.org/fr/news-and-updates/report_abstract fr Ukraine. «Ils m'ont dit qu'ils allaient me tuer» http://amnesty.org/fr/news/they-made-no-secret-it-they-were-going-kill-me-2014-07-11 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ukraine. «Ils m&#039;ont dit qu&#039;ils allaient me tuer» </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">11 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Sasha a la peau jaunâtre sur tout le front et autour des yeux, et une croûte récente sur la tempe. Ses plaies sont en voie de cicatrisation. <br /> <br /> Dix jours avant notre rencontre, le jeune homme âgé de 19&nbsp;ans était à peine reconnaissable&nbsp;: son visage était enflé, contusionné, la peau tirée. Après avoir été enlevé et torturé, Sasha estime avoir de la chance d’être en vie. <br /> <br /> Quand des groupes armés séparatistes ont pris le contrôle de la ville de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, en avril 2014, il est devenu une cible évidente. <br /> <br /> Sasha faisait partie d’une «&nbsp;équipe d’autodéfense&nbsp;» qui se rassemblait pour protéger les militants pro-ukrainiens pendant les affrontements avec les contre-manifestants hostiles à Kiev dans les rues de Louhansk. Très peu de policiers étaient présents, et ceux qui étaient sur place n’ont rien fait pour protéger les manifestants.<br /> <br /> Il nous a montré fièrement sur son téléphone portable la photo d’un jeune homme portant une cagoule, en «&nbsp;première ligne&nbsp;» des manifestations. «&nbsp;C’est moi&nbsp;», s’est-il vanté.<br /> <br /> Il ne fait aucun doute que c’est la raison pour laquelle il a été pris pour cible. <br /> <br /> Le jeune homme pense avoir été dénoncé par un autre membre du groupe d’autodéfense. Ce dernier a appelé Sasha pour lui dire qu’il venait de rentrer de Kiev et qu’il avait des choses à lui dire. Sasha a accepté de le retrouver devant l’immeuble où il habitait, vers 20&nbsp;heures. Mais quand il est arrivé, son ami n’était pas là. Un groupe d’hommes armés a alors surgi de voitures qui étaient garés dans la rue, en tirant des coups de feu en l’air et en criant à Sasha de s’allonger par terre.<br /> <br /> «&nbsp;J’ai d’abord essayé de m’enfuir, j’étais sous le choc, a-t-il expliqué. Je ne comprenais pas ce qui se passait et je ne savais pas qui étaient ces gens. J’ai commencé à courir mais ils ont tiré en direction de mes jambes. Je me suis allongé au sol parce que je ne pouvais fuir nulle part. Ensuite, ils ont commencé à me frapper à la tête avec des armes. Ils m’ont donné des coups de pied et de poings, m’ont menotté et m’ont emmené jusqu’à la voiture.&nbsp;»<br /> <br /> Des hommes ont fouillé l’appartement de Sasha pendant qu’il était dans la voiture, où il a reçu des coups de pied et de poing à plusieurs reprises jusqu’à leur retour. Ensuite, on lui a bandé les yeux et il a été conduit jusqu’aux locaux des services de sécurité ukrainiens, occupés par le groupe armé. Dans une pièce du deuxième étage, il a été interrogé sur son rôle dans les manifestations. Ses ravisseurs lui ont demandé les adresses d’autres militants et des détails sur l’armée ukrainienne. Ils l’ont même accusé d’être à la solde de l’Amérique.<br /> <br /> «&nbsp;Ils étaient nombreux, d’abord ils ont commencé à me donner des coups de poing. Ils m’ont frappé au visage... Au niveau des bras et des jambes. Ils ne s’en sont pas cachés&nbsp;; ils m’ont dit qu’ils allaient me tuer. Après une demi-heure, 40&nbsp;minutes, on ne ressent plus la douleur. J’ai commencé à défaillir, j’ai perdu connaissance&nbsp;», nous a-t-il raconté.<br /> <br /> Sasha a expliqué que lorsqu’il s’est évanoui, il a été jeté dans un sous-sol. Dès qu’il reprenait connaissance, il était reconduit en haut pour être à nouveau interrogé. À chaque fois, l’intensité des tortures augmentait.<br /> <br /> Il a expliqué avoir été passé à tabac avec tout ce que ses ravisseurs pouvaient trouver, notamment une chaise, avoir été fouetté avec des tuyaux en plastique et étranglé. Il a affirmé qu’ils ont attaché des câbles à ses poignets pour l’électrocuter. Il nous a ensuite montré une croûte profonde à l’intérieur de sa cuisse, qui forme un trou d’un ou deux centimètres.<br /> <br /> «&nbsp;Ils ont pris les cigarettes, ils les écrasaient sur ma jambe, et puis [ils] en ont écrasé une autre dans ce trou... Comment peuvent-ils faire ça à des gens&nbsp;? Ce n’est pas normal&nbsp;», a-t-il déploré en montrant sa plaie qui cicatrisait.<br /> <br /> Sasha raconte avoir été torturé à de nombreuses reprises pendant 24&nbsp;heures, et emmené au deuxième étage une douzaine de fois. Finalement, il a à nouveau été jeté au sous-sol.<br /> <br /> «&nbsp;J’étais allongé au sous-sol quand la porte s’est ouverte et qu’un homme m’a mis un pistolet sur la tempe en me disant d’aller directement dans le couloir –&nbsp;et de ne rien dire. Alors que je marchais dans le couloir, les hommes armés qui étaient là m’ont dit&nbsp;: "adieu – ils vont te tuer"&nbsp;», a-t-il raconté.<br /> <br /> «&nbsp;Je n’ai pensé qu’à une seule [chose]&nbsp;: je vais mourir pour rien. Je ne vais pas mourir en héros de l’Ukraine, je ne vais pas mourir pour quelque chose que j’ai fait – je vais mourir pour rien.&nbsp;»<br /> <br /> Mais ils n’ont pas tué Sasha. Grâce au réseau d’amis de la famille, son père a pris contact avec ses ravisseurs. Il avait trois heures pour trouver 60&nbsp;000&nbsp;dollars afin de sauver son fils.<br /> <br /> Sasha a été emmené dans un bâtiment désaffecté, qui se trouvait dans un parc. On lui a dit de s’asseoir sur le rebord d’une fenêtre et de ne pas bouger, sinon il serait tué par un tireur embusqué. C’est là que son père l’a trouvé. Il a installé son fils dans la voiture et l’a immédiatement conduit à la gare. Là, il a mis Sasha, toujours vêtu de ses habits tachés de sang, dans un compartiment d’un train à destination de Kiev avant de lui dire au revoir.<br /> <br /> Sasha partage désormais une chambre avec sa mère dans la banlieue de la capitale, dans un immeuble délabré. Il cherche désespérément du travail, non seulement pour payer son loyer, mais aussi pour rembourser sa famille et ses amis qui ont payé la rançon.<br /> <br /> «&nbsp;Maintenant, je vis dans une autre ville. J’ai tout perdu, j’ai perdu mon appartement, j’ai perdu ma voiture, tout ce que j’avais. Je dois trouver un emploi, il ne me reste plus que mon passeport en poche. J’ai besoin d’argent pour payer cet appartement et je dois rembourser les gens de Louhansk qui ont donné de l’argent à ma famille. Soixante mille dollars&nbsp;!&nbsp;», dit-il avec un air de désespoir.<br /> <br /> Rien ne peut justifier les passages à tabac et les autres actes de torture dont a été victime Sasha pendant son enlèvement. Ce qui est affligeant, ce n’est pas seulement la perte matérielle, mais la façon dont son calvaire a renforcé sa détermination. Il y a de la colère dans ses yeux quand on lui demande comment il voit son avenir. <br /> <br /> «&nbsp;Je retournerai à Louhansk – et je continuerai la guerre&nbsp;», a-t-il affirmé.&lt;br</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><span>Sasha, militant pro-ukrainien âgé de 19 ans, a été enlevé par des séparatistes à Louhansk et frappé à maintes reprises pendant 24 heures.</span></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/196987_Sasha_-_torture_survivor_in_Ukraine (1).jpg?1404917678" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48309">Sasha - Ukrainian torture survivor_FR </a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Ukraine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="48.543524">48° 32' 36.6864" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="34.804688">34° 48' 16.8768" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Ils étaient nombreux, d’abord ils ont commencé à me donner des coups de poing. Ils m’ont frappé au visage... Au niveau des bras et des jambes. Ils ne s’en sont pas cachés ; ils m’ont dit qu’ils allaient me tuer. Après une demi-heure, 40 minutes, on ne ressent plus la douleur. J’ai commencé à défaillir, j’ai perdu connaissance.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Sasha, militant pro-ukrainien âgé de 19 ans </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/news/ukraine-mounting-evidence-abduction-and-torture-2014-07-11">Ukraine. De nombreux éléments attestent que des enlèvements et des actes de torture ont été commis</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/he-said-pray-now-i-m-going-kill-you-and-then-he-slit-my-neck-knife-2014-07-11">Ukraine. «Il m’a tranché la nuque avec le couteau»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Stop Torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Campagne mondiale </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Disparitions et enlèvements Stop Torture Torture et mauvais traitements Ukraine Thu, 10 Jul 2014 14:26:35 +0000 Amnesty International 48307 at http://amnesty.org Ukraine. «Il m’a tranché la nuque avec le couteau» http://amnesty.org/fr/news/he-said-pray-now-i-m-going-kill-you-and-then-he-slit-my-neck-knife-2014-07-11 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ukraine. «Il m’a tranché la nuque avec le couteau» </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">11 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Le matin du 27&nbsp;mai, Hanna se trouvait dans son appartement de Donetsk, une ville située dans l’est de l’Ukraine, lorsque quelqu’un a frappé à la porte. Quand son petit ami Feodor a ouvert, sept hommes armés portant des cagoules et des treillis de camouflage ont fait irruption dans l’appartement. Ils ont dit qu’ils appartenaient à la République populaire de Donetsk, le groupe séparatiste pro-russe qui avait pris le pouvoir dans la ville peu de temps auparavant.<br /> <br /> C’est ainsi qu’a commencé un terrifiant calvaire de six jours pour cette militante pro-ukrainienne âgée de 30&nbsp;ans. Elle avait participé à des manifestations en apportant une aide médicale et en portant les premiers secours aux manifestants blessés lors d’affrontements.<br /> <br /> Quand les hommes qui fouillaient son appartement ont trouvé un drapeau ukrainien et des tracts pro-Kiev, Hanna a su qu’elle aurait des problèmes. Avec Feodor, ils ont été forcés à descendre les escaliers, ont eu les yeux bandés et ont été jetés dans une voiture qui attendait. Ils ont été conduits au service du contrôle de la criminalité pour y être interrogés.<br /> <br /> Hanna explique qu’elle était détenue dans un petit sous-sol où elle a été soumise à un interrogatoire mené par un homme d’âge moyen. Elle a été accusée d’être membre d’un groupe d’extrême-droite. Ses ravisseurs ont cherché sur elle des tatouages représentant les nombres 38 ou 39, associés à des groupes fascistes.<br /> <br /> «&nbsp;Ce sont des suppositions absurdes... Cette situation était épouvantable. Comment une personne peut-elle être détenue sur la base d’accusations injustifiées&nbsp;? C’est le monde à l’envers.&nbsp;»<br /> <br /> Hanna dit avoir été interrogée au sujet des manifestations de l’Euromaïdan et de sa participation, et explique qu’on lui a demandé des détails sur des journalistes et des militants de la société civile. Son refus de coopérer a eu des conséquences terribles.<br /> <br /> «&nbsp;Ils ont dit&nbsp;: "tu vas tout nous dire – si tu ne le fais pas, tu ne seras pas libérée. Et même si tu le fais, tu ne vas pas forcément sortir d’ici".&nbsp;»<br /> <br /> La jeune femme, petite, frêle et réservée, nous a raconté son histoire avec nervosité dans un local de stockage miteux situé au rez-de-chaussée de l’hôpital local de Kiev. Elle s’est réfugiée dans la capitale après sa libération et aide maintenant à distribuer du matériel médical et à secourir les autres personnes qui fuient la violence de l’est de l’Ukraine. Les étagères sont remplies de matériel médical – des médicaments et des bandages – qui proviennent tous de dons destinés à aider ceux qui, comme elle, sont arrivés avec des blessures dues à des actes de torture commis par des groupes armés dans l’est de l’Ukraine. <br /> <br /> Quand nous lui avons demandé ce qui lui était arrivé, elle a regardé par terre avec incrédulité. Elle nous a dit qu’au bout d’une demi-heure, l’homme qui l’interrogeait a commencé à devenir violent.<br /> <br /> «&nbsp;J’étais défigurée – il m’a donné des coups de poing au visage, il essayait de me frapper partout, je me protégeais avec mes mains... J’étais blottie dans un coin, en boule, les mains autour des genoux. Il était énervé parce que j’essayais de me protéger. Il est sorti et est revenu avec un couteau.&nbsp;» <br /> <br /> Hanna nous a montré ses cicatrices dans le cou, sur les bras et les jambes, où elle a été coupée avec ce couteau&nbsp;: elle a une blessure au genou, l’index de sa main droite est toujours enveloppé dans un gros pansement avec une attelle en plastique. Elle décrit comment, alors qu’elle essayait de se protéger, la peau de son doigt a été tranchée par la lame du couteau, «&nbsp;en la pelant comme une orange&nbsp;».<br /> <br /> «&nbsp;J’étais sous le choc, donc je n’ai pas ressenti la douleur, mais je regardais ces coupures et j’avais l’impression que ce n’était pas moi. C’était terrible. Vos propres compatriotes qui vous interrogent avec une telle cruauté. J’étais perdue, j’étais si inquiète, j’ai cru que c’était la fin... Je pensais qu’ils allaient peut-être me tuer... À la fin de l’interrogatoire, [il a dit] «&nbsp;maintenant, fais tes prières – je vais te tuer", puis il m’a tranché la [nuque] avec le couteau.&nbsp;»<br /> <br /> En plus de la douleur atroce causée par son violent passage à tabac, Hanna explique qu’elle a également dû subir les humiliations de son interrogateur, qui essayait de l’anéantir moralement. Il lui a fait écrire un slogan pro-russe sur le mur, avec son propre sang.<br /> <br /> «&nbsp;Il a dit&nbsp;: écris avec ton sang sur le mur "j’aime Donbass", et si tu n’arrives pas à le faire, si tu n’as plus de sang, je te tuerai. J’avais une plaie ouverte avec la peau qui pendait, donc j’ai pris le sang de cette blessure et j’ai écrit sur le mur avec ma main gauche... Quand quelqu’un braque une arme sur toi et te dit "je vais te tuer", et que tu ne peux rien faire, tu penses que c’est ce qui va arriver.&nbsp;»<br /> <br /> Hanna dit que le calvaire de sa torture a pris fin à la suite d’un ordre venant d’un supérieur hiérarchique. Elle a été détenue pendant six autres jours avant d’être envoyée dans la ville de Dnipropetrovsk dans le cadre d’un «&nbsp;échange de prisonniers&nbsp;». Avant de partir, elle a été autorisée à appeler ses parents.<br /> <br /> «&nbsp;Je voulais juste rentrer chez moi, reprendre ma vie normale et me dire que ce n’était qu’un cauchemar... J’étais très perturbée parce que je n’avais pas vu ma famille. Ils nous ont laissé téléphoner, donc je les ai appelés et je leur ai dit que j’étais en vie, et que j’allais partir... Bien sûr, je voulais rentrer chez moi, mais je n’ai pas pu.&nbsp;»<br /> <br /> Depuis, Hanna n’a toujours pas vu ses parents. Elle essaie de reconstruire sa vie, mais son avenir, comme celui de l’Ukraine, est plus qu’incertain.<br /> <br /> /FIN</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Hanna, militante pro-ukrainienne, décrit comment elle a été enlevé et torturé par des membres d'un groupe sépartiste armé à Donetsk.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/196980_Hanna_-_torture_survivor_in_Ukraine (1).jpg?1404916694" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48311">Hanna - Ukrainian torture survivor 2_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/48312">Hanna - torture survivor in Ukraine_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Ukraine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="47.545759">47° 32' 44.7324" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="31.750488">31° 45' 1.7568" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>J’étais défigurée – il m’a donné des coups de poing au visage, il essayait de me frapper partout, je me protégeais avec mes mains... J’étais blottie dans un coin, en boule, les mains autour des genoux. Il était énervé parce que j’essayais de me protéger. Il est sorti et est revenu avec un couteau.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Hanna, militante pro-ukrainienne de Donetsk </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/news/ukraine-mounting-evidence-abduction-and-torture-2014-07-11">Ukraine. De nombreux éléments attestent que des enlèvements et des actes de torture ont été commis</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/they-made-no-secret-it-they-were-going-kill-me-2014-07-11">Ukraine. «Ils m’ont dit qu’ils allaient me tuer»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Stop Torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Campagne mondiale </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Disparitions et enlèvements Stop Torture Torture et mauvais traitements Ukraine Thu, 10 Jul 2014 14:52:56 +0000 Amnesty International 48310 at http://amnesty.org République centrafricaine : les auteurs d'atrocités ne doivent pas pouvoir échapper à la justice http://amnesty.org/fr/news/car-perpetrators-atrocities-must-have-nowhere-hide-justice-2014-07-10 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> RCA :les auteurs d&#039;atrocités ne doivent échapper à la justice </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">10 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Amnesty International rend publics, jeudi 10&nbsp;juillet, les noms de certaines des personnes soupçonnées d’avoir ordonné ou commis les atrocités qui se déroulent actuellement en République centrafricaine, et lance un appel à la justice pour la population de ce pays meurtri. <br /> <br /> Le rapport de l’organisation, intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/006/2014/fr"><em>République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes</em></a>, dénonce les crimes de droit international commis en République centrafricaine en 2013 et 2014, et demande que des enquêtes soient ouvertes et que les responsables de ces crimes soient poursuivis et punis. Il désigne nommément des membres et des alliés des milices anti-balaka et des groupes armés de la Séléka soupçonnés d’être impliqués dans de graves atteintes aux droits humains, soulignant leur rôle et indiquant la responsabilité pénale qui pourrait être la leur. <br /> <br /> «&nbsp;Pour que la République centrafricaine puisse se remettre de la folie meurtrière dont elle est le théâtre depuis décembre 2013, il est indispensable que ceux qui ont planifié, commis ou facilité des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou de graves atteintes aux droits humains aient à rendre des comptes&nbsp;», a déclaré Christian Mukosa, chercheur sur la République centrafricaine à Amnesty International. &nbsp; <br /> <br /> «&nbsp;Ceux qui font subir à des centaines de milliers d’innocents une violence meurtrière à laquelle ceux-ci n’ont aucun moyen d’échapper ne doivent pas pouvoir échapper à la justice. Seule la fin de l’impunité permettra d’arrêter le cycle de la violence qui sévit en République centrafricaine.&nbsp;»<br /> <br /> Le rapport <em>Il est temps de rendre des comptes</em> présente des récits recueillis directement par Amnesty International auprès de victimes et de témoins de crimes relevant du droit international et de violations flagrantes des droits humains commis dans le cadre du conflit en République centrafricaine, qui a fait des milliers de morts, a contraint près d’un million de personnes à fuir leur domicile, et risque de faire basculer le pays dans une catastrophe humanitaire. <br /> <br /> Ce rapport dénonce nommément un certain nombre de personnalités en vue pour leur rôle dans ces atrocités, notamment les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia, des coordonnateurs anti-balaka, comme Levy Yakété, et des commandants de la Séléka, tels que Nourredine Adam. <br /> <br /> Les auteurs des attaques menées en République centrafricaine agissent généralement à visage découvert et sans témoigner aucune crainte d’éventuelles sanctions. Dans certains cas, ils sont bien connus de leurs victimes et des autorités. <br /> <br /> Les témoignages recueillis par Amnesty International montrent le rôle joué par des commandants de la Séléka, comme les colonels Bishara, Aba Tom et Yussuf Hamad, dans des attaques menées à Bangui. &nbsp; <br /> <br /> Un témoin a ainsi raconté que le colonel Yussuf Hamad était à la tête d’un groupe d’hommes de la Séléka qui ont fouillé un hôpital à la recherche de combattants anti-balaka. «&nbsp;Ils ont menacé de tuer tout le monde dans l’hôpital si nous ne leur montrions pas les anti-balaka&nbsp;», a expliqué ce témoin, qui a indiqué à Amnesty International que le colonel Yussuf Hamad avait finalement emmené un homme, qui avait ensuite été retrouvé mort à proximité. <br /> <br /> Les commandants anti-balaka dénoncés dans le rapport sont notamment Richard Bejouane, le colonel Dieudonné Oranti et le colonel «&nbsp;12&nbsp;puissances&nbsp;». Ces hommes sont tellement sûrs de bénéficier d’une impunité totale qu’ils ont souvent parlé ouvertement de leur rôle dans des atteintes aux droits humains et fait des déclarations publiques incitant à la violence. <br /> <br /> Si la plupart des suspects identifiés par Amnesty International vivent sans se cacher en République centrafricaine, d’autres se sont installés dans des pays étrangers, comme le Tchad ou la France.</p><p>«&nbsp;Aucun pays ne doit offrir une protection à des personnes soupçonnées d’avoir commis ou soutenu des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en République centrafricaine. Les États ont l’obligation d’enquêter sur les accusations portées contre ces personnes et, s’il existe des preuves suffisantes, de les poursuivre ou de les extrader afin qu’elles comparaissent en justice&nbsp;», a déclaré Christian Mukosa. <br /> <br /> L’absence d’enquêtes ou de justice concernant les atrocités commises par le passé en République centrafricaine témoigne de l’inexistence d’un système judiciaire efficace et indépendant et empêche les forces de sécurité de protéger les victimes, les témoins, les magistrats ou la population en général de la violence ou des représailles. En outre, en l’absence de lieux de détention sécurisés, les suspects de crimes de droit international et d’atteintes aux droits humains parviennent souvent à s’évader quand ils sont arrêtés. <br /> <br /> La présence de forces internationales de maintien de la paix n’a pas permis de mettre un terme à la violence. Des membres de ces forces, notamment des soldats tchadiens, ont même participé à de graves violations des droits humains. L’incident le plus grave s’est produit le 29&nbsp;mars 2014 dans un marché de Bangui, où des soldats tchadiens ont ouvert le feu sur des civils, faisant au moins 30&nbsp;morts et 300&nbsp;blessés d’après les Nations unies. Pour combattre l’impunité, il est aussi nécessaire d’enquêter sur les atteintes aux droits humains qu’auraient commises les soldats et officiers de l’Armée nationale tchadienne lors de cet épisode et d’autres incidents en République centrafricaine. <br /> <br /> Amnesty International demande que des mesures soient prises de toute urgence à l’échelle locale, régionale et internationale pour reconstruire le système judiciaire et les mécanismes d’application des lois du pays. Les preuves des atteintes aux droits humains doivent être préservées et les témoins et victimes identifiés et protégés. <br /> <br /> La Cellule spéciale d’enquêtes mise en place par les autorités de transition de la République centrafricaine pour enquêter sur les crimes commis dans la capitale doit être renforcée et son champ d’action étendu au-delà de Bangui. La Commission d’enquête internationale sur les atteintes aux droits humains créée par les Nations unies doit aussi être renforcée. <br /> <br /> Amnesty International appelle également les autorités à envisager la création d’un tribunal hybride, composé d’experts centrafricains et internationaux, pour juger les crimes de droit international et aider à renforcer le système judiciaire national. Ce tribunal n’empêcherait pas la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert un examen préliminaire de la situation, d’engager des poursuites dans un certain nombre d’affaires. <br /> <br /> «&nbsp;La création de la Cellule spéciale d’enquêtes, la mise en place de la Commission d’enquête internationale des Nations unies et l’ouverture par la CPI d’un examen préliminaire de la situation dans le pays sont autant de signaux indiquant que l’impunité ne saurait être tolérée. Toutefois, beaucoup reste à faire pour que les responsables aient réellement à rendre des comptes&nbsp;», a déclaré Christian Mukosa. <br /> <br /> «&nbsp;Seul un effort coordonné de la communauté internationale, soutenu par une véritable volonté politique des autorités de transition centrafricaines, permettra que justice soit rendue pour les crimes commis en République centrafricaine. Les mailles du filet se resserrent autour des responsables d’atteintes aux droits humains. On sait qui ils sont et où ils se trouvent. Leurs crimes sont en train d’être démontrés. Et ils devront répondre de leurs actes devant la justice.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Amnesty International rend publics les noms de certaines des personnes soupçonnées d’avoir ordonné ou commis les atrocités qui se déroulent actuellement en République centrafricaine, et lance un appel à la justice pour la population de ce pays meurtri.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/188497_PHOTOS_TAKEN_BY_AI_STAFF_ON_MISSION_TO_C.A (1).jpg?1404905275" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48295">CAR_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AFR19/006/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> CAR </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">République centrafricaine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="8.254983">8° 15' 17.9388" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="18.984375">18° 59' 3.75" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Pour que la République centrafricaine puisse se remettre de la folie meurtrière dont elle est le théâtre depuis décembre 2013, il est indispensable que ceux qui ont planifié, commis ou facilité des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou de graves atteintes aux droits humains aient à rendre des comptes. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Christian Mukosa, spécialiste de la République centrafricaine à Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/006/2014/fr">Il est temps de rendre des comptes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/qa-central-african-republic-s-human-rights-crisis-2014-04-09">La crise des droits humains en République centrafricaine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Questions et réponses, 9 avril 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Central African Republic Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Wed, 09 Jul 2014 15:58:37 +0000 Amnesty International 48294 at http://amnesty.org Q&R - Trois ans plus tard, le Soudan du Sud est pris dans la spirale de la violence http://amnesty.org/fr/news/qa-three-years-south-sudan-locked-cycle-violence-2014-07-08 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Q&amp;A - le Soudan du Sud est pris dans la spirale de la violence </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">08 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Le 9&nbsp;juillet, le Soudan du Sud célèbre le troisième anniversaire de son indépendance. Cependant, le plus jeune pays du monde éprouve des difficultés grandissantes, comme en témoigne le fait que des millions de personnes sont prises dans la spirale de la violence. Elizabeth Ashamu Deng, d’Amnesty International, se penche sur certains des problèmes auxquels le Soudan du Sud est confronté aujourd’hui. <br /> <strong><br /> Quelle est la situation actuelle du Soudan du Sud en matière de droits humains&nbsp;?</strong> <br /> La situation est catastrophique. Les forces gouvernementales comme les forces d’opposition engagées dans les affrontements ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres graves atteintes aux droits humains. <br /> <br /> Des millions de personnes, civiles pour la plupart, ont trouvé la mort ces six derniers mois. <br /> Des femmes et des filles ont été violées ou enlevées et plusieurs grandes villes du Soudan du Sud sont désertées depuis que des logements et d’autres biens appartenant à des civils ont été détruits. <br /> <br /> Des centres médicaux et des endroits où des civils avaient trouvé refuge, notamment des églises et des hôpitaux, ont aussi été visés par des attaques. Des organisations humanitaires qui tentaient d’atteindre les populations touchées par les violences ont fait l’objet de manœuvres d’intimidation, et leur matériel et leurs réserves ont été détruits ou pillés. <br /> <br /> Des civils des deux communautés majoritaires au Soudan du Sud, les Dinkas et les Nuers, ainsi que d’autres groupes comme les Shilluks, ont été victimes de violences du fait de leur appartenance ethnique et de leurs orientations politiques supposées. Des membres des forces gouvernementales fidèles au président Salva Kiir, ainsi que des déserteurs et des miliciens acquis à l’ancien vice-président Riek Machar, ont pris pour cible de manière systématique des civils en fonction de leur origine ethnique, d’où un enchaînement d’homicides motivés par la vengeance. <br /> <br /> Plus d’un million de personnes ont dû quitter leur domicile et sont considérées comme des personnes déplacées, tandis que près de 400&nbsp;000&nbsp;autres ont trouvé refuge dans des pays voisins. <br /> <strong><br /> Que se passe-t-il dans le pays actuellement&nbsp;? Qu’en pense la population&nbsp;? </strong><br /> Je me trouvais à Djouba, au Soudan du Sud, pendant les deux semaines qui ont précédé la fête de l’Indépendance. Nous avons parlé à des personnes déplacées qui étaient hébergées sur les deux bases des Nations unies installées à Djouba. Nombre d’entre elles avaient trouvé refuge à cet endroit en décembre, après le début du conflit. Nous avons aussi rencontré des personnes déplacées qui venaient d’autres régions du pays et vivaient dans des quartiers informels. <br /> <br /> J’ai été submergée par la tristesse de la population à l’approche du troisième anniversaire de l’indépendance. Les personnes que j’ai rencontrées m’ont dit qu’elles n’étaient pas très fières de leur pays. Le conflit en cours avait balayé leurs espoirs et leurs rêves. Nombre de ceux qui vivaient sur les bases des Nations unies se sentaient pris au piège, ils n’osaient pas circuler librement dans les rues de la capitale. <br /> <br /> Nous avons exhorté les fonctionnaires que nous avons rencontrés en réunion à se mobiliser davantage pour enquêter sur les violences et traduire en justice les responsables présumés de ces agissements. L’obligation de rendre des comptes est essentielle pour améliorer la confiance de la population vis-à-vis des forces de sécurité et prévenir de nouvelles atteintes. Nous avons aussi appelé les citoyens à s’engager dans le débat public sur l’avenir de leur pays sans craindre de représailles. <br /> <strong><br /> Depuis l’indépendance, la situation du Soudan du Sud en matière de droits humains s’est-elle améliorée ou détériorée&nbsp;?</strong> <br /> Avant le conflit, la situation était mitigée. <br /> <br /> Fait positif, le Soudan du Sud a indiqué précocement son intention d’abolir la peine de mort. En décembre 2012, il a voté en faveur d’un moratoire sur ce châtiment à l’Assemblée générale des Nations unies. Sachant que 200&nbsp;personnes étaient sous le coup d’une condamnation à mort au Soudan du Sud avant les affrontements, l’abolition serait une mesure salutaire. <br /> <br /> Néanmoins, le pays est le théâtre d’atteintes aux droits humains généralisées depuis son indépendance, notamment d’actes de harcèlement visant des défenseurs des droits humains et des journalistes, d’homicides illégaux de civils par l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS) et de détentions arbitraires. <br /> <br /> Depuis décembre 2013, la situation s’est encore grandement dégradée. Outre les attaques fréquentes contre des civils, les Nations unies ont recensé, dans tout le pays, 4,9&nbsp;millions de personnes ayant cruellement besoin d’une aide humanitaire. De plus, quelque 3,7&nbsp;millions de personnes risquent fortement de se trouver dans une situation d’insécurité alimentaire au cours de l’année à venir car les combats empêchent les agriculteurs de travailler pendant la saison de plantation. Le Soudan du Sud est près de souffrir de l’une des pires famines que l’Afrique ait connues depuis le milieu des années 1980. <br /> <strong><br /> Quelles sont les raisons du conflit&nbsp;?</strong> <br /> Le conflit trouve son origine dans un différend politique opposant le président Kiir et Riek Machar au sein du Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS), parti au pouvoir au Soudan du Sud. <br /> <br /> Début 2013, Riek Machar, alors vice-président, a déclaré ouvertement son intention de briguer la présidence du MPLS face à Salva Kiir et de se porter candidat à la magistrature suprême en 2015. En avril de la même année, Salva Kiir a retiré à Riek Machar ses pouvoirs exécutifs et a suspendu la Conférence nationale de réconciliation, présidée par ce dernier. Par ailleurs, il a remplacé des hauts généraux par deux gouverneurs et, en juillet 2013, il a limogé tous les membres de son cabinet, y compris Riek Machar. <br /> <br /> Celui-ci, rejoint par des membres de haut rang du MPLS, a dénoncé ces actes et accusé Salva Kiir d’être corrompu, de paralyser le parti, de se constituer une armée personnelle et de prendre des décisions unilatérales influencées par des «&nbsp;lobbys régionaux et ethniques&nbsp;». <br /> <br /> Les dissensions au sein de la direction du MPLS sont apparues clairement lors d’une réunion interne du bureau politique, tenue le 14&nbsp;décembre 2013, et le conflit a éclaté le lendemain. Lors de cette réunion, Riek Machar a accusé Salva Kiir de ne laisser aucune place au dialogue politique et a déclaré que d’autres membres et lui boycotteraient la séance prévue le lendemain. <br /> <br /> Après la séance du 15&nbsp;décembre, des combats ont débuté entre des soldats de la garde présidentielle et ont dégénéré très rapidement, cédant la place à des affrontements armés entre les forces loyales à Salva Kiir et celles acquises à Riek Machar à Djouba. Les forces de sécurité se sont scindées essentiellement en fonction de l’appartenance ethnique, de nombreux Dinkas maintenant leur allégeance au gouvernement tandis que bien des Nuers désertaient pour rejoindre les rangs du «&nbsp;MPLS en opposition&nbsp;». <br /> <br /> Les deux parties considèrent l’origine ethnique comme un signe d’allégeance politique mais, à mesure que le conflit s’étend et que les assassinats par vengeance se poursuivent, ce facteur semble être, davantage que la politique, la motivation première des homicides. Cette situation a déclenché une spirale de représailles et creusé un abîme entre les différentes communautés. <br /> <strong><br /> Qui est responsables des atteintes aux droits humains commises pendant le conflit&nbsp;?</strong> <br /> Chaque partie au conflit porte une part de responsabilité. <br /> <br /> Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains, ainsi que la division chargée des droits humains au sein de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS), ont recueilli des informations sur des crimes commis aussi bien par les forces gouvernementales que par les forces d’opposition. <br /> <br /> Depuis le début du conflit, plusieurs grandes villes comme Bor, Bentiu et Malakal ont été alternativement sous le contrôle des deux camps. Des observateurs des droits humains ont découvert des éléments indiquant que des civils dinkas avaient été tués et avaient fui en grand nombre lorsqu’ils étaient aux mains des forces d’opposition et qu’il en avait été de même pour les civils nuers quand le gouvernement avait repris l’avantage. <br /> <strong><br /> Êtes-vous surprise par ce qui se passe&nbsp;? Pensiez-vous que l’indépendance marquerait un tournant du point de vue des droits humains au Soudan du Sud&nbsp;? </strong><br /> Bien que l’indépendance du Soudan du Sud ait été largement célébrée, le nouveau pays était déjà confronté à divers problèmes. Les forces armées étaient loin d’être un corps professionnel organisé et entraîné, et elles étaient divisées du fait de la loyauté des soldats envers d’anciens chefs de milices. <br /> <br /> De plus, le Soudan du Sud pâtissait d’un système judiciaire faible qui n’amenait pas les responsables d’atteintes aux droits humains à répondre de leurs actes. Depuis que le Soudan du Sud est devenu une région autonome du Soudan en 2005, des affrontements ont opposé l’armée à des milices et des violences ont éclaté entre différentes communautés, d’où le nombre important de personnes déplacées et de morts parmi les civils. Cependant, ces atteintes n’ont pas fait l’objet d’enquêtes dignes de ce nom et les auteurs présumés n’ont pas été traduits en justice. C’est pourquoi les personnes et les groupes touchés estiment que le seul moyen de s’assurer que les responsables soient punis et de prévenir les agissements de ce type est de faire justice soi-même et de lancer des représailles. <br /> <br /> Le conflit actuel trouve en partie son origine dans ces problèmes et les tensions ne semblent pas véritablement s’apaiser. Plusieurs accords ont pourtant été conclus ces derniers mois. Ainsi, un cessez-le-feu a été signé le 23&nbsp;janvier 2014 par des représentants du gouvernement et des forces d’opposition, et renouvelé le 5&nbsp;mai. Le 9&nbsp;mai, Salva Kiir et Riek Machar sont convenus de «&nbsp;régler le conflit&nbsp;». Cependant, les accords ont été ignorés par les deux camps et, pire encore, ils n’ont pas dissuadé les parties en présence de mener des attaques ciblées contre des civils. <br /> <strong><br /> Dans quelle voie le Soudan du Sud doit-il s’engager&nbsp;?</strong> <br /> La priorité immédiate est que les parties au conflit cessent de s’en prendre à des civils. <br /> <br /> Les dirigeants des deux camps doivent veiller à ce que leurs combattants qui se sont rendus responsables d’atteintes aux droits humains soient évincés et amenés à rendre des comptes. Les organisations humanitaires doivent pouvoir accéder sans entrave à toutes les régions du Soudan du Sud afin d’aider les personnes qui en ont besoin. <br /> <br /> De plus, les autorités doivent mener des enquêtes rapides, indépendantes et impartiales sur les homicides illégaux, les actes de torture et les autres mauvais traitements qui auraient été perpétrés et veiller à ce que les victimes obtiennent réparation. <br /> <br /> Enfin, la communauté internationale doit aider la Commission d’enquête, établie par l’Union africaine en début d’année, à recueillir des éléments sur les atteintes aux droits humains commises pendant le conflit. <br /> <br /> Sans justice, les droits humains ne pourront se concrétiser au Soudan du Sud. Aucune amnistie ni aucune entente politique ne doit permettre aux personnes reconnues coupables de violences d’échapper à leur peine.</p><p><strong><br /> Pour en savoir plus&nbsp;:&nbsp;</strong><br /> <em>South Sudan:</em> <em>Nowhere safe:</em> <em>Civilians under attack in South Sudan</em> (en anglais, <a href="http://amnesty.org/en/library/info/AFR65/003/2014/en" title="http://amnesty.org/en/library/info/AFR65/003/2014/en">http://amnesty.org/en/library/info/AFR65/003/2014/en</a>)&nbsp;<br />&nbsp;</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><em>Le 9 juillet, le Soudan du Sud célèbre le troisième anniversaire de son indépendance. Cependant, le plus jeune pays du monde éprouve des difficultés grandissantes. Voici&nbsp;certains des problèmes auxquels le Soudan du Sud est confronté aujourd’hui.</em></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/191185_Taken_By_AI_Staff_on_Mission_to_South_Sudan.jpg?1404822107" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48266">South Sudan Q&amp;A_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>• État indépendant depuis le 9&nbsp;juillet 2011  <br />• Président&nbsp;: Salva Kiir Mayardit  <br />• Population&nbsp;: 7,5-9,7&nbsp;millions (estimation Nations unies, 2006) <br /> • Superficie: 619&nbsp;745 km² <br /> • Plus d’un million de personnes déplacées et près de 400&nbsp;000&nbsp;personnes contraintes à quitter le pays <br /> • 4,9 millions de personnes ayant cruellement besoin d’une aide humanitaire  <br />• 3,7&nbsp;millions de personnes risquant fortement de se trouver en situation d’insécurité alimentaire au cours de l’année à venir</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> SouthSudan </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Royaume-Uni</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="6.675520">6° 40' 31.872" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="34.453125">34° 27' 11.25" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/south-sudan-independence-day-marred-ongoing-war-crimes-and-looming-famine-2">Soudan du Sud. La célébration de l&#039;indépendance entachée de crimes de guerre et d’une menace de famine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 8 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://amnesty.org/en/library/info/AFR65/003/2014/en">South Sudan: Nowhere safe: Civilians under attack in South Sudan</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 8 mai2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Droits économiques, sociaux et culturels Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Soudan du Sud Torture et mauvais traitements Femmes Wed, 09 Jul 2014 12:17:02 +0000 Amnesty International 48265 at http://amnesty.org Arabie saoudite. Un militant des droits humains incarcéré au titre d’une nouvelle loi antiterroriste http://amnesty.org/fr/news/new-anti-terror-law-used-imprison-saudi-arabian-human-rights-activist-2014-07-07 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Arabie saoudite. Un militant incarcéré au titre d’une loi antiterroriste </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">07 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>La condamnation à 15&nbsp;ans de prison d’un éminent avocat saoudien, défenseur des droits humains, est un nouveau coup porté au militantisme pacifique et à la liberté d’expression dans le royaume, a déclaré Amnesty International. <br /><br /> Le Tribunal pénal spécial de Djedda a déclaré Waleed Abu al&nbsp;Khair coupable d’une série d’«&nbsp;infractions&nbsp;», notamment d’avoir «&nbsp;provoqué l’hostilité d’organisations internationales envers le gouvernement&nbsp;» et «&nbsp;rompu l’allégeance au souverain&nbsp;». Une fois libéré, il sera soumis à une interdiction de voyager pendant 15&nbsp;ans.<br /><br /> Il figure sur une longue liste de militants des droits humains qui sont harcelés, intimidés et emprisonnés par les autorités saoudiennes depuis quelques mois.<br /><br /> Waleed Abu al&nbsp;Khair a défendu de nombreuses victimes d’atteintes aux droits humains. Son ancien client Raif Badawi a été condamné à 10&nbsp;ans de prison et à 1&nbsp;000&nbsp;coups de fouet au mois de mai pour avoir organisé un forum en ligne de débat public.<br /><br /> Lors du prononcé de son jugement, le juge a invoqué l’article&nbsp;21 de la nouvelle loi antiterroriste, répressive, ainsi que les lois relatives à la cybercriminalité, plus couramment citées pour incarcérer des militants.<br /><br /> «&nbsp;La condamnation de Waleed Abu al&nbsp;Khair pour des charges liées à la sécurité nationale est totalement injustifiée et laisse à penser que la nouvelle loi antiterroriste va servir à réprimer la dissidence politique pacifique, a déclaré Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.<br /><br /> «&nbsp;En condamnant un militant pacifique à 15&nbsp;ans de prison, les autorités saoudiennes font clairement savoir que ceux qui osent critiquer les autorités seront sévèrement punis, uniquement pour s’être exprimés. Waleed Abu al&nbsp;Khair est un prisonnier d’opinion&nbsp;; il doit être libéré immédiatement et sans condition, et sa condamnation doit être annulée.&nbsp;»<br /><br /> Chargé des infractions liées à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme, le Tribunal pénal spécial est une instance dont les règles et procédures demeurent secrètes et qui, selon les militants, est sous le contrôle direct du ministère de l’Intérieur. Avant d’être condamné, Waleed Abu al&nbsp;Khair a déclaré qu’il considérait le tribunal illégitime et le juge partial, et qu’il refuserait de se défendre devant la cour.<br /><br /> L’épouse de Waleed Abu al&nbsp;Khair, Samar Badawi, a déclaré à Amnesty International qu’elle était tout d’abord attristée lorsqu’elle a appris la nouvelle, mais qu’elle était très fière de son mari&nbsp;: «&nbsp;C’est une décision judiciaire injuste et répressive, et la position de Waleed, qui refuse de reconnaître la légitimité de ce tribunal et de faire appel de cette décision, est tout à son honneur, a-t-elle déclaré.<br /><br /> «&nbsp;Ces 15&nbsp;ans sont une honte pour les tribunaux du ministère de l’Intérieur. Je suis honorée d’être l’épouse de ce libre et noble défenseur. L’histoire finira par percer cette mascarade dont sont victimes les défenseurs des droits humains.&nbsp;»<br /><br /> Waleed Abu al&nbsp;Khair est détenu depuis le 15&nbsp;avril 2013. Il a été transféré dans différents centres de détention et se trouve actuellement à la prison de Briman, dans la ville côtière de Djedda.<br /><br /></p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La condamnation à 15&nbsp;ans de prison d’un éminent avocat saoudien, défenseur des droits humains, est un nouveau coup porté au militantisme pacifique et à la liberté d’expression dans le royaume, a déclaré Amnesty International. <br /><br /></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48276">Saudi Arabia_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> SaudiArabia </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Arabie saoudite</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="24.532132">24° 31' 55.6752" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="42.714844">42° 42' 53.4384" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La condamnation de Waleed Abu al Khair pour des charges liées à la sécurité nationale est totalement injustifiée et laisse à penser que la nouvelle loi antiterroriste va servir à réprimer la dissidence politique pacifique. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/asset/MDE23/015/2014/en/4bfd51e5-4258-4376-abe7-2c8391f97028/mde230152014en.html">Saudi Arabia: prominent human rights activist and lawyer latest victim of state repression </a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Déclaration publique, 7 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/05/16/meme-en-prison-on-peut-allumer-une-bougie/">«Même en prison, on peut allumer une bougie»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Blog, 15 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Liberté d’expression Saudi Arabia Wed, 09 Jul 2014 13:34:18 +0000 Amnesty International 48275 at http://amnesty.org RDC. Les témoins revenant de la CPI ne doivent pas risquer la peine de mort ni la torture http://amnesty.org/fr/news/dr-congo-returned-icc-witnesses-must-not-face-death-penalty-or-torture-2014-07-05 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> RDC. Les témoins revenant de la CPI doivent être protégés </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">05 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Les autorités congolaises et la Cour pénale internationale (CPI) doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir que trois hommes devant être renvoyés en République démocratique du Congo (RDC) dimanche 6&nbsp;juillet ne risquent pas la peine de mort, la torture ou d’autres graves violations des droits humains, a déclaré Amnesty International.<br /> &nbsp;<br /> Amnesty International estime que pour ces trois hommes ayant témoigné devant la CPI, le risque de persécution et de représailles en RDC est bien réel, compte tenu des propos qu’ils ont tenus devant la cour, accusant notamment le président Kabila d’être impliqué dans des faits graves. <br /> &nbsp;<br /> «&nbsp;Amnesty International a protesté contre le renvoi de ces témoins, qui étaient incarcérés dans leur pays, et demande à la CPI et aux autorités de la République démocratique du Congo de veiller à ce que toutes les mesures de protection qui s’imposent soient en place lorsqu’ils arriveront à Kinshasa&nbsp;», a déclaré Evie Francq, spécialiste de la RDC à Amnesty International. <br /> &nbsp;<br /> «&nbsp;La CPI a le devoir de se soucier du bien-être de ces hommes lorsqu’ils rentreront chez eux, et de faire en sorte que les autorités locales tiennent leur promesse de les protéger contre les atteintes aux droits humains. La justice congolaise doit coopérer&nbsp;», a déclaré Evie Francq. <br /> &nbsp;<br /> Ces trois citoyens congolais - Floribert Ndjabu Ngabu, Sharif Manda Ndadza Dz’Na et Pierre-Célestin Mbodina Iribi - ont été convoqués à La Haye en 2011 en tant que témoins dans le cadre des poursuites ouvertes par la CPI contre Germain Katanga, ancien chef de milice congolais. Avant leur transfert à La Haye, ils étaient incarcérés en RDC en relation avec des crimes de droit international présumés, et devraient être reconduits derrière les barreaux dès leur arrivée à Kinshasa. Ils ont entretemps été maintenus en détention sous la responsabilité de la CPI et des Pays-Bas.<br /> <br /> Ils devraient arriver à Kinshasa dimanche 6&nbsp;juillet, après que les autorités néerlandaises ont rejeté leur demande d’asile.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les autorités congolaises et la Cour pénale internationale (CPI) doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir que trois hommes devant être renvoyés en République démocratique du Congo (RDC) dimanche 6&nbsp;juillet ne risquent pas la peine de mort, la torture ou d’autres graves violations des droits humains.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/188795_FILES_In_this_file_picture_taken_on_Ma-1.jpg?1404558638" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48215">Germain Katanga_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Congo (Kinshasa)</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="-4.368320">4° 22' 5.952" S</abbr>, <abbr class="longitude" title="15.336914">15° 20' 12.8904" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La CPI a le devoir de se soucier du bien-être de ces hommes lorsqu’ils rentreront chez eux, et de faire en sorte que les autorités locales tiennent leur promesse de les protéger contre les atteintes aux droits humains. La justice congolaise doit coopérer. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Evie Francq, spécialiste de la RDC à Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Sa, 05/07/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR35/001/2014/fr">Pays-Bas. Les témoins de la CPI ne doivent pas être renvoyés en République démocratique du Congo, où ils risquent d’être condamnés à mort, de subir des mauvais traitements et d’être jugés de manière inéquitable (EUR 35/001/2014)</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Déclaration publique, 30 juin 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Peine de mort Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Peine de mort Democratic Republic Of Congo Détention Justice internationale Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Stop Torture Torture et mauvais traitements Procès et systèmes juridiques Mon, 07 Jul 2014 14:18:12 +0000 Amnesty International 48214 at http://amnesty.org Cinq préjugés sur la torture démythifiés http://amnesty.org/fr/news/five-torture-myths-debunked-2014-06-26 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Cinq préjugés sur la torture démythifiés </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">26 juin 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p><span> <em><strong>La torture est principalement utilisée contre des suspects de terrorisme et en temps de guerre </strong> </em> </span><br /> Les recherches d’Amnesty International montrent que la torture et les autres formes de mauvais traitements continuent d’être un problème dans de nombreux pays confrontés à des menaces réelles ou supposées contre la sécurité nationale, y compris au terrorisme. <br /> <br /> Cependant, l’accent mis sur ces pratiques dans le cadre de ce que les autorités américaines appelaient alors la «&nbsp;guerre contre le terrorisme&nbsp;» au début du XXIe&nbsp;siècle pourrait avoir biaisé l’image mondiale que l’on s’en fait. Nos recherches mettent également clairement en évidence le fait que la plupart des victimes de torture et d’autres mauvais traitements dans le monde ne sont pas de dangereux terroristes mais des suspects pauvres, marginalisés et impuissants qui, malheureusement, attirent rarement l’attention des médias et de l’opinion publique, tant à l’échelle nationale qu’internationale. <br /> <br /> Des «&nbsp;ennemis&nbsp;» politiques réels ou supposés des autorités qui n’ont jamais tenu une bombe ni une quelconque autre arme, parmi lesquels des défenseurs des droits humains, des membres de l’opposition et des journalistes, sont également souvent victimes de torture. <br /> <br /> Cela signifie que, certes, la torture continue dans des contextes de lutte antiterroriste, mais que, même dans ces cas-là, elle est utilisée la plupart du temps comme un moyen de déshumaniser les ennemis – la réalité ne ressemble pas à <em>24&nbsp;heures chrono</em> ou <em>Zero Dark Thirty</em>. &nbsp; <br /> <br /> Dans le monde entier, la plupart des victimes sont torturées non pas parce qu’elles sont des terroristes mais parce qu’elles sont pauvres, ou différentes, ou osent ne pas être d’accord avec le gouvernement. Quels que soient les motivations, l’identité de la personne visée et les faits qui lui sont reprochés, la torture et les autres mauvais traitements sont absolument interdits et jamais justifiés. <br /> <em><strong><br /> <span>La torture est le seul moyen d’obtenir des informations rapidement</span></strong></em> <br /> La torture est un moyen primitif et brutal d’obtenir des informations. Les États disposent d’un vaste éventail de méthodes pour recueillir des informations sur des infractions – tant passées que planifiées – sans perdre leur humanité. En particulier, les techniques d’interrogatoire humaines ont montré leur efficacité pour obtenir des informations sur des faits délictueux sans entraîner des conséquences personnelles, sociétales et juridiques désastreuses. <br /> <em><strong><br /> <span>Certaines formes de torture ne sont pas si graves</span></strong></em> <br /> Il n’existe pas plusieurs degrés de torture. <br /> <br /> La torture se définit d’un point de vue juridique comme tout acte par lequel une douleur ou une souffrance physique ou mentale intense est infligée intentionnellement à une personne pour la punir ou obtenir des informations. Aucune torture n’est «&nbsp;légère&nbsp;». <br /> <br /> Toutes les formes de torture sont abjectes et illégales – y compris les décharges électriques, les coups, les viols, les humiliations, les simulacres d’exécution, les brûlures, les privations de sommeil, les simulacres de noyade, les postures contorsionnées imposées pendant de longues heures et l’utilisation de tenailles, de drogues ou de chiens. Malheureusement, toutes ces méthodes sont couramment employées dans le monde. &nbsp; <br /> <em><strong><br /> <span>Dans certaines circonstances, elle sert un intérêt supérieur</span></strong></em> <br /> Non. La torture n’est jamais légale ni acceptable. Les pays qui, actuellement, ne la punissent pas par la loi violent les normes internationalement reconnues. &nbsp; <br /> <br /> En termes juridiques, l’interdiction absolue de la torture et des autres mauvais traitements est intangible, c’est-à-dire qu’elle ne peut souffrir aucune dérogation, même dans des circonstances exceptionnelles. Cette interdiction a atteint un tel degré de consensus international qu’elle est devenue une règle du droit international coutumier, qui est contraignant même pour les États qui ne sont pas parties aux traités relatifs aux droits humains. <br /> <br /> Cependant, de nombreux États continuent aujourd’hui de torturer pour de multiples raisons, principalement parce qu’ils tirent profit de la torture – ou croient le faire – et que les responsables présumés sont rarement traduits en justice. Il reste beaucoup à faire pour mettre fin à cette pratique abjecte. <br /> <em><strong><br /> <span>Seuls quelques-uns des pires gouvernements utilisent la torture</span></strong></em> <br /> Au cours de ces cinq dernières années, Amnesty International a signalé des cas de torture et d’autres mauvais traitements dans 141&nbsp;pays de toutes les régions du monde. <br /> <br /> Si dans certains de ces pays l’utilisation de la torture peut être exceptionnelle, dans d’autres elle est généralisée, et même un seul cas de torture ou d’autres mauvais traitements est inacceptable. <br /> <br /> Les éléments recueillis par Amnesty International et ses recherches mondiales, confortés par plus de 50&nbsp;ans d’expérience de la collecte de données et du travail de campagne contre cette violation des droits humains, montrent que la torture prospère encore.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Plusieurs mythes sur la torture favorisent son essor dans le monde. Nous revenons ici sur cinq des idées fausses les plus répandues.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="300" height="200" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/194363_Torture_campaign (1)_0.jpg?1403692237" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47957">5 Torture myths debunked_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><strong><a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Campagne <em><strong>Stop Torture</strong> </em> d'Amnesty International</a></strong></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Royaume-Uni</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="51.503042">51° 30' 10.9512" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="-0.156555">0° 9' 23.598" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La plupart des victimes sont torturées non pas parce qu’elles sont des terroristes mais parce qu’elles sont pauvres, ou différentes, ou osent ne pas être d’accord avec le gouvernement. Quels que soient les motivations, l’identité de la personne visée et les faits qui lui sont reprochés, la torture et les autres mauvais traitements sont absolument interdits et jamais justifiés. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Les éléments recueillis par Amnesty International et ses recherches mondiales, confortés par plus de 50 ans d’expérience de la collecte de données et du travail de campagne contre cette violation des droits humains, montrent que la torture prospère encore. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Stop Torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Prenez part à notre campagne internationale contre la torture </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/science-torture-2014-06-25">La science de la torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 25 juin 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Stop Torture Torture et mauvais traitements Thu, 26 Jun 2014 10:16:40 +0000 Amnesty International 48000 at http://amnesty.org Sortir de l’ombre après des années d’enfermement à la prison d’Abou Salim http://amnesty.org/fr/news/rising-shadows-abu-salim-prison-2014-06-26 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Sortir de l’ombre après des années à la prison Abou Salim </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">26 juin 2014</span> </div> </div> </div> <p><em><strong>Ali al&nbsp;Akermi a passé près de 30&nbsp;ans enfermé comme prisonnier d’opinion en Libye sous le régime du colonel Mouammar Kadhafi, dont 18&nbsp;années dans la tristement célèbre prison d’Abou Salim, où il a enduré les tortures et les mauvais traitements.</strong></em> <br /> <br /> En 1973, Ali al&nbsp;Akermi était un militant politique de 22&nbsp;ans, qui avait toute la vie devant lui.<br /> <br /> Dans la soirée du 15&nbsp;avril 1973, le colonel Mouammar Kadhafi s’est adressé à la nation libyenne dans un discours historique à Zuwarah, ville côtière située à l’ouest de Tripoli. Il a annoncé le lancement d’une «&nbsp;révolution populaire&nbsp;» et fait le serment d’éliminer toute opposition politique.<br /> <br /> Ce jour-là, la vie d’Ali al&nbsp;Akermi a changé pour toujours.<br /> <br /> Sa mère, qui écoutait le discours, a alerté son fils, craignant qu’il ne soit en danger parce qu’il était membre du Parti de la libération islamique, un groupe d’opposition libyen. Ali al&nbsp;Akermi a rapidement détruit toute preuve de ses activités militantes. «&nbsp;J’avais une machine à stencil et beaucoup de livres interdits. Je me suis débarrassé de tout ça&nbsp;», raconte-t-il.<br /> <br /> Deux jours plus tard, les pires craintes de sa mère se sont confirmées. Lorsqu’Ali est rentré du travail le 17&nbsp;avril, trois agents des services de renseignement libyens l’attendaient devant sa porte. Ils se sont dirigés directement vers la bibliothèque et se sont mis à feuilleter sa collection de livres. Ils lui ont ensuite demandé de les accompagner au poste de police pour un interrogatoire plus poussé.<br /> <br /> «&nbsp;Ils m’ont dit que cela ne prendrait que cinq minutes&nbsp;», se souvient Ali d’un ton empreint d’ironie.<br /> <br /> Il ne se doutait absolument pas qu’il lui faudrait attendre d’avoir 52&nbsp;ans pour être enfin libéré. Ce qui devait être un rapide aller-retour au poste de police s’est transformé en un séjour de presque 30&nbsp;ans derrière les barreaux. La mère d’Ali n’a jamais revu son fils.<br /> <br /> <em><strong>Les horreurs d’Abou Salim<br /> <br /> </strong></em>Ali al&nbsp;Akermi a passé 18&nbsp;ans, d’octobre 1984 jusqu’en septembre 2002, dans la tristement célèbre prison de très haute sécurité d’Abou Salim, à Tripoli. Aujourd’hui encore, ce nom évoque les pires cauchemars pour de nombreux Libyens, tant il est associé aux douloureux récits de torture et de mauvais traitements.<br /> <br /> «&nbsp;La torture était une pratique régulière et systématique à l’intérieur des prisons de la police militaire, raconte Ali. Ils nous entaillaient les genoux à coups de lames de rasoir, avant de saupoudrer du sel sur nos blessures pour qu’il se dissolve. Ils nous arrachaient des dents et des ongles.&nbsp;»<br /> <br /> Parfois, raconte-t-il, les gardiens chauffaient des baguettes en métal, qu’ils enfonçaient dans l’anus des prisonniers. Ils lâchaient également contre les détenus des chiens d’attaque militaires entraînés.<br /> <br /> La plupart des prisonniers étaient régulièrement frappés, sans raison. D’autres étaient régulièrement mis en joue&nbsp;; bien souvent, on leur disait que toute leur famille allait subir des violences sexuelles, afin de leur extorquer des «&nbsp;aveux&nbsp;». <br /> <br /> <em><strong>Les souvenirs d’un massacre<br /> <br /> </strong></em>Aujourd’hui, le bâtiment étouffant de béton qui abritait la prison d’Abou Salim est à l’abandon. Ses murs lugubres sont couverts de graffitis&nbsp;; on peut lire les noms de certains détenus morts lors d’un massacre qui a eu lieu dans l’enceinte de la prison le 29&nbsp;juin 1996, au cours duquel quelque 1&nbsp;200&nbsp;personnes auraient été tuées.<br /> <br /> Des centaines d’hommes ont été conduits dans la cour et exécutés de manière extrajudiciaire durant ces événements, à titre punitif pour l’émeute qui avait éclaté dans la prison ce jour-là. Ali se trouvait à Abou Salim à cette période, et il a entendu les coups de feu retentir.<br /> <br /> «&nbsp;Des avocats, des professeurs d’université, des médecins ont été tués de sang-froid ce jour-là&nbsp;», raconte Ali.<br /> <br /> D’autres détenus ont pu voir depuis leur fenêtre les agents des forces de sécurité rassembler les cadavres puis les jeter dans une fosse commune.<br /> <br /> Bien que 18&nbsp;années se soient écoulées depuis le massacre de la prison d’Abou Salim, la vérité sur ce qui s’est exactement passé ce jour-là, et sur le sort réservé aux victimes, doit encore être établie. Les personnes responsables de ces agissements doivent rendre des comptes.<br /> <br /> Ali a passé une grande partie de ses années de détention à Abou Salim, dans une cellule exiguë, dans des conditions sordides.<br /> <br /> Les cellules de la prison, infestées d’insectes et de rats, n’étaient pas équipées de toilettes. Les prisonniers étaient contraints de demander aux gardiens des briques de lait pour uriner dedans. «&nbsp;Parfois nous utilisions les mêmes gobelets pour boire et uriner&nbsp;», raconte-t-il.<br /> <br /> La puanteur dans les cellules était si forte que les gardiens se couvraient la bouche et le nez d’un foulard lorsqu’ils devaient y entrer.<br /> <br /> La nourriture, peu abondante, était souvent brûlée ou infestée d’insectes.<br /> <br /> «&nbsp;Nous étions contraints de manger tout ce qui nous tombait sous la main… De nombreux prisonniers mangeaient même l’herbe dans la cour&nbsp;», raconte Ali.<br /> <br /> À un moment donné, ces terribles conditions de détention ont été aggravées par une épidémie de tuberculose.<br /> <br /> «&nbsp;De nombreux collègues souffraient d’hémorroïdes et ont eu des saignements pendant six ans. Si vous aviez mal aux dents, vous passiez six années à souffrir&nbsp;», se souvient Ali.<br /> <br /> <em><strong>Trouver la force de survivre<br /> <br /> </strong></em>Tout au long des épreuves qu’il a endurées durant ses décennies passées en prison, Ali a puisé de la force dans les lettres des sympathisants d’Amnesty International, qui ont fait campagne en faveur de sa libération à partir de 1974, et dans la compagnie des autres prisonniers politiques. Beaucoup étaient des intellectuels et ils passaient leur temps ensemble à discuter et à débattre. Ils n’avaient ni papier ni crayon, aussi utilisaient-ils du dentifrice bleu pour écrire sur des paquets de cigarettes et des emballages de savon.<br /> <br /> Plus que tout, Ali est parvenu à rester résilient malgré les épreuves et les violences qu’il a endurées.<br /> <br /> «&nbsp;Lorsque vous sentez que vous combattez la tyrannie et le despotisme, vous pouvez résister, confie-t-il.<br /> <br /> «&nbsp;En Libye, nous avons un proverbe qui dit que quiconque entre dans Abou Salim est considéré comme mort, et quiconque sort d’Abou Salim est un nouveau-né.&nbsp;»<br /> <br /> Ce proverbe s’applique parfaitement à son cas.<br /> <br /> Ali a finalement été libéré en 2002, dans le cadre d’une tentative de Mouammar Kadhafi de redorer l’image de la Libye, après des années de pression internationale au sujet des prisonniers politiques. Peu après, il s’est marié, a eu des enfants et a construit une nouvelle vie. En 2005, il a porté plainte contre l’État pour les atteintes aux droits humains subies en détention, et a obtenu une indemnisation financière des tribunaux.<br /> <br /> Aujourd’hui, il est une source d’inspiration et défend les droits humains en Libye en tant que président de l’Association libyenne des prisonniers d’opinion et en tant que consultant en droits humains auprès du Parlement provisoire libyen. Il défend le droit des anciens prisonniers politiques à obtenir réparation.<br /> <br /> Les demandes de vérité, de justice et de réparations sont tout à fait légitimes, conformément au droit international relatif aux droits humains et aux normes afférentes.<br /> <br /> En 2012, une loi qui prévoit des indemnités financières pour les prisonniers politiques détenus entre septembre 1969 et février 2011 a finalement été adoptée. Elle a commencé à être mise en œuvre récemment.<br /> <br /> Cependant, les problèmes de sécurité et l’instabilité politique dans la Libye post-conflit éclipsent les efforts déployés pour remédier aux atteintes aux droits humains commises par le passé, et compromettent les droits des victimes.<br /> <br /> Ali a tout à fait conscience des défis qui se posent à la Libye durant cette période de transition, mais il reste plein d’espoir. Après tout ce qu’il a traversé, son engagement en faveur des droits humains et de l’état de droit demeure très fort.<br /> <br /> «&nbsp;Même nos tortionnaires ont droit à un procès équitable, explique Ali. Nous sommes opposés à la vengeance, parce que la violence engendrera toujours la violence. Nous soutenons la réconciliation, mais elle doit s’accompagner de justice.&nbsp;»</p><p><object classid="D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="700" height="550"><param name="movie" value="https://adam.amnesty.org/tools/jwplayer/player.swf" /><param name="flashvars" value="//adam.amnesty.org/images/assets/196201-196300/196292/Libya_Prison_slideshow_FINAL-p.mp4&amp;image=https://adam.amnesty.org/images/assets/196201-196300/196292/Libya_Prison_slideshow_FINAL-l-m.jpg&amp;backcolor=000000&amp;frontcolor=EEEEEE&amp;lightcolor=FFFFFF&amp;screencolor=000000&amp;autostart=false&amp;stretching=uniform&amp;provider=video&amp;duration=98" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="scale" value="default" /><param name="bgcolor" value="111111" /><!--[if !IE]>--><object data="https://adam.amnesty.org/tools/jwplayer/player.swf?file=https://adam.amnesty.org/images/assets/196201-196300/196292/Libya_Prison_slideshow_FINAL-p.mp4&amp;image=https://adam.amnesty.org/images/assets/196201-196300/196292/Libya_Prison_slideshow_FINAL-l-m.jpg&amp;backcolor=000000&amp;frontcolor=EEEEEE&amp;lightcolor=FFFFFF&amp;screencolor=000000&amp;autostart=false&amp;stretching=uniform&amp;provider=video&amp;duration=98" type="application/x-shockwave-flash" width="700" height="550"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="scale" value="default" /><param name="bgcolor" value="111111" /><!--<![endif]--><p>Your browser does not have the necessary plugin to display this content.</p><!--[if !IE]>--></object><!--<![endif]--></object></p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Ali al&nbsp;Akermi a passé près de 30&nbsp;ans enfermé comme prisonnier d’opinion en Libye sous le régime du colonel Mouammar Kadhafi, dont 18&nbsp;années dans la tristement célèbre prison d’Abou Salim, où il a enduré les tortures et les mauvais traitements.&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/196110_Abu_Salim_prison (1).jpg?1403709063" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48014">Abu Salim graffiti_fra</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/48015">Abu Salim mass killings_fra</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><strong><a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Pour en savoir plus sur la campagne <em>Stop Torture</em> d'Amnesty International</a></strong></p><p>&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Libye</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="29.761517">29° 45' 41.4612" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="14.545898">14° 32' 45.2328" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La torture était une pratique régulière et systématique à l’intérieur des prisons de la police militaire, raconte Ali. Ils nous entaillaient les genoux à coups de lames de rasoir, avant de saupoudrer du sel sur nos blessures pour qu’il se dissolve. Ils nous arrachaient des dents et des ongles.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ali al Akermi, ancien prisonnier d&#039;opinion </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Lorsque vous sentez que vous combattez la tyrannie et le despotisme, vous pouvez résister. En Libye, nous avons un proverbe qui dit que quiconque entre dans Abou Salim est considéré comme mort, et quiconque sort d’Abou Salim est un nouveau-né.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Stop Torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Campagne mondiale </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/five-torture-myths-debunked-2014-06-26">Cinq préjugés sur la torture démythifiés</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 26 juin 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/science-torture-2014-06-25">La science de la torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 25 juin 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Détention Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux Libya Prisonniers d'opinion Stop Torture Torture et mauvais traitements Thu, 26 Jun 2014 12:50:14 +0000 Amnesty International 48017 at http://amnesty.org La science de la torture http://amnesty.org/fr/news/science-torture-2014-06-25 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> La science de la torture </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">25 juin 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>L’odeur de chair en putréfaction émanant de la petite cellule exigüe l’a submergé. C’était l’odeur de la torture. <br /> <br /> Dès qu’il est entré dans cette petite pièce d’un centre de détention de la police à Abuja, la capitale du Nigeria, le médecin légiste Duarte Vieira a été choqué. Il n’avait jamais rien vu de pire - et il en avait déjà vu beaucoup. <br /> <br /> Parmi les 45&nbsp;hommes, femmes et enfants détenus dans un espace initialement conçu pour six personnes, il a vu un homme avec, sur le pied, une plaie en pleine putréfaction. Il avait été blessé par balle. Puis il en a vu un autre. Et un troisième. <br /> <br /> La blessure visible sur la cheville d’un quatrième homme était restée sans traitement pendant si longtemps que son pied était littéralement en décomposition, rattaché à la jambe par un lambeau de peau. <br /> <br /> Le docteur Duarte Vieira a immédiatement compris qu’il s’agissait d’une forme de torture utilisée pour punir les prisonniers. <br /> <br /> «&nbsp;Je n’aurais jamais pensé que je verrais une chose pareille sur un être humain en vie. Quelqu’un leur avait mis une balle dans le pied avant de les interroger, de manière à leur montrer ce qui les attendait par la suite&nbsp;», a-t-il expliqué à Amnesty International. <br /> <strong><br /> Torture&nbsp;?</strong> <br /> Né au Portugal, Duarte Vieira, l’un des plus éminents médecins légistes au monde, effectuait des recherches sur des allégations de torture dans les centres de détention du Nigeria, dans le cadre d’une mission dirigée en 2007 par Manfred Novak, alors rapporteur spécial des Nations unies sur la torture. <br /> <br /> Depuis lors, il s’est rendu dans des centres de détention du monde entier, recueillant des informations sur le recours à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements infligés pour diverses raisons, notamment comme forme de châtiment ou pour arracher des «&nbsp;aveux&nbsp;». <br /> <br /> Ses conclusions sont des moyens de preuve admissibles devant les tribunaux, dans le cadre des demandes d’asile et dans les rapports officiels. <br /> <br /> «&nbsp;Nous utilisons des techniques médicales pour faire avancer la justice. Nous interprétons les éléments de preuve et essayons d’établir l’ensemble des faits. L’expert agit comme les lunettes du juge et l’aide à prendre une décision s’appuyant sur une version de la réalité qui la soit la plus claire possible&nbsp;», a déclaré Duarte Vieira. <br /> <br /> Pendant les visites il examine les détenus et leur pose des questions sur les traumatismes qu’ils ont subis. <br /> <br /> «&nbsp;Parfois les détenus ne disent rien parce qu’ils ont peur, mais la plupart du temps il me suffit de les regarder pour voir que quelque chose est arrivé, à cause des marques sur leur corps, de la manière dont ils agissent et de leur façon de parler.&nbsp;» <br /> <br /> Duarte Vieira recueille des informations sur la taille, la couleur, la profondeur et l’orientation des blessures afin d’établir si elles ont une cause accidentelle, résultent d’un traitement médical, ou sont la conséquence naturelle d’une maladie ou d’une blessure infligée par une autre personne. Tout est enregistré en détail. <br /> <br /> Un entretien en privé avec le détenu aide généralement à combler toute lacune. <br /> <br /> «&nbsp;Je dois interpréter les éléments de preuve et évaluer toutes les causes possibles. Quand on voit une brûlure ou une cicatrice, par exemple, cela ne signifie pas forcément que la personne a été torturée. Elle a pu être causée par un accident ou une vieille blessure ou être volontaire, alors je dois évaluer si ce que le détenu dit correspond à ce que j’ai sous les yeux. Par exemple, si quelqu’un dit qu’il a été blessé il y a 15&nbsp;jours et que je peux voir que la cicatrice a sept mois, alors ça ne correspond pas. Ou si un gardien me dit que le prisonnier est tombé dans les escaliers et que ses blessures ne sont pas caractéristiques.&nbsp;»<br /> <br /> «&nbsp;Si je vois un détenu avec une marque de brûlure, qu’il me dit qu’on la lui a infligée avec un fer chaud pour l’obliger à avouer, mais qu’il est le seul avec ce type de marque, je ne peux pas affirmer qu’il a été torturé. Je peux dire qu’il s’agit d’une possibilité mais je ne peux pas exclure l’hypothèse d’une brûlure accidentelle. Cependant, si je vois le même type de brûlure chez plusieurs détenus alors je peux dire qu’il est peu probable qu’ils se soient tous brûlé le dos accidentellement, donc ce côté systématique me montre qu’il est assez probable qu’ils aient été torturés.<br /> <strong><br /> La science de la justice</strong><br /> Comme Duarte Vieira, des experts légistes du monde entier ont la difficile tâche d’établir si un individu a été torturé, soumis à d’autres formes de mauvais traitements, ou non. Lorsqu’ils existent, les rapports médicaux constituent généralement une part importante de toute action en justice contre un gouvernement particulier ou jouent un rôle crucial lorsqu’une personne demande l’asile dans un autre pays. <br /> <br /> Les experts sont formés pendant des années à la science médicolégale - une branche de la médecine qui, entre autres choses, s’attache à identifier les séquelles d’abus chez les individus et sur les restes humains. <br /> <br /> Les blessures physiques ne racontent cependant que la moitié de l’histoire. Les techniques de torture devenant de plus en plus sophistiquées dans le monde, les tortionnaires visent à laisser peu, voire pas du tout, de marques physiques sur les détenus. Fréquemment, ils recourent plutôt à la torture psychologique. <br /> <br /> Les techniques employées incluent souvent une privation de sommeil, des humiliations, des simulacres d’exécution, des menaces d’abus et des privations sensorielles, entre autres. Prouver qu’elles ont été utilisées n’est pas chose aisée. <br /> <br /> Juliet Cohen est la responsable des médecins de Freedom from Torture, une organisation établie au Royaume-Uni qui est spécialisée dans le traitement et la réadaptation des rescapés de la torture. <br /> <br /> Elle dit que déterminer si une personne a été torturée psychologiquement est généralement très difficile. <br /> <br /> «&nbsp;Nous évaluons la manière dont ces personnes se conduisent, leur comportement, leur façon de parler et dans quelle mesure cela change au cours de l’examen. Les informations qu’elles nous donnent, les choses dont elles ont de grandes difficultés à parler, l’impact que la torture a eu sur elles. Je pose beaucoup de questions sur la manière dont leur journée se déroule, et les réponses portant sur le sommeil, sur ce qui se passe la nuit, peuvent être particulièrement révélatrices. Parfois la torture ne laisse aucune marque physique et les gens ne tombent pas dans des catégories bien définies, alors il est primordial d’avoir un image très détaillée de ce qui s’est passé et de la manière dont cela les a affectés&nbsp;», a expliqué le Dr Cohen. <br /> <br /> L’un des outils utilisés par les médecins légistes est le Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, connu comme le Protocole d’Istanbul. <br /> <br /> Ce protocole, qui existe depuis 1999, propose des normes et procédures détaillées sur la manière dont les professionnels de santé peuvent reconnaître et rapporter des symptômes d’actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements afin que leurs conclusions puissent par la suite être retenues à titre de preuve par les tribunaux. <br /> <br /> Le Dr Vieira est d’accord&nbsp;: les techniques de torture ont évolué et sont devenues plus sophistiquées, mais les experts ont des moyens de déterminer si un individu a été torturé.<br /> <br /> «&nbsp;La plupart des formes de torture sont conçues afin de ne laisser aucun type de marque sur le corps, mais il y a des moyens de savoir si quelqu’un a été torturé. Les personnes ayant connu la torture décrivent généralement des expériences particulières, la pièce dans laquelle elles ont été torturées, la couleur des murs, la lumière au plafond, les habits du tortionnaire. Lorsque plusieurs personnes racontent la même histoire, cela suggère qu’il y a un côté systématique et que la pratique est effectivement employée.&nbsp;» <br /> <br /> Duarte Vieira voit l’avenir avec optimisme. Il pense que les avancées de la médecine légale sont essentielles à la progression de la justice, un but auquel il travaille chaque jour. <br /> <br /> «&nbsp;Nous n’éradiquerons jamais la torture mais au moins j’espère que les responsables seront amenés à répondre de leurs actes devant la justice. Il y a 20&nbsp;ans, la situation était bien pire qu’aujourd’hui et j’espère qu’elle s’améliorera encore d’ici 20&nbsp;ans.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Duarte Vieira, éminent médecin légiste, et Juliet Cohen, responsable des médecins de l'organisation&nbsp;Freedom from Torture, évoquent avec Amnesty International les avancées de la médecine médicolégale dans le domaine de la torture.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/145198_Incarceration (2).jpg?1403628345" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47952">Torture forensics_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/47953">Duarte Vieira_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><strong><a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Campagne <em><strong>Stop Torture </strong> </em>d'Amnesty International.</a></strong></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Je n’aurais jamais pensé que je verrais une chose pareille sur un être humain en vie. Quelqu’un leur avait mis une balle dans le pied avant de les interroger, de manière à leur montrer ce qui les attendait par la suite </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Duarte Vieira. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Je dois interpréter les éléments de preuve et évaluer toutes les causes possibles. Quand on voit une brûlure ou une cicatrice, par exemple, cela ne signifie pas forcément que la personne a été torturée. 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Les expulsions forcées renforcent un climat de peur tandis que sont commis des crimes peut-être motivés par la haine http://amnesty.org/fr/news/france-forced-evictions-add-climate-fear-amid-alleged-hate-crimes-2014-06-17 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> France. Les expulsions forcées renforcent un climat de peur </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">17 juin 2014</span> </div> </div> </div> <p>Les violences évoquant un lynchage infligées en banlieue parisienne à un adolescent rom aujourd’hui dans le coma comptent parmi plusieurs crimes commis récemment contre des personnes appartenant à des minorités, qui pourraient être motivés par la haine. Selon Amnesty International, ces actes doivent faire l’objet d’enquêtes approfondies et les autorités françaises ne doivent pas se contenter de les condamner.<br /> <br /> Par ailleurs, les autorités ont utilisé d’importantes ressources pour effectuer des expulsions forcées qui visent les Roms et d’autres groupes minoritaires, ainsi que des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile. <br /> <br /> «&nbsp;En ne réagissant pas lorsque surviennent des crimes peut-être motivés par la haine, les autorités françaises laissent se développer un climat de peur qui peut donner naissance à de nouvelles agressions. Les responsables présumés de ces actes doivent faire l’objet d’enquêtes approfondies et de poursuites prenant en compte les motifs discriminatoires qui pourraient sous-tendre les violences, a déclaré Jezerca Tigani, directrice adjointe d’Amnesty International pour l’Europe et l’Asie centrale. <br /> <br /> «&nbsp;Dans ce contexte, les expulsions forcées qui visent en ce moment des groupes minoritaires et des migrants dans toute la France jettent de l’huile sur le feu et constituent une violation supplémentaire des droits humains des groupes concernés. Les Roms et les autres minorités ont le droit d’être protégés contre la discrimination, et ne doivent pas voir leur sort encore aggravé en étant pris pour cible par les autorités.&nbsp;»<br /> <br /> <strong>Les agressions contre les minorités<br /> </strong>Selon les informations données par les médias, un Rom âgé de 16 ans vivant dans un bâtiment squatté à Pierrefitte-sur-Seine (banlieue de Paris) aurait été enlevé, roué de coups et abandonné sans connaissance à la fin de la semaine dernière. Les auteurs des faits, une douzaine de personnes, le soupçonnaient de cambriolages. Il a été retrouvé inconscient et grièvement blessé dans un chariot de supermarché vendredi 13&nbsp;juin. <br /> <br /> Dans la nuit du 12&nbsp;juin, à Calais, ville portuaire du Nord de la France, un homme de 26&nbsp;ans aurait tiré sur deux migrants, l’un soudanais, l’autre érythréen. Le Soudanais a été hospitalisé en raison de ses blessures. Le suspect aurait été arrêté le 15&nbsp;juin. <br /> <br /> Amnesty International n’a pas pu vérifier si les victimes de ces tirs ont été visées essentiellement ou partiellement en raison de leur origine. Mais l’organisation a déjà mené des recherches sur des violences et des menaces visant, en France, les membres de groupes minoritaires. Elle a constaté que, même si le Code pénal français considère comme une «&nbsp;circonstance aggravante&nbsp;» un mobile discriminatoire et prévoit des peines plus lourdes en cas d’infraction motivée par la haine, les enquêtes ne comportent pas de procédure spécifique prenant en considération la violence discriminatoire. <br /> <br /> «&nbsp;En vertu du droit international, les autorités françaises sont dans l’obligation, non seulement de poursuivre les auteurs présumés d’un crime qui semble motivé par la haine, mais également de veiller à ce que l’enquête et les poursuites révèlent et prennent en compte la nature discriminatoire de l’infraction&nbsp;», a déclaré Jezerca Tigani.<br /> <br /> <strong>Expulsions forcées</strong><br /> <br /> Non seulement les Roms et les migrants sont exposés en permanence au risque de violences discriminatoires, mais les autorités françaises continuent à leur faire subir des expulsions forcées sans respecter les garanties prévues par le droit international et la législation nationale. <br /> <br /> Un groupe de 200&nbsp;Roms à Bobigny, près de Paris, et un autre composé de 400&nbsp;personnes dans le quartier de La Parette, à Marseille, risquent d’être expulsés dans la deuxième moitié de juin. Aucun de ces deux groupes n’a bénéficié d’une consultation sérieuse ou ne s’est vu proposer des solutions de relogement. <br /> <br /> Les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile risquent eux aussi de subir des expulsions forcées. Le 28&nbsp;mai 2014, les autorités françaises ont expulsé par la force environ 700&nbsp;migrants et demandeurs d’asile installés à Calais dans des campements de fortune, réagissant ainsi à une épidémie de gale. <br /> <br /> «&nbsp;Que le problème relève de la santé publique ou qu’il s’agisse de crimes semblant motivés par la haine, au lieu de résoudre la question concernée, les autorités françaises semblent recourir aux expulsions forcées comme solution passe-partout. C’est là une réaction dangereuse et contraire au droit, qui ne peut qu’exacerber les problèmes de fond et qui prive de tout abri des centaines de personnes&nbsp;», a déclaré Jezerca Tigani.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les violences évoquant un lynchage infligées en banlieue parisienne à un adolescent rom aujourd’hui dans le coma comptent parmi plusieurs crimes commis récemment contre des personnes appartenant à des minorités, qui pourraient être motivés par la haine.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/195463_FRANCE-POLICE-IMMIGRATION (1).jpg?1403018520" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47788">France evictions_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">France</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="48.031999">48° 1' 55.1964" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="1.834717">1° 50' 4.9812" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>En ne réagissant pas lorsque surviennent des crimes peut-être motivés par la haine, les autorités françaises laissent se développer un climat de peur qui peut donner naissance à de nouvelles agressions. Les responsables présumés de ces actes doivent faire l’objet d’enquêtes approfondies et de poursuites prenant en compte les motifs discriminatoires qui pourraient sous-tendre les violences.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Jezerca Tigani, directrice adjointe d’Amnesty International pour l’Europe et l’Asie centrale </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Ma, 17/06/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Que le problème relève de la santé publique ou qu’il s’agisse de crimes semblant motivés par la haine, au lieu de résoudre la question concernée, les autorités françaises semblent recourir aux expulsions forcées comme solution passe-partout. C’est là une réaction dangereuse et contraire au droit, qui ne peut qu’exacerber les problèmes de fond et qui prive de tout abri des centaines de personnes. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Jezerca Tigani </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/france-forced-evictions-calais-camps-risk-exacerbating-health-concerns-2014-05-28">France : les expulsions forcées dans des camps de Calais risquent d&#039;aggraver les problèmes sanitaires</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 28 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR01/007/2014/fr">« Nous réclamons justice »: L&#039;Europe doit protéger davantage les Roms contre les violences racistes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 8 avril 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Discrimination France Application des lois Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Roma Rights Tue, 17 Jun 2014 20:13:47 +0000 Amnesty International 47787 at http://amnesty.org Brésil. Un dangereux mélange de violences policières et d'impunité menace de ternir la Coupe du monde http://amnesty.org/fr/news/brazil-dangerous-brew-police-abuses-and-impunity-threatens-mar-world-cup-2014-06-05 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Brésil. Des violences qui pourraient ternir la Coupe du monde </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">05 juin 2014</span> </div> </div> </div> <p>Les manifestants descendant dans la rue au Brésil durant la Coupe du monde risquent d’être victimes de violences policières et militaires aveugles, les autorités renforçant les initiatives visant à contrôler les actions de protestation, a déclaré Amnesty International une semaine avant le coup d’envoi de la compétition. <br /> <br /> «&nbsp;Le bilan déficient du Brésil en ce qui concerne le maintien de l’ordre, la tendance des autorités à s’appuyer sur l’armée pour maîtriser les manifestations, l’absence de formation et le climat d’impunité constituent un dangereux mélange, dans lequel les seuls perdants sont les manifestants non violents&nbsp;», a déclaré Atila Roque, directeur d’Amnesty International Brésil. <br /> <br /> «&nbsp;La Coupe du monde 2014 servira de révélateur pour les autorités au Brésil. Elles doivent mettre cet événement à profit afin de mieux faire et de veiller à ce que les forces de sécurité assurant le maintien de l’ordre durant la compétition s’abstiennent de commettre de nouvelles violations des droits humains&nbsp;», a déclaré Atila Roque. <br /> <br /> Le rapport d’Amnesty International intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR19/005/2014/fr"><em>« Ils utilisent une stratégie de la peur » Le Brésil doit protéger le droit de manifester</em></a>, analyse le vaste éventail d’abus commis par les forces de sécurité au cours de l’année écoulée. <br /> <br /> Ceux-ci incluent un recours sans discernement au gaz lacrymogène et aux balles en caoutchouc contre des manifestants pacifiques, des arrestations arbitraires et une utilisation abusive de certaines lois afin de bloquer et de sanctionner les personnes descendues dans la rue. Il est probable que ces tactiques continuent à être utilisées durant la compétition. <br /> <br /> Jeudi 5&nbsp;juin, des militants d’Amnesty International remettront aux autorités fédérales, à Brasilia, des dizaines de milliers de «&nbsp;cartons jaunes&nbsp;» signés par des personnes du monde entier afin de rappeler au Brésil qu’il est tenu de respecter le droit de manifester pacifiquement. <br /> <br /> «&nbsp;Le monde adresse un message clair aux autorités brésiliennes&nbsp;: manifester n’est pas un crime, c’est un droit humain. Au lieu de recourir à la violence pour écraser les manifestations, le gouvernement et les forces de sécurité doivent veiller à ce que les citoyens puissent s’exprimer en toute sécurité, sans avoir à craindre d’être blessés ni arrêtés&nbsp;», a déclaré Atila Roque. <br /> <br /> Depuis juin 2013, des milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue dans le cadre de manifestations de masse sans précédent. Ils protestent contre l’augmentation du coût des transports publics, les fortes dépenses associées à la Coupe du monde et l’insuffisance des financements publics. <br /> <br /> Des centaines de personnes ont été blessées dans des villes du pays tout entier, après que des membres de la police militaire ont tiré des balles en caoutchouc contre des individus qui ne représentaient aucune menace et frappé des manifestants à coups de matraque. <br /> <br /> Sérgio Silva, un photographe professionnel de 32&nbsp;ans, a perdu l’œil gauche après avoir été touché par une balle en caoutchouc lors d’une manifestation contre l’augmentation du prix des tickets de bus à São Paulo le 13&nbsp;juin 2013. <br /> <br /> Cet homme, qui est marié et père de deux enfants, éprouve désormais de grandes difficultés à travailler. Il n’a jamais reçu d’explications officielles, d’excuses ni de proposition de réparation de la part des autorités. <br /> <br /> Des unités de la police militaire ont par ailleurs utilisé du gaz lacrymogène contre des manifestants non violents - lançant dans un cas une bombe lacrymogène à l’intérieur d’un hôpital de Rio de Janeiro. <br /> <br /> Des centaines de personnes ont par ailleurs été rassemblées au hasard et arrêtées, certaines en vertu de lois relatives au crime organisé, sans que rien ne prouve qu’elles étaient impliquées dans des activités criminelles. &nbsp; <br /> <br /> Humberto Caporalli, 24&nbsp;ans, a ainsi été appréhendé et inculpé au titre de la Loi sur la sécurité nationale, après avoir pris part à une manifestation en faveur de l’éducation à São Paulo le 7&nbsp;octobre 2013. <br /> <br /> Au poste de police, il a été forcé à communiquer aux agents le mot de passe de son compte Facebook, afin qu’ils puissent vérifier ce qu’il avait publié. Il a ensuite été maintenu en détention pendant deux jours, avant qu’un juge ne lui accorde une libération sous caution. <br /> <br /> Par ailleurs, les législateurs brésiliens débattent actuellement d’une série de propositions de loi susceptibles de restreindre encore davantage le droit de manifester pacifiquement. <br /> <br /> Une proposition de loi contre le terrorisme, qui se trouve actuellement devant le Congrès, donne une définition large du terrorisme, qui s’étendrait par exemple aux dégradations de biens et de services essentiels. Si ce texte était adopté, il pourrait être utilisé de manière abusive contre des manifestants non violents. <br /> <br /> «&nbsp;À l’heure où les regards se braquent sur le Brésil, les autorités doivent publiquement s’engager à ne pas recourir à une force excessive contre les manifestants et à enquêter sur les violations éventuelles. S’en dispenser reviendrait à autoriser les forces de sécurité à commettre d’autres atteintes aux droits humains&nbsp;», a déclaré Atila Roque.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les manifestants descendant dans la rue au Brésil durant la Coupe du monde risquent d’être victimes de violences policières et militaires aveugles, les autorités renforçant les initiatives visant à contrôler les actions de protestation, a déclaré Amnesty International une semaine avant le coup d’envoi de la compétition.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/192890_No_foul_play_Brazil_campaign_-_Give_them_the_yellow_card..jpg?1401469420" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47553">Brazil World Cup_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AMR19/005/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Brazil </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Brésil</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="-17.471193">17° 28' 16.2948" S</abbr>, <abbr class="longitude" title="-51.503906">51° 30' 14.0616" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.com.br?q=-17.471193+-51.503906+%28%2C+%2C+%2C+%2C+br%29">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Le bilan déficient du Brésil en ce qui concerne le maintien de l’ordre, la tendance des autorités à s’appuyer sur l’armée pour maîtriser les manifestations, l’absence de formation et le climat d’impunité constituent un dangereux mélange, dans lequel les seuls perdants sont les manifestants non violents. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Atila Roque, directeur d’Amnesty International Brésil </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR19/005/2014/fr">« Ils utilisent une stratégie de la peur ». Le Brésil doit protéger le droit de manifester</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://www.aiyellowcard.org/">Donnez-leur un carton jaune</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Action en ligne </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Brazil Application des lois Thu, 05 Jun 2014 17:10:24 +0000 Amnesty International 47552 at http://amnesty.org Tiananmen - Quatre militants se souviennent de la répression – Deuxième partie http://amnesty.org/fr/news/tiananmen-s-most-wanted-four-inspiring-activists-remember-crackdown-part-two-2014-06-03 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Tiananmen - Quatre militants racontent (Deuxième partie) </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">03 juin 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p><em>Dans la deuxième partie de cette série en deux volets, deux personnes dont le nom figurait sur la liste des «&nbsp;personnes les plus recherchées&nbsp;» en Chine pour leur rôle dans le mouvement de protestation de Tiananmen, en 1989, racontent leur histoire à Amnesty International.</em></p><p><em><a href="http://www.amnesty.org/fr/news/tiananmen-s-most-wanted-four-inspiring-activists-remember-crackdown-2014-06-02">Voir la Première partie ici.</a></em></p><p><strong><img src="https://adam.amnesty.org/images/assets/193901-194000/193993/29_CH9B6277-l.jpg" alt="Shao Jiang" width="250" height="186" class="picture" /><strong>Shao Jiang&nbsp;: «&nbsp;En Chine, vous ne pouvez toujours pas parler de ce qu’il s’est passé.&nbsp;»</strong></strong></p><p><strong><strong><br /> </strong></strong>Lorsque Shao Jiang et un petit groupe d’amis se réunissaient en secret en 1989 dans un dortoir d’une université près de Pékin, ils n’imaginaient pas qu’ils étaient en train d’écrire l’Histoire.</p><p>Responsable étudiant âgé de 18&nbsp;ans à l’époque, cet homme distribuait illégalement des magazines pro-démocratie et organisait des discussions dans son université pour dénoncer la corruption qui régnait au sein du parti communiste.</p><p>«&nbsp;Au début, nous n’étions que quelques-uns. Nous devions faire très attention et travailler de nuit. Il nous arrivait d’expliquer ce qu’il se passait en Chine à des médias étrangers. Tout était fait dans le plus grand secret&nbsp;», explique Shao Jiang depuis Londres, où il est désormais exilé.</p><p>Ce qui a commencé par des rassemblements informels a vite pris de l’ampleur. En 1989, des étudiants à travers tout le pays avaient lancé un mouvement et l’idée d’organiser une manifestation sur la place Tiananmen s’est imposée peu après.</p><p>Vêtu d’un t-shirt sur lequel est imprimée l’image emblématique d’un homme se tenant debout devant un char sur la place Tiananmen, Shao Jiang décrit les jours de manifestation et la répression qui a suivi comme si c’était hier.</p><p>«&nbsp;C’était une première. À l’origine, il n’y avait que quelques étudiants, mais beaucoup de gens sont venus nous rejoindre ensuite, explique-t-il.</p><p>«&nbsp;Le 3&nbsp;juin, vous pouviez sentir le gaz lacrymogène lancé sur Tiananmen quelques pâtés d’immeubles plus loin. Je me rappelle que je marchais et j’ai vu toutes ces personnes blessées. J’ai vu un médecin crier "Je suis médecin, ne tirez pas&nbsp;!", alors qu’il essayait de porter secours à certains blessés.&nbsp;»</p><p>Après la répression, Shao Jiang est retourné dans son dortoir et a pris quelques affaires et caché tous ses magazines politiques. Comme beaucoup d’autres, il est entré dans la clandestinité, craignant ce qu’il pourrait lui arriver si la police le retrouvait.</p><p>Il a réussi à échapper aux autorités chinoises pendant trois mois, jusqu’à ce qu’il soit arrêté au moment où il essayait de quitter le pays.</p><p>Shao Jiang a finalement été libéré quelques mois plus tard. Après des années de harcèlement de la part des autorités en raison de son rôle pendant les événements, cet homme a réussi à déménager au Royaume-Uni, où il milite désormais pour obtenir justice pour Tiananmen.</p><p>«&nbsp;Pendant les 10&nbsp;années qui ont suivi Tiananmen, les gens avaient très peur. Si vous êtes en Chine, vous ne pouvez toujours pas vraiment parler de ce qu’il s’est passé. Tiananmen nous a appris que même les plus petites actions peuvent faire une grosse différence. Je continue de lutter pour obtenir justice et défendre les droits humains parce que la Chine a, encore aujourd’hui, besoin d’un changement.&nbsp;»</p><p><strong><br /><strong><img src="https://adam.amnesty.org/images/assets/193901-194000/193975/11_Wang_Dan_2014-l.jpg" alt="Wang Dan" width="248" height="375" class="picture" /> <strong>Wang Dan&nbsp;: «&nbsp;Je ne regrette rien.&nbsp;»</strong></strong></strong></p><p>Après la répression sur la place Tiananmen, Wang Dan était numéro un sur la liste des «&nbsp;personnes les plus recherchées&nbsp;» en Chine. Il a ensuite passé six ans en prison.</p><p>Avant les événements, au printemps 1989, cet homme, âgé alors de 20&nbsp;ans, était étudiant à l’université de Pékin, où il organisait des discussions sur la démocratie.</p><p>«&nbsp;Je n’étais qu’un des [nombreux] chefs de file du mouvement. Je ne sais pas pourquoi j’étais numéro un sur la liste, explique-t-il d’une voix douce.</p><p>«&nbsp;Nous étions une génération préoccupée par la situation politique. Nous nous souciions de notre avenir politique. Nous avons réclamé des institutions démocratiques au gouvernement pour éradiquer la corruption.&nbsp;»</p><p>Le 26&nbsp;avril 1989, le gouvernement a qualifié les étudiants de «&nbsp;contre-révolutionnaires&nbsp;» dans un éditorial du <em>Quotidien du Peuple</em>. Pour Wang Dan, ce fut un moment critique qui n’a fait que renforcer la résolution des étudiants.</p><p>«&nbsp;Cet éditorial nous a mis en rage. Avant ça, nous étions presque sur le point de reprendre les cours. Ce texte nous taxait d’ennemis du gouvernement.&nbsp;»</p><p><br /> Le gouvernement a ignoré les étudiants qui réclamaient la réfutation publique des propos avancés dans cet éditorial.</p><p>«&nbsp;[Le gouvernement] espérait qu’avec le temps, on perdrait l’envie de se battre. C’est pourquoi nous sommes allés sur la place Tiananmen et nous avons entamé une grève de la faim. Nous avions besoin d’élever notre mouvement de protestation à un niveau supérieur.&nbsp;»</p><p>Les étudiants ont commencé leur grève de la faim le 13&nbsp;mai et obtenu un énorme soutien de la part des travailleurs. Le mouvement étudiant s’est alors transformé en véritable mouvement populaire.</p><p>«&nbsp;Je ne m’inquiétais pas pour l’avenir. Jamais nous n’avons pensé que le gouvernement enverrait des troupes contre son propre peuple. Nous pensions qu’il voulait juste nous effrayer.&nbsp;»</p><p>Lorsque les troupes ont ouvert le feu dans la nuit du 3&nbsp;juin, Wang Dan se trouvait dans le dortoir de son université.</p><p>«&nbsp;Mon camarade de classe m’a appelé de quelque part près de la place Tiananmen. Il m’a dit "La répression a commencé. Des gens sont morts." J’ai essayé de me rendre sur la place, mais la police avait bloqué la route. »</p><p>«&nbsp;J’étais sous le choc. Je n’ai pas réussi à parler pendant trois ou quatre jours.&nbsp;»</p><p>Durant plusieurs semaines, des amis ont aidé Wang Dan à se cacher, mais les autorités l’ont retrouvé le 2&nbsp;juillet.</p><p>Cet homme a alors purgé près de quatre ans de prison avant sa libération en 1993. Il aurait pu quitter la Chine mais il a décidé de rester et de parler ouvertement de la démocratie.</p><p>«&nbsp;Je voulais poursuivre mon combat. Je devais faire quelque chose de plus en hommage à ceux qui étaient tombés. Je voyais encore une possibilité de changement. C’est pourquoi j’ai décidé de rester.&nbsp;»</p><p>Moins de deux ans plus tard, Wang Dan était de nouveau emprisonné, mais pour purger une peine de 11&nbsp;ans cette fois.</p><p>Il a été relâché au bout de deux ans pour raisons médicales, à condition de s’exiler.</p><p>«&nbsp;La décision de partir a été difficile à prendre. C’était très dur, sachant que je ne reverrais pas ma famille. Mais si je refusais, je ne pouvais pas sortir de prison et je n’aurais rien pu faire là-bas.&nbsp;»</p><p>Wang Dan est parti étudier à Harvard et Oxford. Il enseigne maintenant les sciences politiques dans une université de Taiwan.</p><p>«&nbsp;Si j’étais encore en Chine, je ne pourrais rien faire. Je serais suivi par la police et je ne pourrais contacter personne. Au moins, à l’extérieur de la Chine, je peux parler librement. »</p><p>«&nbsp;Je ne regretterai jamais ce qui est arrivé. Nous devons faire des sacrifices pour notre avenir. Je ne regrette rien. Ça a été une grosse révélation. La démocratie a inspiré le peuple chinois. Ces événements ont ouvert les yeux aux générations suivantes.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Dans la deuxième partie de cette série en deux volets, deux personnes dont le nom figurait sur la liste des « personnes les plus recherchées » en Chine pour leur rôle dans le mouvement de protestation de Tiananmen, en 1989, racontent leur histoire à Amnesty International.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/193773_China_Tiananmen_Anniversary.jpg?1401462888" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> TiananmenAnniversary </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Chine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="44.150681">44° 9' 2.4516" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="107.578125">107° 34' 41.25" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Le 3 juin, j’ai vu toutes ces personnes blessées. J’ai vu un médecin crier &quot;Je suis médecin, ne tirez pas !&quot;, alors qu’il essayait de porter secours à certains blessés. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Shao Jiang. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Si j’étais encore en Chine, je ne pourrais rien faire. Je serais suivi par la police et je ne pourrais contacter personne. Au moins, à l’extérieur de la Chine, je peux parler librement.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Wang Dan </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/tiananmen-s-most-wanted-four-inspiring-activists-remember-crackdown-2014-06-02">Tiananmen – Quatre militants se souviennent de la répression (Première partie)</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 2 juin 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/05/21/black-out-autour-de-lanniversaire-des-evenements-de-tiananmen/">Black-out autour de l’anniversaire des événements de Tiananmen</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Blog, 29 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/china-persecution-tiananmen-activists-exposes-president-xi-s-reform-lies-2014-05-28">Chine : les persécutions visant des militants de Tiananmen trahissent les mensonges du président à propos des réformes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 28 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/stuart-franklin-it-was-david-and-goliath-moment-2014-05-28">Stuart Franklin : «C&#039;était David contre Goliath»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 28 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-4"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/child-tiananmen-young-activist-campaigns-her-father-s-release-jail-2014-05-20">Une enfant de Tiananmen: cette jeune militante se bat pour que son père emprisonné soit libéré</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 20 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants China Liberté d’expression Tue, 03 Jun 2014 09:35:04 +0000 Amnesty International 47473 at http://amnesty.org Tiananmen – Quatre militants se souviennent de la répression (Première partie) http://amnesty.org/fr/news/tiananmen-s-most-wanted-four-inspiring-activists-remember-crackdown-2014-06-02 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Tiananmen – Quatre militants racontent (Première partie) </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">02 juin 2014</span> </div> </div> </div> <p><em>Il y a 25&nbsp;ans, l’Armée populaire de libération (APL) a ouvert le feu sur des manifestants sans arme qui s’étaient rassemblés sur l’emblématique place Tiananmen, à Pékin. <br /> <br /> Dans la nuit du 3 au 4&nbsp;juin 1989, des chars ont écrasé l’un des mouvements en faveur de la démocratie les plus importants de l’histoire, faisant des centaines voire des milliers de morts et de blessés. <br /> <br /> Après cette répression sanglante, les autorités ont publié les noms des personnes recherchées du fait de leur rôle dans les manifestations. Outre les militants étudiants qui se trouvaient à la tête du mouvement, elles avaient repéré de simples travailleurs et d’autres personnes qui se sentaient inspirées par cette lutte.<br /> <br /> Dans le cadre du premier volet de la présente série en deux parties, deux des personnes recherchées ont raconté à Amnesty International leur histoire extraordinaire et ont fait part de leurs espoirs pour la Chine d’aujourd’hui.</em></p><p><strong><img src="https://adam.amnesty.org/images/assets/193901-194000/193970/6_tiananmen_portrait_TP002-l.jpg" alt="Shen Tong" width="250" height="167" class="picture" /><strong>Shen Tong&nbsp;: «&nbsp;Nous ne pensions pas que le régime pouvait commettre de telles atrocités.&nbsp;»<br /></strong></strong>Shen Tong s’est trouvé malgré lui à la tête des manifestations étudiantes de 1989. Bien qu’âgé de seulement 20&nbsp;ans à l’époque, il était considéré comme un militant expérimenté par nombre de ses pairs de l’université de Pékin. <br /> <br /> «&nbsp;La grande majorité souhaitait une réforme, pas une révolution. Nous étions animés d’un sentiment patriotique. Nous étions persuadés d’aider le gouvernement&nbsp;», explique Shen Tong depuis son domicile de New York, où il dirige aujourd’hui une entreprise florissante dans le domaine des médias. <br /> <br /> Lorsque le gouvernement a instauré l’état de siège, le 20&nbsp;mai, les travailleurs ont renforcé leur soutien aux étudiants qui manifestaient sur la place Tiananmen. <br /> <br /> «&nbsp;L’arrogance du gouvernement a été la principale cause de l’escalade du mouvement. De plus en plus de personnes sont descendues dans la rue. Des Pékinois ont même réussi à bloquer des militaires qui se dirigeaient vers Tiananmen. Il y a eu un véritablement élan de solidarité. Nous nous sentions invincibles. Nous avions défié le régime alors qu’il avait tenté de mettre fin aux manifestations. <br /> <br /> «&nbsp;Les militaires étaient pris au piège dans Pékin et aux alentours. Des femmes âgées, des mères portant leurs enfants dans les bras, des travailleurs expliquaient chaque jour aux soldats en quoi consistait le mouvement et pourquoi l’armée devait se retirer.<br /> <br /> «&nbsp;Voilà l’atmosphère qui régnait avant le massacre. Nous étions tous épuisés mais aussi vivants que nous pouvions l’être.&nbsp;» <br /> <br /> La nuit du massacre, Shen Tong se trouvait au domicile familial, à Pékin. Il était rentré auprès de sa mère car son père, gravement malade, était hospitalisé.<br /> <br /> «&nbsp;Le fait que mon père ait été malade m’a probablement sauvé la vie. Mon rôle de fils m’imposait de rester aux côtés de ma mère. Sans cela, je me serais trouvé à Tiananmen. <br /> <br /> «&nbsp;J’étais dans un quartier proche de l’avenue Chang’an, où la plupart des homicides ont eu lieu. C’est pourquoi j’ai assisté au début du massacre, lorsque les soldats ont ouvert le feu sur les manifestants.<strong><br /></strong></p><p><img src="https://adam.amnesty.org/images/assets/193901-194000/193971/7_Shen_Tong_1989_3-l.jpg" alt="Shen Tong" width="250" height="177" class="picture" /> «&nbsp;Nous avons d’abord cru qu’il s’agissait de balles en caoutchouc. Nous ne pensions pas qu’il s’agissait, comme certains le prétendaient, de munitions réelles. Nous ne pensions pas que le régime pouvait commettre de telles atrocités.&nbsp;»<br /> <br /> Pourtant, les militaires avaient chargé leurs armes à balles réelles. Ils avaient reçu des ordres stricts&nbsp;: débarrasser la place des manifestants avant le 4&nbsp;juin à 6&nbsp;heures du matin. <br /> <br /> «&nbsp;Lorsque des colonnes entières de chars se déplacent en même temps, le sol tremble. Et nous avons fini par nous rendre compte. J’ai vu des gens portant des chemises ensanglantées, d’autres transportés sur des toits afin qu’ils soient à l’abri et puissent aller à l’hôpital. Les rues n’étaient pas sûres à cause de toutes les balles perdues.&nbsp;» <br /> <br /> Shen Tong est encore tourmenté par les atrocités commises cette nuit-là&nbsp;: «&nbsp;Je sais que c’est irrationnel mais je me sens responsable de ces morts. Cela me hante depuis 25&nbsp;ans.&nbsp;»<br /> <br /> Il s’est demandé à maintes reprises ce que les étudiants auraient pu faire différemment.<br /> <br /> «&nbsp;Avec le recul, je pense que nous étions trop naïfs. Une manifestation comme celle-ci dans un État policier représente un changement exemplaire. On ne peut pas dire où se situe la limite. Nous étions en train de la redéfinir.&nbsp;»<br /> <br /> Juste après le 4&nbsp;juin, des amis et des inconnus ont aidé Shen Tong à fuir les autorités. Bien que figurant sur la liste des personnes recherchées, il a pu se rendre à visage découvert à l’aéroport de Pékin le 11&nbsp;juin et embarquer sur un vol à destination de Tokyo, avant de gagner Boston.<br /> <br /> Il a poursuivi ses études tout en faisant campagne sans relâche en faveur des droits humains en Chine. <br /> <br /> En août 1992, Shen Tong a décidé de rentrer à Pékin. Il a été arrêté et a passé deux mois en prison avant d’être renvoyé aux États-Unis. <br /> <br /> «&nbsp;Aujourd’hui, le régime chinois est la structure mafieuse la plus importante et la plus brutale au monde. Les années 1980 étaient pourtant très prometteuses. Et le contexte, bien qu’éprouvant et terrible, était moins brutal qu’à l’heure actuelle.<br /> <br /> «&nbsp;Cela m’est égal que la version officielle change ou non. Nous savons ce qui s’est passé. Et nous avons réussi à le dire au monde entier.&nbsp;»</p><p><strong><img src="https://adam.amnesty.org/images/assets/193901-194000/193972/8_Liu_Jia_2014-l.jpg" alt="Lu Jinghua" width="250" height="271" class="picture" /><strong>Lu Jinghua&nbsp;:</strong> <strong>«&nbsp;Un corps est tombé à mes pieds, puis un autre.&nbsp;»</strong><br /> <strong><br /> </strong></strong>Au printemps 1989, Lu Jinghua gagnait sa vie en vendant des vêtements sur un petit stand à Pékin. En se rendant au travail chaque matin, cette mère de 28&nbsp;ans passait devant la place Tiananmen et voyait les étudiants manifester. <br /> <br /> «&nbsp;Je m’y suis intéressée et je suis allée les voir pour leur demander des explications. J’adhérais totalement à leur dénonciation de la corruption. Alors je leur ai apporté à boire et à manger&nbsp;», se rappelle Lu Jinghua.<br /> <br /> Quelques jours après l’instauration de l’état de siège, Lu Jinghua a rejoint la Fédération autonome des travailleurs (FAT) sur la place Tiananmen. Cette décision a bouleversé sa vie. <br /> <br /> «&nbsp;Je me suis portée volontaire pour passer les annonces parce que j’ai une voix qui porte. Je me tenais debout sur la place Tiananmen et je rapportais les dernières nouvelles grâce aux haut-parleurs. Je passais la nuit sur place, sous une tente.<br /> <br /> «&nbsp;Je me rendais dans les usines pour faire des annonces spéciales, j’exhortais les travailleurs à venir soutenir les étudiants. J’ai vraiment apprécié ces journées. J’étais heureuse. Le mouvement a changé ma vie.&nbsp;»<br /> <br /> Le 3&nbsp;juin, lendemain du premier anniversaire de sa fille, l’armée s’est lancée à l’assaut de la place. <br /> <br /> «&nbsp;J’en voulais vraiment au gouvernement. J’ai annoncé au haut-parleur&nbsp;: “&nbsp;Le gouvernement chinois essaie de nous tuer.&nbsp;” J’ai vu des morts et des blessés. Lorsque les chars ont approché de la place, le 4&nbsp;juin vers 2&nbsp;h&nbsp;30 du matin, j’ai dit aux étudiants&nbsp;: “&nbsp;Il faut que vous partiez. Si vous restez, ils vous tueront.&nbsp;” <br /> <br /> «&nbsp;Comme l’armée arrivait, nous avons dû quitter les lieux. J’ai entendu des balles siffler et atteindre des gens. Un corps est tombé à mes pieds, puis un autre. J’ai couru, couru pour me mettre à l’abri. Des gens appelaient à l’aide, réclamaient des ambulances. Puis une autre personne est morte.&nbsp;»<br /> <br /> Pendant les jours qui ont suivi, Lu Jinghua était submergée par la tristesse&nbsp;: «&nbsp;Je n’arrivais pas à croire que le gouvernement avait tenté de nous tuer.&nbsp;» <br /> <br /> Lorsque la liste des personnes recherchées a été publiée, Lu Jinghua était la seule femme parmi les six travailleurs qui y figuraient. <br /> <br /> L’armée a effectué une descente au domicile familial. Les militaires ont défoncé des portes et fouillé toutes les pièces. Ils ont crié sur les parents de Lu Jinghua et sont allés jusqu’à pointer une arme sur la tête de sa sœur. <br /> <br /> Pendant ce temps, Lu Jinghua était déjà entrée dans la clandestinité. Une semaine après l’opération de répression, elle avait quitté Pékin pour se rendre à Guangzhou, dans le sud du pays.</p><p><img src="https://adam.amnesty.org/images/assets/193901-194000/193974/10_Liu_Jia_2_89-l.jpg" alt="Lu Jinghua" width="250" height="177" class="picture" /> «&nbsp;J’ai voulu m’arrêter dans un hôtel mais j’ai découvert que ma photo, figurant sur la liste des personnes recherchées, était affichée à la réception. Je me suis cachée pendant deux mois. J’ai appelé des personnes à Hong Kong pour les supplier de m’aider. Je ne savais pas si je devais partir ou rester. Si je n’avais pas tenté de m’enfuir, j’aurais été en danger mais ma fille n’avait qu’un an. Je ne l’ai pas vue pendant des mois. C’était une décision impossible. Mais il fallait que je reste en vie et j’ai donc décidé de partir.&nbsp;»<br /> <br /> Les connaissances de Lu Jinghua à Hong Kong l’ont aidée à organiser sa fuite. En pleine nuit, Lu Jinghua et cinq autres personnes ont rejoint à la nage un petit bateau qui les attendait sur un cours d’eau. Elles ont ensuite été transférées sur une vedette et ont pris la mer. <br /> <br /> Lu Jinghua est arrivée à Hong Kong, où elle était en sécurité, et en décembre de la même année elle s’est rendue à New York, où elle a obtenu le statut de réfugiée. <br /> <br /> «&nbsp;J’ai pu passer un appel téléphonique à ma mère et ma fille. Je pleurais. Je n’avais pas vu ma fille depuis six mois. J’ai dit à ma mère&nbsp;: “Je travaillerai très dur pour que ma famille et ma fille aient une vie agréable.&nbsp;”&nbsp;» <br /> <br /> Sa voix se trouble lorsqu’elle se rappelle la douleur qu’elle a ressentie pendant qu’elle était séparée de sa famille. <br /> <br /> En 1993, elle a tenté de rentrer en Chine pour voir ses proches&nbsp;: «&nbsp;Quand je suis descendue de l’avion, les autorités m’ont arrêtée. Je voyais ma mère&nbsp;qui tenait ma fille dans ses bras de l’autre côté de la porte mais la police ne m’a pas laissée leur parler.<br /> <br /> «&nbsp;Je voulais juste leur dire bonjour. Des policiers m’ont saisie par le bras et m’ont donné des coups de pied. Ils m’ont emmenée et m’ont renvoyée aux États-Unis. Je n’ai pas pu voir ma famille.&nbsp;» <br /> <br /> Lu Jinghua a dû attendre un an de plus pour retrouver sa fille, qui l’a rejointe aux États-Unis le 16&nbsp;décembre 1994. <br /> <br /> Lorsque sa mère est décédée, en 1998, et son père un an plus tard, les autorités chinoises ne lui ont pas accordé de visa pour assister aux obsèques. <br /> <br /> À New York, elle a continué à défendre les droits des travailleurs. Elle a été représentante d’un syndicat d’employés de la confection, avant de devenir agent immobilier. <br /> <br /> Vingt-cinq ans plus tard, elle est fière de ce à quoi les manifestations de la place Tiananmen ont abouti. <br /> <br /> «&nbsp;Nous n’oublierons jamais ce qui s’est passé. Nous avons fait ce que nous devions faire. J’étais jeune, je me rendais utile. J’y crois toujours. Je me bats encore pour le respect des droits humains en Chine.<br /> <br /> «&nbsp;J’étais simplement une femme de 28&nbsp;ans qui passait à vélo devant la place Tiananmen. Personne ne faisait attention à moi alors alors mais, par la suite, les gens voulaient entendre ce que j’avais à dire.&nbsp;»<br /> <br /> Lu Jinghua sait parfaitement ce qu’elle attend du gouvernement chinois.<br /> <br /> «&nbsp;Je veux que le gouvernement présente ses excuses. Pour ce qu’il a fait en 1989. Il nous doit des excuses.&nbsp;»<strong><br /> </strong></p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Après&nbsp;la répression sanglante du mouvement de la Place Tiananmen en 1989, les autorités chinoises ont publié les noms des personnes recherchées du fait de leur rôle dans les manifestations<em>.</em> Lisez l'histoire de deux de ces personnes (première partie).</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/193849_Tiananmen_Square.jpg?1401380885" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47459">Tiananmen Most Wanted_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> TiananmenAnniversary </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Chine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="42.098222">42° 5' 53.5992" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="108.281250">108° 16' 52.5" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Lorsque des colonnes entières de chars se déplacent en même temps, le sol tremble. J’ai vu des gens portant des chemises ensanglantées, d’autres transportés sur des toits afin qu’ils soient à l’abri et puissent aller à l’hôpital. Les rues n’étaient pas sûres à cause de toutes les balles perdues. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Shen Tong. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>J’ai voulu m’arrêter dans un hôtel mais j’ai découvert que ma photo, figurant sur la liste des personnes recherchées, était affichée à la réception. Je me suis cachée pendant deux mois.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lu Jinghua </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/05/21/black-out-autour-de-lanniversaire-des-evenements-de-tiananmen/">Black-out autour de l’anniversaire des événements de Tiananmen</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Blog, 29 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/china-persecution-tiananmen-activists-exposes-president-xi-s-reform-lies-2014-05-28">Chine : les persécutions visant des militants de Tiananmen trahissent les mensonges du président à propos des réformes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle/article, 28 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/stuart-franklin-it-was-david-and-goliath-moment-2014-05-28">Stuart Franklin : «C&#039;était David contre Goliath»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle/article, 28 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/child-tiananmen-young-activist-campaigns-her-father-s-release-jail-2014-05-20">Une enfant de Tiananmen : cette jeune militante se bat pour que son père emprisonné soit libéré</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle/Article, 20 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants China Liberté d’expression Mon, 02 Jun 2014 12:55:27 +0000 Amnesty International 47457 at http://amnesty.org Sénégal : la « ruée vers l'or » bafoue les droits fondamentaux des communautés locales http://amnesty.org/fr/news/senegal-human-rights-communities-trampled-gold-rush-2014-05-30 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Sénégal : les droits des communautés locales bafoués </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">30 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>Au Sénégal, les communautés rurales des zones minières <br />voient leurs droits à la terre foulés aux pieds alors que le gouvernement, faisant fi de ses obligations au titre du droit international, octroie des concessions à des compagnies minières sans garantir le respect des droits humains. C’est ce qui apparaît dans un nouveau rapport que publie Amnesty International vendredi 30&nbsp;mai 2014. <br /> <br /> Ce rapport, intitulé <em>L’exploitation minière et les droits humains au Sénégal</em>, révèle que, pour laisser la voie libre à des sociétés minières internationales avides d’exploiter les riches réserves d’or et autres métaux du Sénégal, des communautés sont déplacées sans qu’il soit tenu dûment compte des répercussions de ces mesures sur leurs moyens de subsistance et leur accès à l’eau et à la nourriture. <br /> <br /> «&nbsp;Le gouvernement sénégalais a fait grand cas de sa volonté de devenir la figure de proue d’une industrie minière durable en Afrique, mais il apparaît dans ce rapport très loin de ces objectifs, <br />a déclaré Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International Sénégal. <br /> <br /> «&nbsp;À mesure que de nouvelles concessions minières seront accordées et que l’activité minière s’intensifiera, les conséquences néfastes sur les populations locales ne feront qu’augmenter. Il est vital que les droits des communautés locales ne soient pas foulés aux pieds dans cette ruée vers l’or et que de nouvelles lois soient adoptées d’urgence pour que les droits humains soient dûment protégés par l’État et respectés par les entreprises.&nbsp;»<br /> <br /> L’industrie minière du Sénégal se trouve encore à un stade relativement embryonnaire. Les recherches d’Amnesty International font état de mauvaises pratiques de la part des compagnies minières et de défaillances de la part des autorités, ce qui fait craindre pour certaines communautés au Sénégal des atteintes à leurs droits fondamentaux du même ordre que celles liées aux industries extractives dans d’autres régions d’Afrique de l’Ouest. <br /> <br /> Aux termes du Code minier du Sénégal, entré en vigueur en 2003, des sociétés internationales se sont vu offrir diverses incitations à l’investissement les encourageant à prospecter et à exploiter les gisements d’or et d’autres minerais. Cette législation, associée à la hausse du prix de l’or, a entraîné une expansion rapide de l’industrie minière, en particulier dans la région de Kédougou. La plupart des projets n’en sont encore qu’à leurs débuts, mais les traces que laissera l’industrie vont rapidement augmenter au cours des années à venir. <br /> <br /> Malgré le droit international relatif aux droits humains et la Directive sur le secteur minier adoptée en 2009 par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont l’entrée en vigueur dans toute la région est prévue pour juillet 2014, le Sénégal autorise des sociétés minières à acquérir des droits d’utilisation des terres sans avoir à fournir des garanties appropriées aux populations qui résident sur ces terres et en vivent. <br /> <br /> Aux termes de la législation actuelle relative à la terre et à l’industrie minière, des personnes peuvent être expulsées de force de chez elles sans avoir été prévenues dans des délais suffisants ni réellement consultées, et au mépris de l’impact que ces mesures peuvent avoir sur leurs moyens de subsistance et sur leur accès à l’alimentation et aux autres droits économiques, sociaux et culturels. <br /> <br /> Dans la région de Kédougou, Amnesty International avait suivi le premier groupe de familles à être réinstallées pour laisser la place à une exploitation minière, et elle leur a de nouveau rendu visite près de deux ans plus tard. À l’époque, la délégation d’Amnesty International avait estimé que les conditions de cette réinstallation n’étaient pas conformes aux normes internationales et que, sur le nouveau site, les logements étaient mal adaptés et les terres et l’eau insuffisantes pour les cultures essentielles habituelles de la communauté. <br /> <br /> «&nbsp;L’expérience vécue par ces familles, déracinées et recasées dans une région où elles luttent pour la survie, est extrêmement dérangeante, a ajouté Seydi Gassama. Les droits humains ne devraient jamais être relégués au second plan, après les intérêts commerciaux, et le peuple sénégalais ne devrait pas voir ses droits à la terre foulés aux pieds et vendus au profit de la ruée vers l’or du Sénégal. Il incombe au gouvernement de respecter le droit international et de prendre immédiatement des mesures pour que des atteintes aux droits humains ne soient pas commises.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Au Sénégal, les communautés rurales des zones minières voient leurs droits à la terre foulés aux pieds alors que le gouvernement, faisant fi de ses obligations au titre du droit international, octroie des concessions à des compagnies minières sans garantir le respect des droits humains.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/192692_A_gold_miner_washes_stones_Senegal (1).jpg?1401198336" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47349">senegal_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AFR49/002/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> senegal </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Royaume-Uni</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="14.780194">14° 46' 48.6984" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="-14.238281">14° 14' 17.8116" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Il est vital que les droits des communautés locales ne soient pas foulés aux pieds dans cette ruée vers l’or et que de nouvelles lois soient adoptées d’urgence pour que les droits humains soient dûment protégés par l’État et respectés par les entreprises.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International Sénégal </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Forced Eviction Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Senegal Tue, 27 May 2014 16:06:46 +0000 Amnesty International 47350 at http://amnesty.org La torture en 2014 : récits de l'horreur moderne http://amnesty.org/fr/news/torture-2014-stories-modern-horror-2014-05-29 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> La torture en 2014 : récits de l&#039;horreur moderne </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">29 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>Une femme mexicaine est violée dans un bus de la police sous les acclamations d'agents présents ; un Nigérian souffre encore de migraines quatre années après qu'on lui a cogné la tête à plusieurs reprises contre un mur de béton ; une Philippine voit revenir les images du moment où un soldat lui a fait couler sur la peau de la cire de bougie brûlante.</p><p>La torture est toujours bien présente dans le monde et Amnesty International a recensé l'utilisation de techniques telles que l'administration de décharges électriques, le simulacre de noyade et le viol dans 141 pays au moins ces cinq dernières années.</p><p>On torture aux quatre coins de la planète, dans les cellules obscures de certaines prisons, dans des centres de détention secrets et même au vu et au su de tout le monde. La plupart des responsables ne comparaissent jamais devant la justice et ce climat d'impunité massive pour les tortionnaires équivaut à un message des gouvernements indiquant que ces pratiques sont autorisées.</p><p>Parfois la brutalité des actes perpétrés entraîne la mort de la victime. Parfois des hommes et des femmes en réchappent et consacrent le reste de leur vie à tout faire pour envoyer les responsables derrière les barreaux et faire cesser l'impunité.</p><p><em>Stop Torture</em>, la nouvelle campagne d'Amnesty International, veut faire connaître la vie de celles et ceux qui ont survécu à ces actes brutaux et obtenir que les responsables de ces actes soient traduits devant les tribunaux.</p><p><strong>Italia Méndez : « Je n'avais jamais imaginé que je pourrais être torturée »</strong></p><p>Lorsque la militante mexicaine des droits humains Italia Méndez s'est rendue à San Salvador Atenco (État de Mexico) le 3 mai 2006 pour témoigner sur des violences policières contre des manifestants, elle n'aurait jamais imaginé qu'elle puisse elle-même être arrêtée et torturée.</p><p>Le 4 mai à 6 heures du matin, des policiers ont cogné brutalement à la porte de la maison où elle se trouvait, l'ont traînée par les cheveux, l'ont poussée violemment contre un mur et l'ont frappée.</p><p>Interrogée violemment sur les raisons de sa présence à Atenco, Italia a expliqué qu'elle était une militante des droits humains. Le policier responsable a alors dit à ses collègues : « Il lui faut un traitement spécial. »</p><p>« Ils m'ont frappée à la tête avec un bout de bois, m'ont couvert le visage avec un pull-over et m'ont fait monter dans un bus de la police, se souvient Italia. À l'intérieur, ça sentait le sang et j'entendais des cris de douleur. Il y avait des gens entassés sur le plancher et j'ai dû leur marcher dessus. Quand je suis arrivée dans ce que j'imaginais être le fond du bus, ils m'ont fait tomber par terre et ont recommencé à me frapper. Ils ont essayé de m'asphyxier, et ensuite ils m'ont violée. C'était un cauchemar. Pendant qu'ils m'infligeaient ces sévices, ils me forçaient à dire des obscénités et disaient qu'ils allaient me tuer.</p><p>« Les coups étaient si violents qu'à un moment j'ai senti une main se soulever sous moi, et quelqu'un a dit “je vous en prie, arrêtez de la frapper”. »</p><p>Il a fallu plusieurs heures avant que le véhicule ne parvienne à la prison d'État. Couverte d'hématomes et d'entailles, Italia a été conduite au réfectoire de la prison, où 47 autres femmes arrêtées pour leur participation aux manifestations attendaient de savoir ce qu'il allait advenir d'elles.</p><p>Italia voulait à tout prix voir un médecin et un avocat, pour leur montrer ses blessures et s'assurer que les faits seraient dûment consignés.</p><p>Mais le fonctionnaire du bureau du procureur qui s'est présenté a refusé d'enregistrer sa plainte concernant les violences subies. Aucun examen médical approprié n'a été effectué.</p><p>« Le médecin que j'ai rencontré n'a pas arrêté de rire pendant qu'il m'examinait. Il m'a fait des points de suture à la tête sans anesthésie, c'était très douloureux. »</p><p>Remise en liberté sous caution au bout de 10 jours, Italia a été inculpée d'«attaques contre les voies de communication et les moyens de transport». Un non-lieu a depuis été prononcé.</p><p>Italia et 10 autres femmes qui ont été victimes de la répression policière ce 4 mai ont dénoncé devant les autorités au plus haut niveau les violences qui leur ont été infligées pendant qu'elles étaient en détention. Leur combat pour la justice entamé il y a huit ans a permis l'inculpation de deux policiers pour des actes de torture sexuelle, mais tous les autres fonctionnaires impliqués, et notamment les supérieurs hiérarchiques, continuent d'échapper aux poursuites. La Commission interaméricaine des droits de l’homme a été saisie de cette affaire.</p><p>Italia et ses 10 compagnes d'infortune se sont récemment associées à d'autres victimes de tortures sexuelles commises par les autorités en plusieurs endroits du pays afin de réclamer, dans le cadre d'une campagne nationale baptisée Briser le silence, que la justice passe et que l'on fasse cesser les graves violations des droits humains.</p><p>Le supplice qu'a subi Italia est emblématique de l'usage répandu de la torture et de l'absence de justice au Mexique, explique-t-elle.</p><p>« La torture est pratiquée de manière effrénée au Mexique, et elle n'affecte pas seulement la personne qui en est victime, mais bien la société dans son ensemble. Mais je n'abandonnerai jamais le combat », conclut Italia.</p><p><strong>Justine Ijeomah : « Un policier m'a cogné plusieurs fois la tête contre un mur de béton » </strong></p><p>« Monsieur Droits Humains » : c'est comme ça que m'appellent les autorités de ma ville natale, Port Harcourt (Nigeria), en raison de mon travail de défense des condamnés à mort et des détenus soumis à la torture par les forces de sécurité.</p><p>Les employés et les bénévoles de notre organisation, la Fondation pour les droits humains, le développement social et l’environnement (HURSDEF) se rendent dans les postes de police et les centres de détention où les gens risquent d'être soumis à de graves violations de leurs droits fondamentaux. Nous avons recueilli des informations sur de nombreux cas d'exécution extrajudiciaire et de disparition forcée, ainsi que les récits d'épouvantables séances de torture.</p><p>Dans beaucoup de postes de police il y a une « salle de torture » et un « chargé de torture ». Certains détenus – souvent les pauvres et les enfants des rues – sont conduits au « Temple », autre nom utilisé pour désigner la salle de torture.</p><p>On les suspend au plafond ou bien on les menotte, et on les torture pendant des heures – on les frappe avec le plat de la lame d'une machette, on leur arrache les ongles avec une pince ou un coupe-câble, on leur tire des coups de feu dans les pieds, on leur place un bandeau sur les yeux et on les soumet à un simulacre d'exécution, on leur asperge les yeux de gaz lacrymogène et on les bat à coups de crosse ou de canon de fusil.</p><p>Récemment un jeune homme s'est évanoui après avoir été frappé pendant des heures à coups de machette et de barre métallique. Il y avait une mare de sang dans la salle de torture. Lorsque les policiers l'ont ranimé et l'ont fait revenir, le lendemain matin, on l'a forcé à manger son propre sang coagulé dans le sable du sol.</p><p>De nombreuses victimes de torture sont détenues pendant des mois sans être inculpées d'une quelconque infraction. La police a couramment recours à la torture pour extorquer des « aveux ». Pour que la douleur cesse, les gens « avouent » tout ce qu'on leur demande. Ces « aveux » sont le fondement du procès contre la personne qui a été torturée. Celui-ci débouche parfois sur une condamnation à mort.</p><p>Et nous, en tant que défenseurs des droits humains, nous ne sommes pas à l'abri. Nous recevons des menaces de mort et sommes fréquemment arrêtés ; et j'ai moi aussi enduré la torture. En mai 2010, j'ai été arrêté par la police alors que défendais un enfant soupçonné dans une affaire. On m'a fait sortir de la cellule et on m'a fait passer derrière le comptoir du poste. Là, un policier m'a cogné la tête plusieurs fois contre un mur de béton. J'ai été hospitalisé avec des blessures graves à la tête. Aujourd'hui je souffre encore de migraines consécutives à ce que j'ai subi.</p><p>Nous voulons que la torture soit définie comme une infraction punie par la loi au Nigeria. Elle est déjà bannie par la Constitution, et nous devons travailler collectivement pour faire en sorte qu'elle ne soit plus une pratique courante des forces de l'ordre de notre pays.</p><p>Nous gardons espoir. Quand nous portons des cas sur la place publique, cela fait réfléchir les autorités. Dans Know Your Rights, l'émission que j'anime toutes les semaines à la radio, je constate que le fait de dénoncer en donnant des noms a un impact. Bien souvent cela déclenche une réponse ou une intervention dans les heures qui suivent.</p><p>La torture est une pratique inhumaine, ensemble nous pouvons y mettre un terme !</p><p><strong>Loretta Rosales : « Je ne pouvais pas m'arrêter de trembler »</strong></p><p>Lorsque deux policiers philippins en civil ont abordé Loretta Rosales, lui ont placé un bandeau sur les yeux et l'ont fait monter dans une voiture, cette militante des droits humains s'est dit qu'elle ne pourrait jamais raconter ce qui s'était passé car elle allait mourir. Défendre les droits fondamentaux sous le régime brutal de Ferdinand Marcos, dans les années 1970, était une entreprise extrêmement risquée.</p><p>« J'avais très peur, se souvient Loretta. Je savais ce qui m'attendait. Au moment où ils m'ont fait entrer dans le bâtiment, j'ai commencé à entendre des cris et des hurlements. Je savais que j'étais dans une salle de torture. L'un des policier a dit : “Personne ne sait que tu es là, alors nous pouvons faire ce que nous voulons.” »</p><p>La torture a tout de suite démarré. Les hommes ont commencé par poser des questions à Loretta, en criant, puis ils ont fait couler de la cire de bougie brûlante sur ses bras, l'ont partiellement asphyxiée à l'aide d'une ceinture et l'ont soumise à un simulacre de noyade.</p><p>« Je me souviens que je m'efforçais de rester consciente, c'était ma manière de lutter, explique Loretta. Et puis les décharges électriques ont commencé, c'est ça qui a été le plus douloureux. Je ne pouvais pas m'arrêter de trembler. Je n'arrivais pas à contrôler mon corps. »</p><p>La famille de Loretta avait des connaissances au sein de l'armée et la militante a été remise en liberté au bout de quelques jours. Mais elle n'a jamais renoncé à son action en faveur des droits fondamentaux et est maintenant à la tête de la Commission philippine des droits humains, l'organe national en la matière.</p><p>Toutefois, près de 40 ans après les événements et malgré certaines avancées législatives – le pays a adopté en 2009 une loi contre la torture –, la torture reste une pratique répandue aux Philippines.</p><p>En janvier 2014, Loretta a reçu l'appel d'une personne l'informant de la découverte d'une « roue de la torture » dans les locaux d'un service de renseignements de la police dans la ville de Biñan, au sud de Manille.</p><p>Les policiers faisaient tourner la roue pour déterminer quelle méthode de torture ils allaient utiliser sur tel ou tel détenu.</p><p>L’indication « 30 secondes chauve-souris », par exemple, signifiait que le détenu allait être suspendu la tête en bas pendant 30 secondes. Si la bille tombait sur « 20 secondes Manny Pacquiao », du nom d'un célèbre boxeur philippin, le détenu était roué de coups de poing pendant 20 secondes. «</p><p>C'est la première fois que je voyais une chose pareille, nous dit Loretta. En général ils utilisent la torture pour soutirer des informations, mais là, c'était pour s'amuser. C'était affreusement choquant. »</p><p>Plusieurs policiers ont été inculpés à la suite de protestations internationales, mais il demeure extrêmement rare aux Philippines que les victimes de torture obtiennent justice. Loretta ne le sait que trop bien. Personne n'a jamais eu à répondre devant les tribunaux des sévices qui lui ont été infligés lorsqu'elle était jeune militante. L'un des hommes qui l'ont torturée est aujourd'hui député.</p><p>« L'absence de condamnation dans les affaires de torture aux Philippines est un gros problème. D'une part certaines personnes ont peur de porter plainte et d'autre part le fait de laisser ces actes impunis revient à dire que la torture est de fait autorisée. »</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Une femme mexicaine est violée dans un bus de la police sous les acclamations d'agents présents ; un Nigérian souffre encore de migraines quatre années après qu'on lui a cogné la tête à plusieurs reprises contre un mur de béton ; une Philippine voit revenir les images du moment où un soldat lui a fait couler sur la peau de la cire de bougie brûlante.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/78410_ _Still_from_The_Stuff_of_Life__0.jpg?1401287579" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47380">Torture Survivors_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Les coups étaient si violents qu&#039;à un moment j&#039;ai senti une main se soulever sous moi, et quelqu&#039;un a dit “je vous en prie, arrêtez de la frapper”. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Italia Méndez, Mexique. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>On les suspend au plafond ou bien on les menotte, et on les torture pendant des heures – on les frappe avec le plat de la lame d&#039;une machette, on leur arrache les ongles avec une pince ou un coupe-câble, on leur tire des coups de feu dans les pieds, on leur place un bandeau sur les yeux et on les soumet à un simulacre d&#039;exécution, on leur asperge les yeux de gaz lacrymogène et on les bat à coups de crosse ou de canon de fusil. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Justine Ijeomah, Nigeria. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/amnesty-international-global-crisis-torture-exposed-new-worldwide-campaign-2014-05-13">Amnesty International : nouvelle campagne mondiale contre la torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 13 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ACT40/004/2014/en">La torture en 2014 : trente ans d&#039;engagements non tenus</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Synthèse, 13 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ACT40/009/2014/fr">Témoignages</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Synthèse, 13 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Mexico Nigeria Philippines Stop Torture Torture et mauvais traitements Wed, 28 May 2014 18:47:15 +0000 Amnesty International 47379 at http://amnesty.org Stuart Franklin : «C'était David contre Goliath» http://amnesty.org/fr/news/stuart-franklin-it-was-david-and-goliath-moment-2014-05-28 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Stuart Franklin : «C&#039;était David contre Goliath» </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">28 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>Ce jour-là à Pékin, le célèbre photographe Stuart Franklin se trouvait avec un certain nombre d'autres personnes sur un balcon au 5e étage d'un bâtiment, bien au-dessus de la place Tiananmen. Lorsqu'il a braqué son appareil photo sur l'homme qui se tenait debout face à la colonne de chars chinois, il s'est dit qu'il était trop loin de la scène.</p><p>Mais 25 ans après ce jour emblématique du 5 juin 1989, la photo est devenue le symbole absolu du pouvoir d'un individu face à la toute puissance de l'État.</p><p>Voici le récit de ce moment.</p><p><strong>De « Woodstock » à la répression</strong></p><p>Stuart était arrivé à Pékin une semaine avant l'intervention brutale des forces chinoises contre un groupe d'étudiants pacifiques dans la nuit du 3 juin 1989. À l'agence Magnum, son rédacteur en chef avait compris que le mouvement qui avait débuté en avril de cette année-là par une grève de la faim d'étudiants sur la place principale de Pékin était en train de prendre des proportions historiques. C'est Stuart que l'on envoya sur place.</p><p>« Je voulais à tout prix y aller, nous explique Stuart chez lui à Londres. Je savais que ce qui se passait était grave, car en Chine, défier les autorités, ce n'est pas rien.&nbsp;<strong>»</strong></p><p>Arrivé dans la capitale chinoise avec simplement un sac à dos et ses appareils, le photographe a loué un vélo et commencé à circuler en ville. Il essayait de comprendre les événements sans précédent qui se déroulaient autour de lui.</p><p>« C'était extraordinaire. À mon arrivée, l'ambiance était un peu celle d'un “Woodstock chinois”. Il y avait certes des grévistes de la faim sous une tente, mais il y avait aussi des débats et de la musique. Un petit quelque chose d'un festival de rock. »</p><p>« Mais bien vite le tableau s'est obscurci et lorsque les chars sont arrivés, on a tout de suite su que les autorités chinoises n'allaient pas en rester là.»</p><p>« La situation a basculé lorsque l'armée a pris position, les 1er et 2 juin. L'ambiance s'est tendue. Les militaires ont tiré, des gens ont été tués et la répression a alors commencé. »</p><p><strong>L'homme de la place Tiananmen</strong></p><p>Personne ne sait exactement combien de personnes ont été tuées lors de l'intervention de l'armée chinoise, les 3 et 4 juin, contre les étudiants, les dirigeants syndicaux et tous les autres citoyens qui manifestaient place Tiananmen. Et personne n'imaginait ce qui s'est produit ensuite. Alors que le soleil se lève ce lundi 5 juin 1989, Stuart se dépêche de rejoindre le balcon de l'hôtel Beijing, situé en face de la place Tiananmen. Les correspondants de la presse étrangère se sont rassemblés là pour observer l'évolution de la situation sur l'esplanade en contrebas.</p><p>Et c'est alors qu'ils le voient. Un homme en chemise blanche et pantalon sombre s'avance devant une colonne de chars sur l'avenue Changan, avec pour seul arme un sac en plastique dans chaque main. Alors que les chars essaient de le contourner, il se déplace pour les en empêcher. Les chars bougent à leur tour.</p><p>« Nous étions stupéfaits. Je m'attendais à voir le char s'ébranler et commencer à avancer tout doucement, explique Stuart. C'était extrêmement surprenant qu'il ne le fasse pas et qu'il entame un pas de danse, qu'il se mette à négocier avec l'homme.</p><p>« C'était David contre Goliath. L'homme était tout petit face à un énorme char, et c'était saisissant de voir le pouvoir d'un homme, d'un seul homme, face à la toute puissance de l'État. »</p><p>Dans la fièvre, Stuart a appuyé sur le déclencheur de son appareil, comme il l'avait fait de si nombreuses fois auparavant lors des manifestations, conscient de saisir des moments auxquels on assiste rarement en Chine.</p><p>« Lorsque j'ai pris cette photo, ce qui m'est passé par la tête, c'est que j'étais à des kilomètres de la scène, que j'étais bien trop loin, se souvient Stuart en regardant la série de clichés pris il y a 25 ans. J'aurais voulu être plus près, j'aurais voulu être dans la rue. J'ai pensé à toutes ces photos vraiment extraordinaires, comme celles des Tchèques manifestant devant les chars russes à Prague en 1968. Et je me disais, zut alors, je suis trop loin, ça ne va pas donner grand chose. »</p><p><strong>« Est-ce que tu as eu la photo ? » </strong></p><p>Le lendemain, alors qu'il essayait de quitter Pékin après avoir réussi à faire passer sa pellicule dans la boîte de thé d'un producteur d'une chaîne de télévision française, Stuart reçut un appel de son rédacteur en chef du bureau parisien de Magnum, qui lui posa une seule question : « Est-ce que tu as eu la photo de l'homme face au char ? »</p><p>Stuart comprit alors que c'est cette photo qui allait incarner les événements dans les années à venir. « Nous n'avions pas de télévision à Pékin, aussi nous ne nous sommes pas rendu compte de l'impact que cette image a eu immédiatement. L'événement a été répercuté dans le monde entier par la BBC et par d'autres organes de presse. Les gens ont vu ces images d'un homme littéralement en train de danser devant un char, l'empêchant d'avancer, stoppant sa progression, et c'est ça qui s'est gravé à jamais dans les mémoires.</p><p>« Si ça s'était passé aujourd'hui, tous les gens auraient envoyé des tweets ! Tout le monde aurait cette photo. Si je devais résumer ce cliché en un mot, je dirais “courage”. Le courage extraordinaire de cet homme qui s'est dressé face à une colonne de chars, prêt à sacrifier sa vie pour défendre sa vision de la justice sociale. »</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Ce jour-là à Pékin, le célèbre photographe Stuart Franklin se trouvait avec un certain nombre d'autres personnes sur un balcon au 5e étage d'un bâtiment, bien au-dessus de la place Tiananmen. Lorsqu'il a braqué son appareil photo sur l'homme qui se tenait debout face à la colonne de chars chinois, il s'est dit qu'il était trop loin de la scène.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/110411_1989_POSTER_Tiananmen_Square_.jpg?1401205625" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47354">Tank Man_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/47355">Stuart Franklin_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Chine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="48.980217">48° 58' 48.7812" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="117.421875">117° 25' 18.75" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>C&#039;était extraordinaire. À mon arrivée, l&#039;ambiance était un peu celle d&#039;un “Woodstock chinois”. Il y avait certes des grévistes de la faim sous une tente, mais il y avait aussi des débats et de la musique. Un petit quelque chose d&#039;un festival de rock. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Stuart Franklin. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Si ça s&#039;était passé aujourd&#039;hui, tous les gens auraient envoyé des tweets ! Tout le monde aurait cette photo. Si je devais résumer ce cliché en un mot, je dirais “courage”. Le courage extraordinaire de cet homme qui s&#039;est dressé face à une colonne de chars, prêt à sacrifier sa vie pour défendre sa vision de la justice sociale. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Stuart Franklin. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/china-persecution-tiananmen-activists-exposes-president-xi-s-reform-lies-2014-05-28">Chine : les persécutions visant des militants de Tiananmen trahissent les mensonges du président à propos des réformes </a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 28 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/child-tiananmen-young-activist-campaigns-her-father-s-release-jail-2014-05-20">Une enfant de Tiananmen: cette jeune militante se bat pour que son père emprisonné soit libéré</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 20 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/05/21/black-out-autour-de-lanniversaire-des-evenements-de-tiananmen/">Black-out autour de l’anniversaire des événements de Tiananmen</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Billet de blog </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants China Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux Liberté d’expression Tue, 27 May 2014 21:06:10 +0000 Amnesty International 47353 at http://amnesty.org Chine : les persécutions visant des militants de Tiananmen trahissent les mensonges du président à propos des réformes http://amnesty.org/fr/news/china-persecution-tiananmen-activists-exposes-president-xi-s-reform-lies-2014-05-28 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Chine : les persécutions trahissent les mensonges </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">28 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>Les persécutions généralisées visant des militants, à l’approche du 25e anniversaire de la répression de 1989 contre le mouvement de Tiananmen, trahissent les mensonges qui se cachent derrière les affirmations du président chinois Xi Jinping lorsqu’il parle d’une plus grande ouverture et de réformes approfondies, a déclaré Amnesty International.<br /> <br /> Des dizaines de militants ont été arrêtés, assignés à domicile ou interrogés par la police au cours des dernières semaines pour avoir tenté de rendre hommage aux centaines ou milliers de militants et civils sans arme qui ont été blessés ou tués lors de la répression.<br /> <br /> «&nbsp;Le 25e anniversaire des événements de Tiananmen représentait une occasion importante de vérifier la solidité des déclarations du président Xi Jinping, qui affirme apporter une plus grande ouverture. Mais il a préféré la répression à la réforme&nbsp;», a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International, qui se trouve à Hong Kong cette semaine pour rendre hommage aux victimes du 4&nbsp;juin 1989.<br /> <br /> «&nbsp;Les autorités chinoises persistent à essayer d’effacer ces événements de toutes les mémoires et elles réagissent plus durement au 25e anniversaire de la répression qu’aux précédents.&nbsp;»<br /> <br /> Parmi les personnes arrêtées ces dernières semaines se trouvent l’avocat spécialiste des droits humains Pu Zhiqiang et la journaliste de premier plan Gao Yu. Ding Zilin, porte-parole des Mères de Tiananmen, a été assignée à domicile.<br /> <br /> Depuis 25&nbsp;ans, des proches des victimes luttent pour obtenir justice et en payent le prix. La plupart des membres du groupe des Mères de Tiananmen sont désormais âgés, et plusieurs des personnes, pères et mères, qui ont fait partie de ce groupe dès ses origines sont aujourd’hui décédées.<br /> <br /> «&nbsp;Les dirigeants chinois doivent cesser de faire de la politique avec l’histoire et, au contraire, rendre justice aux victimes. Ces familles accablées de chagrin méritent de recevoir des explications complètes et transparentes de la part de leur gouvernement&nbsp;», a affirmé Salil Shetty.<br /> <br /> «&nbsp;Il n’est pas trop tard pour que Xi Jinping change d’approche et Amnesty International l’encourage vivement à ouvrir une enquête indépendante et transparente sur la violente répression de 1989.&nbsp;»<br /> <br /> <strong>Une répression omniprésente<br /> <br /> </strong>Vingt-cinq ans après le bain de sang, les autorités continuent de recourir à tous les moyens nécessaires pour empêcher la population chinoise d’exprimer des opinions n’allant pas dans le sens des discours du gouvernement. Des militants sont emprisonnés pour des motifs fallacieux et les personnes qui tentent de protéger les droits humains au sein du système judiciaire actuel sont la cible de violences.<br /> <br /> L’année 2014 a été marquée jusqu’ici par une répression plus généralisée contre les personnes réclamant des réformes, en particulier contre les personnes associées au Mouvement des nouveaux citoyens. Plusieurs militants de premier plan associés à ce réseau, dont les appels pour une plus grande transparence et la fin de la corruption font écho aux appels lancés lors des manifestations en faveur de la démocratie en 1989, ont été condamnés à de longues peines de prison<strong>.<br /> </strong><br /> «&nbsp;Ce mépris flagrant de l’état de droit montre que le gouvernement est sérieusement dépassé par les revendications de plus en plus fortes des citoyens chinois, qui réclament de pouvoir participer à la vie politique&nbsp;», a déclaré Salil Shetty.<br /> <br /> «&nbsp;Si le gouvernement veut prouver qu’il tient à honorer sa promesse d’approfondir les réformes, il doit desserrer l’étau étouffant dont il entoure la liberté d’expression et la liberté de réunion.&nbsp;»<br /> <br /> Amnesty International appelle une nouvelle fois les autorités chinoises à&nbsp;:<br /> <br /> _ reconnaître publiquement les violations des droits humains commises lors de la répression des événements de la place Tiananmen en 1989&nbsp;;<br /> <br /> _ ouvrir une enquête transparente et indépendante sur ces faits et amener les responsables présumés d’atteintes aux droits humains à rendre des comptes pour leurs actes&nbsp;;<br /> <br /> _ accorder des réparations aux victimes de la répression de 1989 et à leurs familles&nbsp;;<br /> <br /> _ cesser de harceler et de poursuivre en justice les personnes qui commémorent les manifestations qui se sont déroulées sur la place Tiananmen en 1989 ou qui en parlent et, plus généralement, les personnes qui exercent pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et de réunion.</p><p>&nbsp;</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Avec la persécution généralisée de militants à l'approche du 25e anniversaire de la répression de Tiananmen, le président Xi Jinping a préféré la répression à la réforme.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="560" height="400" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/193852_Tiananmen_Square_0.jpg?1401236138" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47370">Tiananmen protests_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> 89June425 </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn">Beijing</span> <div class="country-name">Chine</div> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Xi Jinping a préféré la répression à la réforme, tandis que les autorités chinoises persistent à essayer d’effacer ces événements de toutes les mémoires.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Me, 28/05/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/05/21/black-out-autour-de-lanniversaire-des-evenements-de-tiananmen/">Black-out autour de l’anniversaire des événements de Tiananmen</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article de blog </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/stuart-franklin-it-was-david-and-goliath-moment-2014-05-28">Stuart Franklin : « C&#039;était David contre Goliath »</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 28 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/child-tiananmen-young-activist-campaigns-her-father-s-release-jail-2014-05-20">Une enfant de Tiananmen: cette jeune militante se bat pour que son père emprisonné soit libéré</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 20 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> China Wed, 28 May 2014 13:51:22 +0000 Amnesty International 47373 at http://amnesty.org France : les expulsions forcées dans des camps de Calais risquent d'aggraver les problèmes sanitaires http://amnesty.org/fr/news/france-forced-evictions-calais-camps-risk-exacerbating-health-concerns-2014-05-28 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> France : les expulsions risquent d&#039;aggraver les problèmes sanitaires </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">28 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>L'expulsion, mercredi 28&nbsp;mai, de quelque 700&nbsp;migrants et demandeurs d'asile hors de camps situés dans le nord de la France risque d'aggraver les problèmes sanitaires qui ont selon les autorités motivé cette procédure, a déclaré Amnesty International. <br /><br />Le matin du 28&nbsp;mai, des policiers français ont encerclé les camps improvisés occupés par des migrants et des demandeurs d'asile dans la région de Calais et ont commencé à les démolir, affirmant ainsi réagir à l'apparition d'une épidémie de gale dans ces camps. <br /><br />«&nbsp;Les autorités françaises semblent se servir des expulsions forcées comme d'une solution à une urgence sanitaire, une décision qui risque de causer plus de problèmes qu'elle n'en résout. On ignore où les personnes expulsées trouveront à se reloger et comment elles arriveront à obtenir les soins dont elles ont besoin&nbsp;», a déclaré Jezerca Tigani, directrice adjointe du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International. <br /><br />«&nbsp;L'expulsion n'est pas la solution. Cette situation nécessite un plan sanitaire bien conçu et adapté. Cela n'a malheureusement rien de nouveau&nbsp;; les autorités françaises sont connues pour procéder à des expulsions forcées de masse sans proposer de solutions de remplacement satisfaisantes aux personnes concernées.&nbsp;»<br /><br />Des organisations non gouvernementales (ONG) locales ont indiqué que la majorité des personnes vivant dans ces camps sont des ressortissants syriens, afghans et érythréens, dont certains avaient déjà demandé l'asile en France et d'autres espéraient se rendre au Royaume-Uni. <br /><br />Un groupe de 10&nbsp;ONG médicales, de défense des droits humains et des droits des migrants, parmi lesquelles figurent Amnesty International France, ont écrit mardi 27&nbsp;mai au Premier ministre français, avant cette expulsion de masse, pour lui rappeler que la situation sanitaire dans ces camps était catastrophique. &nbsp; <br /><br />Les ONG ont exhorté les autorités françaises à réagir en adoptant des mesures adaptées sur le plan sanitaire plutôt que de procéder à une expulsion. <br /><br />«&nbsp;Il est consternant que les autorités françaises aient mené cette expulsion de masse et n'aient pas pris en considération les mises en garde répétées des ONG sur la terrible situation sanitaire qui prévalait dans les camps informels de la région de Calais. Les informations faisant état d'une distribution inadaptée de traitements contre la gale sur le terrain ajoutent à notre inquiétude&nbsp;», a déclaré Stephan Oberreit, directeur d'Amnesty International France. <br /><br />«&nbsp;La France doit honorer ses obligations vis-à-vis des migrants et des demandeurs d'asile, et les traiter avec dignité au lieu de les abandonner.&nbsp;»<br /><br />L'opération de police du 28 au matin a fait suite à une décision du préfet du Nord-Pas-de-Calais de procéder à une expulsion pour raisons sanitaires en réaction à l'apparition d'une épidémie de gale. <br /><br />Selon certaines informations, seul un nombre inconnu de mineurs parmi les personnes expulsées se verra proposer une solution de relogement provisoire. <br /><br />Amnesty International, des ONG françaises et des associations locales craignent que la plupart des habitants de ces camps ne se retrouvent à la rue et ne soient exposés à d'autres violations des droits fondamentaux. <br /><br />Une expulsion forcée est une expulsion sans notification adéquate, sans consultation des personnes concernées, sans garanties juridiques et sans mesures de relogement dans des conditions adaptées. <br /><br />Aux termes du droit international, la France ne doit pas procéder à des expulsions forcées et doit en protéger toutes les personnes, y compris les migrants et les demandeurs d'asile, en particulier face à une urgence sanitaire. <br /><br />Les conditions de vie et de santé déjà précaires dans les camps informels sont souvent aggravées par les expulsions forcées, qui perpétuent l'absence de logements décents et peuvent interrompre les soins et les programmes proposés par des organismes de santé et des ONG aux personnes vivant dans ces camps.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>L'expulsion, mercredi 28&nbsp;mai, de quelque 700&nbsp;migrants et demandeurs d'asile hors de camps situés dans le nord de la France risque d'aggraver les problèmes sanitaires qui ont selon les autorités motivé cette procédure, a déclaré Amnesty International.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/193947_FRANCE-POLICE-IMMIGRATION (1).jpg?1401284899" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47386">calais_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> france </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Royaume-Uni</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="50.515173">50° 30' 54.6228" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="1.933594">1° 56' 0.9384" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>L&#039;expulsion n&#039;est pas la solution. Cette situation nécessite un plan sanitaire bien conçu et adapté. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Jezerca Tigani, directrice adjointe du programme Europe et Asie centrale d&#039;Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Forced Eviction France Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Thu, 29 May 2014 08:04:37 +0000 Amnesty International 47385 at http://amnesty.org République centrafricaine. Le remaniement du gouvernement ne doit pas rimer avec impunité http://amnesty.org/fr/news/car-change-government-must-not-lead-impunity-2014-05-23 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Centrafrique. Remaniement gouvernemental </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">23 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>La présidente par intérim de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, doit veiller à ce que les changements annoncés dans la composition du gouvernement ne permettent pas à des personnes soupçonnées de crimes relevant du droit international d’entrer au gouvernement et de bénéficier ainsi d’une impunité, a déclaré Amnesty International vendredi 23&nbsp;mai 2014. <br /> <br /> L’organisation appelle aussi la présidente à faire le nécessaire pour que les responsables présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’autres graves violations des droits humains soient soumis à des enquêtes et aient à rendre des comptes dans le cadre de procès équitables. <br /> <br /> «&nbsp;Amnesty International considère que les personnes pouvant raisonnablement être soupçonnées d’avoir commis des crimes relevant du droit international ou des atteintes aux droits humains ne doivent pas pouvoir occuper des postes gouvernementaux qui risqueraient de leur permettre de réitérer de tels actes&nbsp;», a déclaré Christian Mukosa, chercheur Afrique centrale à Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Il ne doit pas y avoir de place pour l’impunité en République centrafricaine. Il est impératif que les personnes soupçonnées d’avoir participé aux terribles atteintes aux droits humains qui ont été commises dans ce pays ces derniers mois soient soumises à des enquêtes, jugées et condamnées, et ne puissent pas profiter de leurs fonctions pour bénéficier d’une impunité.&nbsp;»<br /> <br /> «&nbsp;Le gouvernement de transition doit veiller à ce que les membres des milices anti-balaka et de la Séléka (et leurs alliés respectifs) qui sont soupçonnés d’avoir participé à ces atteintes aux droits humains soient traduits en justice afin que le pays puisse s’engager sur long chemin menant à une paix durable et au respect des droits humains.&nbsp;» <br /> <br /> Dans un discours devant le Conseil national de transition le 6&nbsp;mai 2014, Catherine Samba-Panza s’est engagée à remanier son gouvernement pour qu’il n’exclue aucune tendance et qu’il soit plus représentatif.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> La présidente par intérim de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, doit veiller à ce que les changements annoncés dans la composition du gouvernement ne permettent pas à des personnes soupçonnées de crimes relevant du droit international d’entrer au gouvernement et de bénéficier ainsi d’une impunité. </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/193758_BELGIUM-EU-AFRICA-SUMMIT-CAFRICA.jpg?1400840081" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47302">CAR_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> CAR </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">République centrafricaine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="5.446491">5° 26' 47.3676" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="24.257813">24° 15' 28.1268" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Il ne doit pas y avoir de place pour l’impunité en République centrafricaine. Il est impératif que les personnes soupçonnées d’avoir participé aux terribles atteintes aux droits humains qui ont été commises dans ce pays ces derniers mois soient soumises à des enquêtes, jugées et condamnées, et ne puissent pas profiter de leurs fonctions pour bénéficier d’une impunité. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Christian Mukosa, spécialiste de l&#039;Afrique centrale à Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/central-african-republic-ethnic-cleansing-sectarian-violence-2014-02-12">République centrafricaine. Nettoyage ethnique et tueries intercommunautaires</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle/Rapport, 12 févirer 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/central-african-republic-war-crimes-and-crimes-against-humanity-bangui-2013-12-19">République centrafricaine. Crimes de guerre et crimes contre l&#039;humanité à Bangui</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 19 décembre 2013. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/central-african-republic-violence-security-forces-now-out-control-2013-10-29">République centrafricaine : les violences commises par les forces de sécurité sont désormais impossibles à maîtriser</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 29 octobre 2013. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Groupes armés Central African Republic Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Fri, 23 May 2014 14:02:29 +0000 Amnesty International 47301 at http://amnesty.org Égypte. La police relâche 15 militants après un deuxième raid sur une ONG à Alexandrie http://amnesty.org/fr/news/egypt-least-15-activists-arrested-alexandria-police-raid-ngo-again-2014-05-22 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Égypte. La police relâche 15 militants après un deuxième raid sur une ONG à AlexandrieNGO </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">22 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>Au moins 15&nbsp;militants et avocats ont été arrêtés dans l’après-midi du jeudi 22&nbsp;mai lorsque les forces de sécurité ont fait irruption dans les bureaux du Centre pour les droits économiques et sociaux à Alexandrie. Amnesty International a qualifié l’opération, la deuxième en six mois, d’atteinte aux libertés d’association et de réunion.</p><p>D’après l’un des avocats, remis en liberté deux heures plus tard, les agents poursuivaient les gens dans les escaliers et jusque dans les rues voisines, les frappant à coups de poing et de crosse alors qu’ils les emmenaient en garde à vue. Les femmes auraient fait l’objet d’insultes et de brimades à caractère sexuel. Du matériel a été saisi.</p><p>«&nbsp;Avec cette nouvelle descente policière sur le Centre pour les droits économiques et sociaux, la répression de plus en plus intense qui s’abat sur les auteurs d’opinions critiques en Égypte franchit encore une étape, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.</p><p>«&nbsp;Tous les jours, pratiquement, des personnes critiques à l’égard du gouvernement sont arrêtées et placées en détention et, dans ce contexte, cette opération policière pourrait être le prélude à un mouvement de répression plus important sur les ONG. Quiconque est arrêté uniquement pour avoir protesté pacifiquement ou participé à une conférence dans le but de dénoncer des violations des droits humains doit être remis immédiatement et sans conditions en liberté.</p><p>«&nbsp;Les autorités égyptiennes doivent veiller à ce que les organisations de défense des droits humains puissent mener leurs activités dans le pays sans entraves. Il leur appartient d’ordonner une enquête indépendante et impartiale sur le raid de ce 22&nbsp;mai et sur les informations selon lesquelles des militants auraient été maltraités.&nbsp;»</p><p>L’opération a eu lieu vers 14&nbsp;heures, alors que le Centre accueillait une conférence en signe de solidarité avec le militant bien connu Mahinour El Masry, condamné la veille à deux années d’emprisonnement pour avoir «&nbsp;protesté sans autorisation&nbsp;». D’après les informations reçues, plus de 150&nbsp;personnes y assistaient et manifestaient devant le Centre avant l’arrivée de la police.</p><p>Parmi les personnes arrêtées figurent Mohamed Awad, l’avocat de l’ONG, Mostafa Eissa, un photographe, et deux jeunes mineurs. Les autres personnes détenues étaient venues assister à la conférence. Elles ont toutes été conduites à la Direction de la sécurité d’Alexandrie, puis relâchées au bout de plusieurs heures.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Au moins 15&nbsp;militants et avocats ont été arrêtés dans l’après-midi du jeudi 22&nbsp;mai lorsque les forces de sécurité ont fait irruption dans les bureaux du Centre pour les droits économiques et sociaux à Alexandrie, pour la deuxième fois en six mois.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/193728_Map_Egypt_-_Alexandria.jpg?1400778675" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47280">Egypt_Alexandria_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Egypt </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Égypte</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="27.064018">27° 3' 50.4648" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="28.300781">28° 18' 2.8116" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Avec cette nouvelle descente policière sur le Centre pour les droits économiques et sociaux, la répression de plus en plus intense qui s’abat sur les auteurs d’opinions critiques en Égypte franchit encore une étape.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Je, 22/05/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Egypt Liberté d’expression Fri, 23 May 2014 09:59:13 +0000 Amnesty International 47281 at http://amnesty.org Une enfant de Tiananmen : cette jeune militante se bat pour que son père emprisonné soit libéré http://amnesty.org/fr/news/child-tiananmen-young-activist-campaigns-her-father-s-release-jail-2014-05-20 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Une militante se bat pour la liberté de son père </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">20 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p><br /> Les manifestations de 1989 à Pékin et leur répression ont une signification spéciale pour Ti-Anna Wang. Née cette année-là, elle a reçu un prénom inspiré par les événements de la place Tiananmen. Son père était un ardent défenseur de la démocratie exilé à Montréal, au Canada, depuis le début des années 1980.<br /> <br /> Les débats sur la politique et les droits humains étaient familiers à Ti-Anna. Son père, Wang Bingzhang, voyageait dans le monde entier pour plaider la cause des droits humains en Chine. Les membres de sa famille menaient une vie paisible à Montréal, où ils croyaient être en sécurité, ne mesurant pas l’efficacité des services de sécurité chinois.<br /> <br /> En 2002, alors que Ti-Anna n’avait que 13&nbsp;ans, sa mère les a réunis, elle et ses deux frères aînés, dans le salon de leur appartement, et leur a appris que leur père ne rentrerait pas à la maison.<br /> <br /> Wang Bingzhang était parti au Viêt-Nam. À la suite d’une rencontre avec d’autres militants, il a été enlevé par deux hommes qui lui ont fait franchir la frontière chinoise.<br /> <br /> «&nbsp;À l’époque, je n’ai pas compris la gravité de la situation. J’ai cru que c’était un gros malentendu, une simple question de temps, et que la justice aurait finalement le dessus&nbsp;», raconte Ti-Anna.<br /> <br /> Après avoir été détenu pendant six mois au secret, Wang Bingzhang a été inculpé d’espionnage et de terrorisme. À l’issue d’un procès qui a duré un jour, il a été condamné à l’emprisonnement à perpétuité. <br /> <br /> Plus d’une décennie après, le père de Ti-Anna est toujours enfermé dans une prison chinoise.<br /> <br /> «&nbsp;J’ai vraiment cru que c’était peut-être une erreur, qu’ils avaient fait une erreur sur la personne, qu’au bout de peu de temps tout s’éclaircirait et s’arrangerait. Je n’avais pas imaginé que cela pourrait durer plus de 10&nbsp;ans&nbsp;», explique-t-elle.<br /> <br /> Au fil des années, Ti-Anna a commencé à se rendre compte qu’elle ne reverrait pas son père en liberté, et elle a décidé de prendre les choses en main. <br /> <br /> Elle a contacté des personnes qui, comme elle, avaient des parents injustement emprisonnés en Chine. Les mêmes atteintes aux droits se retrouvaient d’un cas à l’autre&nbsp;: persécutions à l’égard de militants des droits humains, chefs d’inculpation fabriqués de toutes pièces, procès iniques. Les violences commises à Tiananmen de nombreuses années auparavant ne relevaient pas d’une époque révolue.<br /> <br /> J’ai toujours eu ce sentiment&nbsp;: si je n’arrive pas à le faire libérer, il faudrait au moins qu’il sache que son sacrifice n’a pas été inutile. Je suis dans l’obligation de continuer à faire connaître son histoire, parce que c’est en quelque sorte un privilège d’avoir la possibilité de le faire&nbsp;», affirme cette militante. <br /> <br /> Depuis que son père a été enlevé, en 2002, Ti-Anna n’a pu le voir que trois fois, à la prison de Shaoguan, non loin de Hong Kong. Une paroi vitrée les séparait. Des gardiens surveillaient de près chacune de ces rencontres, qui ont duré exactement 30&nbsp;minutes.<br /> <br /> «&nbsp;Les dix dernières années ont entraîné une forte détérioration de son état psychologique. Il est maintenu à l’isolement presque tout le temps et il n’a que peu d’interaction avec d’autres personnes. Il est très fragile&nbsp;», explique Ti-Anna. <br /> <br /> Les rencontres elles-mêmes sont éprouvantes, mais les difficultés commencent dès qu’il s’agit d’organiser une visite. <br /> <br /> «&nbsp;Tout cela est épuisant, poursuit Ti-Anna. Il faut aller très vite, parce que l’administration pénitentiaire vous signale les dates auxquelles une visite est possible&nbsp;; et, au moment où elle vous informe, il ne reste généralement pas beaucoup de temps pour se préparer. Il faut faire une demande de visa, prendre des billets, tout cela dans la précipitation. Et puis on va là-bas pour deux jours, et on revient. Mais ce qu’il y a de plus dur, c’est de repartir, parce que je sais que je reviens chez moi, à Montréal, mais en même temps je suis forcée d’abandonner mon père&nbsp;», confie-t-elle.<br /> <br /> Lorsque Ti-Anna a eu 19&nbsp;ans, elle s’est installée à Washington pendant un an pour intervenir auprès des membres du Congrès des États-Unis pour qu’ils fassent pression sur les autorités chinoises afin que celles-ci reviennent sur le dossier de son père. <br /> <br /> Mais la situation s’est alors dégradée. Pour punir Ti-Anna de l’action qu’elle menait ouvertement aux États-Unis - du moins c’est ce qu’elle suppose - plus aucune visite n’a été autorisée. <br /> <br /> «&nbsp;Là, ça a été vraiment difficile, parce qu’on se demande parfois si on n’a pas aggravé les choses, on a l’impression que tout va de plus en plus mal et non de mieux en mieux&nbsp;», souligne Ti-Anna. <br /> <br /> Mais, malgré tous les obstacles rencontrés au fil des années, Ti-Anna trouve son inspiration auprès de son père et des militants qui ont jadis fait preuve d’un si grand courage à Tiananmen. Elle refuse de perdre espoir. <br /> <br /> «&nbsp;La dernière chose qu’on pourrait vouloir, ce serait qu’il soit oublié, en même temps que les milliers de prisonniers politiques en Chine. Si son cas suscite l’attention internationale, on peut au moins espérer qu’il est en sécurité. J’ai l’impression qu’il vaut mieux faire quelque chose que rien du tout.&nbsp;» </p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><br /> Les manifestations de 1989 à Pékin et leur répression ont une signification spéciale pour Ti-Anna Wang. Née cette année-là, elle a reçu un prénom inspiré par les événements de la place Tiananmen.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/192792_Ti-Anna_Wang_and_her_father_Wang_Bingzhang..jpg?1400509449" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47210">Ti-Anna old_fr</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/47211">Ti-Anna new_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Tiananmen </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Chine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="44.339565">44° 20' 22.434" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="121.640625">121° 38' 26.25" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>J’ai vraiment cru que c’était peut-être une erreur, qu’ils avaient fait une erreur sur la personne, qu’au bout de peu de temps tout s’éclaircirait et s’arrangerait. Je n’avais pas imaginé que cela pourrait durer plus de 10 ans.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ti-Anna Wang. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La dernière chose qu’on pourrait vouloir, ce serait qu’il soit oublié, en même temps que les milliers de prisonniers politiques en Chine. Si son cas suscite l’attention internationale, on peut au moins espérer qu’il est en sécurité. J’ai l’impression qu’il vaut mieux faire quelque chose que rien du tout.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ti-Anna Wang. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants China Liberté d’expression Tue, 20 May 2014 11:01:41 +0000 Amnesty International 47213 at http://amnesty.org Des gouvernements continuent de tolérer l’homophobie http://amnesty.org/fr/news/homophobia-still-tolerated-governments-around-world-2014-05-16 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Des gouvernements continuent de tolérer l’homophobie </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">16 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>Certains gouvernements dans le monde ne se montrent pas à la hauteur des obligations qui leur incombent de protéger les droits des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués (LGBTI), a déclaré Amnesty International à la veille de la Journée internationale contre l’homophobie.<br /> <br /> «&nbsp;À l’approche d’une série de marches de la Fierté, les gouvernements dans le monde doivent se mobiliser et remplir leur devoir qui consiste à permettre aux citoyens de s’exprimer, sans craindre les violences homophobes, a déclaré Michael Bochenek, directeur général chargé du droit international et de la stratégie politique au sein d’Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;Les dernières marches de la Fierté ont été visées par des interdictions et des attaques violentes&nbsp;; cela ne peut continuer ainsi. La discrimination et les restrictions imposées aux droits à la liberté de réunion et d’expression gâchent la vie des personnes LGBTI de par le monde.&nbsp;»<br /> <br /> Dans plusieurs pays, on constate une absence de volonté de remédier à l’homophobie et à la transphobie. Les autorités de certains pays vont même jusqu’à encourager ces pratiques en adoptant et en appliquant des lois et des règlements qui compromettent les droits des personnes LGBTI de s’exprimer librement –&nbsp;en violation des obligations internationales des États.<br /> <br /> Les personnes LGBTI sont fréquemment en butte à des violences lors des marches de la Fierté, ainsi que dans leur vie quotidienne. Bien trop souvent, la police ne mène pas d’enquête approfondie sur ces agissements.<br /> <br /> «&nbsp;Il est scandaleux qu’en 2014 les autorités de par le monde ne légifèrent pas contre les crimes de haine homophobe ou transphobe ni n’enquêtent sur ces actes. Il est consternant de constater que dans de nombreux pays, les personnes LGBTI sont elles-mêmes inculpées de charges pénales et victimes de la violence d’État, a déclaré Michael Bochenek. <br /> <br /> «&nbsp;Chacun doit pouvoir jouir de tous ses droits fondamentaux sans discrimination, notamment fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.&nbsp;»<br /> <br /> Cette année, Amnesty International concentre son attention sur plusieurs pays où il faut sans délai améliorer la situation.<br /> <br /> <strong>Cameroun</strong>&nbsp;: Les violences, les arrestations et les détentions arbitraires motivées par l’orientation sexuelle réelle ou présumée sont monnaie courante. Le Code pénal du Cameroun érige en infraction les relations sexuelles entre adultes de même sexe, crime passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.<br /> <br /> <strong>Haïti</strong>&nbsp;: Les comportements envers les personnes LGBTI sont devenus de plus en plus hostiles depuis le tremblement de terre du 12&nbsp;janvier 2010, lorsque des groupes religieux qui fournissent de l’aide à Haïti ont affirmé que l’homosexualité était la cause de cette catastrophe naturelle. En novembre 2013, des hommes armés de machettes et d’armes à feu ont roué de coups deux membres d’un groupe de défense des droits des LGBTI dans leur local à Port-au-Prince.<br /> <br /> <strong>Russie</strong>&nbsp;: Une loi de 2013 proscrit tout événement public organisé par des personnes LGBTI. Plusieurs rassemblements pacifiques ont été dispersés par les autorités au titre de cette loi homophobe. La police manque systématiquement à son devoir de protéger les personnes LGBTI contre les agressions violentes.<br /> <br /> <strong>Serbie</strong>&nbsp;: Une marche de la Fierté prévue le 31&nbsp;mai risque d’être interdite à la dernière minute. Depuis 2011, les autorités ont interdit des marches de la Fierté en raison de menaces émanant de groupes homophobes. En 2010, une manifestation a été ternie par 6&nbsp;500&nbsp;contre-manifestants en colère.<br /> <br /> <strong>Ouganda</strong>&nbsp;: Le 23&nbsp;février, le président a promulgué une loi contre l’homosexualité qui prévoit la détention à perpétuité pour les relations sexuelles entre adultes de même sexe et permet l’extradition d’Ougandais ayant des relations homosexuelles à l’étranger. Les attaques violentes, les arrestations arbitraires et la torture et les mauvais traitements dont sont victimes les personnes LGBTI se poursuivent à une fréquence alarmante.<br /> <br /> <strong>Ukraine </strong>: Après avoir été bannie du centre-ville, la première marche de la Fierté de Kiev s’est tenue en 2013 dans un lieu isolé. Des contre-manifestants ont malgré tout tenté de la disperser, lançant des pétards et déchirant des banderoles. Les organisateurs de la marche de la Fierté prévue du 5&nbsp;au 7&nbsp;juillet 2014 ont reçu des menaces&nbsp;; le gouvernement refuse de légiférer contre les discriminations ciblant les personnes LGBTI.<br /> <br /> Depuis les années&nbsp;1970, les marches de la Fierté sont une occasion cruciale pour les personnes LGBTI de mobiliser contre l’homophobie et la transphobie, de lutter contre la discrimination, de jeter des passerelles avec la société majoritaire, et de rappeler clairement aux autorités qu’elles sont tenues de garantir les droits de tous les citoyens. <br /> <br /> «&nbsp;Bien trop souvent, les autorités cherchent à se soustraire à leur responsabilité de garantir le droit des personnes LGBTI d’organiser des rassemblements, d’être visibles et d’être intégrées dans la société majoritaire. Alors que des marches de la Fierté sont organisées de par le monde, il est temps que les gouvernements fassent preuve de détermination et garantissent ces droits élémentaires&nbsp;», a déclaré Michael Bochenek.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Certains gouvernements dans le monde ne se montrent pas à la hauteur des obligations qui leur incombent de protéger les droits des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués (LGBTI), a déclaré Amnesty International à la veille de la Journée internationale contre l’homophobie.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/192509_New_Zealand_Pride_Parade_2014.jpg?1400236123" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47186">Homophobia_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="51.533096">51° 31' 59.1456" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="-0.181274">0° 10' 52.5864" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>À l’approche d’une série de marches de la Fierté, les gouvernements dans le monde doivent se mobiliser et remplir leur devoir qui consiste à permettre aux citoyens de s’exprimer, sans craindre les violences homophobes. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Michael Bochenek, directeur général chargé du droit international et de la stratégie politique au sein d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR01/001/2013/fr">Afrique. Quand aimer devient un crime. La criminalisation des relations entre personnes de même sexe en Afrique subsaharienne</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 25 juin 2013. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR36/021/2013/fr">Haïti. Attaque contre le siège d’une organisation LGBTI</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Document, 26 novembre 2013. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/russia-s-anti-gay-propaganda-law-assault-freedom-expression-2013-01-25">Russie. La loi sur la «propagande de l’homosexualité» est une attaque contre la liberté d’expression</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 25 janvier 2013. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Orientation sexuelle et identité de genre Fri, 16 May 2014 17:22:58 +0000 Amnesty International 47187 at http://amnesty.org Tchad. Fermer une frontière équivaudrait à couper une voie vitale pour les réfugiés centrafricains http://amnesty.org/fr/news/chad-border-closure-will-cut-lifeline-car-refugees-2014-05-13 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Tchad. Un refuge pour les réfugiés centrafricains </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">13 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>La décision du gouvernement tchadien de fermer la frontière qui borde le sud du pays aura des conséquences dramatiques pour les hommes, femmes et enfants fuyant les violences intercommunautaires en République centrafricaine qui empirent depuis des mois, a déclaré Amnesty International mardi 13&nbsp;mai. <br /> <br /> Il a été révélé que le président tchadien Idriss Déby Itno avait déclaré dimanche 11&nbsp;mai, alors qu’il se trouvait en visite à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine, que la frontière serait «&nbsp;fermée hermétiquement&nbsp;» à toute personne, à l’exception des citoyens tchadiens retournant dans leur pays avec leurs biens, «&nbsp;tant que la crise en Centrafrique ne [serait] pas résolue&nbsp;».<br /> <br /> «&nbsp;Le président Déby ferme la porte aux personnes qui veulent quitter la République centrafricaine pour se réfugier au Tchad, les condamnant ainsi à souffrir davantage, a déclaré Christian Mukosa, spécialiste de l’Afrique centrale à Amnesty International. Il faut qu’il revienne sur sa décision, et la communauté internationale doit faire plus pour soutenir les dizaines de milliers de réfugiés qui ont fui la République centrafricaine pour se rendre au Tchad.&nbsp;»<br /> <br /> «&nbsp;Plus de 360&nbsp;000&nbsp;personnes ont déjà fui la République centrafricaine pour se réfugier dans les pays voisins, dont un grand nombre à partir de décembre 2013, lorsque la crise actuelle s’est aggravée et a donné lieu à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, dans un climat de nettoyage ethnique. La fermeture de la frontière coupera une voie de communication vitale pour les civils qui cherchent refuge au Tchad. »<br />&nbsp;<br /> «&nbsp;Les civils centrafricains ne doivent pas être renvoyés de l’autre côté de la frontière, où ils peuvent être attaqués ou tués.&nbsp;»<br /> <br /> La décision des autorités tchadiennes risque de paver la voie à des violations des droits humains qui pourraient avoir des conséquences aussi bien pour des Tchadiens que pour des ressortissants étrangers dans le pays. Étant donné que beaucoup de personnes fuyant le conflit en République centrafricaine n’ont pas leurs papiers d’identité, il serait difficile d’établir leur nationalité. <br /> <br /> La frontière entre les deux pays fait environ mille kilomètres. Des dizaines de milliers de civils centrafricains, ainsi que d’anciens combattants, ont déjà afflué vers le Tchad, où beaucoup font face à des conditions très difficiles dans des camps de réfugiés officiels ou des campements informels. <br /> <br /> D’après les dernières informations fournies par le HCR, des personnes continuent à arriver à la frontière avec le Tchad. Certaines ont marché pendant près de deux mois pour y arriver. Parmi les derniers arrivés, le HCR a fait état de cas de fatigue généralisée, de 28&nbsp;cas de malnutrition, de trois cas de blessures par balle nécessitant une intervention chirurgicale, ainsi que de cas de dysenterie et de gale. <br /> <br /> En mars 2014, une délégation d’Amnesty International s’était rendue dans des camps de réfugiés situés du côté tchadien de la frontière. La pénurie d’aide et l’insécurité généralisée qui y régnait ont incité l’organisation à tirer la sonnette d’alarme et à dire que les personnes fuyant la République centrafricaine risquaient de vivre une crise humanitaire à l’intérieur du Tchad. <br /> <br /> Lors d’une visite au Tchad, la semaine dernière, la secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et coordonnatrice des secours d’urgence des Nations unies, Valerie Amos, a demandé qu’il soit fait davantage pour aider les réfugiés de République centrafricaine et d’ailleurs venus chercher refuge au Tchad.<br /> <br /> Le Tchad est partie à la Convention de 1951 sur les réfugiés et à son Protocole de 1967. <br /> <br /> En avril 2014, le Tchad a retiré son contingent de 850&nbsp;soldats de la force de maintien de la paix en République centrafricaine, menée par l’Union africaine, après que des soldats tchadiens eurent été accusés d’avoir fait usage sans discernement de la force contre des civils.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La décision du gouvernement tchadien de fermer la frontière qui borde le sud du pays aura des conséquences dramatiques pour les hommes, femmes et enfants fuyant les violences intercommunautaires en République centrafricaine qui empirent depuis des mois.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/192727_CAR_refugees_in_Chad (1).jpg?1399997908" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47144">Chad CAR refugees_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Tchad</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="13.535996">13° 32' 9.5856" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="19.599609">19° 35' 58.5924" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Le président Déby ferme la porte aux personnes qui veulent quitter la République centrafricaine pour se réfugier au Tchad, les condamnant ainsi à souffrir davantage. Il faut qu’il revienne sur sa décision, et la communauté internationale doit faire plus pour soutenir les dizaines de milliers de réfugiés qui ont fui la République centrafricaine pour se rendre au Tchad.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Christian Mukosa, spécialiste de l’Afrique centrale à Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Ma, 13/05/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/05/05/conflit-en-republique-centrafricaine-une-faible-lueur-despoir-avec-la-liberation-de-44-enfants/">Conflit en République centrafricaine : une faible lueur d’espoir avec la libération de 44 enfants</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Billet de blog, 2 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/AFR01/006/2014/en">Statement on refugees to the African Commission on Human and Peoples&#039; Rights</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Déclaration, 6 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/qa-central-african-republic-s-human-rights-crisis-2014-04-09">La crise des droits humains en République centrafricaine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Questions et réponses, 9 avril 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://bit.ly/CARstorymapfr">Il faut de toute urgence protéger les civils en République centrafricaine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Carte avec témoignages </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-4"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/central-african-republic-ethnic-cleansing-sectarian-violence-2014-02-12">République centrafricaine. Nettoyage ethnique et tueries intercommunautaires</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle/rapport, 12 février 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Central African Republic Chad Conflict in the Central African Republic Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Thu, 15 May 2014 10:30:08 +0000 Amnesty International 47143 at http://amnesty.org Amnesty International : nouvelle campagne mondiale contre la torture http://amnesty.org/fr/news/amnesty-international-global-crisis-torture-exposed-new-worldwide-campaign-2014-05-13 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Amnesty International : nouvelle campagne mondiale contre la torture </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">13 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Amnesty International accuse des gouvernements du monde entier de ne pas tenir leurs engagements en ce qui concerne l’élimination de la torture, 30&nbsp;ans après l’adoption de la Convention contre la torture par les Nations unies en 1984.<br /> <br /> «&nbsp;Dans le monde entier des gouvernements font preuve d’hypocrisie face à la torture. Ils l’interdisent à travers la législation mais l’encouragent dans la pratique&nbsp;», a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International, lors du lancement de <em>Stop Torture</em>, la nouvelle campagne mondiale d’Amnesty International visant à lutter contre la torture et les autres mauvais traitements dans le monde d’aujourd’hui.<br /> <br /> «&nbsp;La torture est non seulement toujours pratiquée, mais elle est même prospère dans de nombreux pays à travers le monde. De plus en plus de gouvernements tentent de justifier le recours à cette pratique au nom de la sécurité nationale, affaiblissant les progrès constants réalisés dans ce domaine depuis 30&nbsp;ans.&nbsp;»<br /> <br /> Depuis 1984, 155&nbsp;États ont ratifié la Convention des Nations unies contre la torture, dont 142&nbsp;font l’objet de recherches menées par Amnesty International. L’organisation a constaté que 79&nbsp;d’entre eux, soit plus de la moitié des États parties qu’elle étudie, pratiquaient encore la torture en 2014. Trente-deux autres membres des Nations unies n’ont pas adopté la Convention, bien que l’interdiction mondiale de la torture s’applique également à eux.<br /> <br /> Ces cinq dernières années, Amnesty International a signalé des cas de torture et d’autres formes de mauvais traitements dans au moins 141&nbsp;pays de toutes les régions du monde, c’est-à-dire dans pratiquement tous les pays sur lesquels travaille l’organisation. La torture étant par nature entourée du plus grand secret, le nombre de pays qui la pratique est probablement encore plus élevé.<br /> <br /> Dans certains de ces pays, la torture est utilisée quotidiennement et de manière systématique. Dans d’autres, Amnesty International n’a relevé que des cas isolés et exceptionnels. Pour l’organisation, le moindre cas de torture est absolument inacceptable.<br /> <br /> La campagne <em>Stop Torture</em> s’ouvre avec une synthèse destinée aux médias, intitulée <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ACT40/004/2014/fr"><em>La torture en 2014&nbsp;: 30&nbsp;ans d’engagements non tenus</em></a>, qui fournit un aperçu du recours à cette pratique dans le monde à l’heure actuelle.<br /> <br /> Cette synthèse présente différentes techniques de torture, allant des positions douloureuses aux décharges électriques dans les parties génitales en passant par la privation de sommeil, utilisées contre les personnes soupçonnées d’infractions pénales ou d’atteintes à la sécurité du pays, les dissidents et les opposants politiques, entre autres.<br /> <br /> Dans le cadre de sa campagne, Amnesty International a mandaté GlobeScan pour mener une <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ACT40/005/2014/fr">étude visant à évaluer à l’échelle mondiale les attitudes envers la torture</a>. Il est inquiétant de constater que près de la moitié des participants à cette étude (44&nbsp;%), qui vivent dans 21&nbsp;pays répartis sur tous les continents, pensent qu’ils risqueraient d’être torturés s’ils étaient placés en garde à vue dans leur pays.<br /> <br /> Une écrasante majorité de participants (82&nbsp;%) estime qu’il devrait exister des lois claires contre la torture. Cependant, plus du tiers des personnes interrogées (36&nbsp;%) pensent encore que le recours à la torture peut être justifié dans certaines circonstances.<br /> <br /> «&nbsp;Les résultats de cette nouvelle enquête mondiale sont surprenants, près de la moitié des participants pensent qu’ils pourraient être eux-mêmes torturés. Pour la grande majorité des gens, il devrait y avoir des lois claires contre la torture, bien qu’environ un tiers des personnes interrogées pensent encore que le recours à la torture puisse parfois être justifié. De manière générale, on constate un large soutien parmi le public en faveur des actions visant à empêcher la torture&nbsp;», a expliqué Caroline Holme, directrice de GlobeScan.<br /> <br /> Des mesures telles que la criminalisation de la torture dans le droit national, l’ouverture des centres de détention à des observateurs indépendants ou encore le fait de filmer les interrogatoires ont permis de faire reculer le recours à la torture dans les pays qui prennent au sérieux leurs engagements au titre de la Convention.<br /> <br /> Amnesty International demande aux gouvernements d’instaurer des mécanismes de protection, tels que des examens médicaux en bonne et due forme, le droit de pouvoir consulter rapidement un avocat, des contrôles indépendants des lieux de détention, des enquêtes indépendantes et efficaces en cas d’allégations de torture, des poursuites judiciaires à l’encontre des personnes soupçonnées d’avoir commis des actes de torture et des réparations appropriées pour les victimes, afin de prévenir et sanctionner le recours à la torture.<br /> <br /> Amnesty International continue d’agir à l’échelle mondiale contre la torture, mais elle va en particulier se pencher sur cinq pays dans lesquels cette pratique est monnaie courante et où elle pense pouvoir obtenir des résultats non négligeables. La campagne s’articulera autour de rapports substantiels contenant des recommandations spécifiques pour chacun de ces pays.</p><ul><li>Au <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/015/2014/fr"><strong>Mexique</strong></a>, le gouvernement affirme que les cas de torture sont exceptionnels mais, en réalité, il est fréquent que la police et les forces de sécurité pratiquent ce type de sévices, et ce sans être sanctionnées.<br /> Miriam López Vargas, 31&nbsp;ans, mère de quatre enfants, a été enlevée à Ensenada, où elle vit, par deux soldats en civils qui l’ont emmenée dans une caserne. Elle y a été détenue pendant une semaine, au cours de laquelle elle a été violée trois fois, asphyxiée et électrocutée. Ces actes avaient pour but de l’obliger à «&nbsp;avouer&nbsp;» qu’elle était impliquée dans des infractions liées à la législation sur les stupéfiants. Trois ans ont passé mais aucun de ses tortionnaires n’a été traduit en justice.</li></ul><p>&nbsp;</p><ul><li>Aux <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA35/002/2014/fr"><strong>Philippines</strong></a>, la justice est hors d’atteinte pour la plupart des victimes de torture. Un lieu de détention secret où des policiers maltraitaient des détenus «&nbsp;pour s’amuser&nbsp;» a été récemment découvert. Selon certaines informations, des policiers faisaient tourner une «&nbsp;roue de la torture&nbsp;» pour décider des sévices qui seraient infligés aux détenus. Le retentissement médiatique de cette affaire a entraîné l’ouverture d’une enquête interne et quelques policiers ont été renvoyés. Cependant, Amnesty International réclame une enquête impartiale et exhaustive au terme de laquelle les policiers impliqués seront traduits en justice. La plupart des actes de torture commis par la police ne sont pas signalés et les victimes continuent de souffrir en silence.</li></ul><p>&nbsp;</p><ul><li>Au <a href="//www.amnesty.org/fr/library/info/MDE29/004/2014/fr"><strong>Maroc et au Sahara occidental</strong></a>, les autorités enquêtent rarement lorsque des cas de torture sont signalés.<br /> Les autorités espagnoles ont extradé Ali Aarrass vers le Maroc bien qu’il ait été à craindre qu’il y soit torturé. Des agents des renseignements sont venus le chercher et l’ont emmené dans un lieu de détention secret. Là, il affirme avoir reçu des décharges électriques dans les testicules, avoir été frappé sur la plante des pieds et avoir été suspendu par les poignets des heures durant. Les policiers l’auraient obligé à «&nbsp;avouer&nbsp;» avoir aidé un groupe terroriste. Ali Aarrass a été déclaré coupable et condamné à 12&nbsp;ans de prison sur la base de ces «&nbsp;aveux&nbsp;». Aucune enquête n’a été menée sur ses allégations de torture.</li></ul><p>&nbsp;</p><ul><li>Au <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR44/005/2014/fr"><strong>Nigeria</strong></a>, policiers et militaires ont couramment recours à la torture. Moses Akatugba avait 16&nbsp;ans lorsqu’il a été arrêté par des soldats. Il a expliqué qu’ils l’avaient battu et lui avaient tiré une balle dans la main. D’après ses déclarations, il aurait été transféré sous la garde de la police et des policiers l’auraient pendu par les bras et les jambes pendant des heures dans un poste de police. Moses Akatugba affirme avoir été contraint, sous la torture, à signer des «&nbsp;aveux&nbsp;» selon lesquels il était impliqué dans un vol. Aucune enquête n’a été menée sur ces allégations. En novembre 2013, après avoir attendu le verdict de son procès pendant huit ans, il a été condamné à mort.</li></ul><p>&nbsp;</p><ul><li>En <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR62/002/2014/fr"><strong>Ouzbékistan</strong></a>, la torture est très répandue mais les tortionnaires sont rarement traduits en justice. Amnesty International n’est pas autorisée à entrer dans ce pays. Dilorom Abdukadirova a passé cinq ans en exil après que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur une manifestation à laquelle elle participait. À son retour, elle a été arrêtée, empêchée de voir sa famille et inculpée de tentative de renversement du gouvernement. Pendant son procès, elle est apparue émaciée et elle avait des bleus sur le visage. Sa famille est persuadée qu’elle a été torturée.</li></ul><p><br /> <br /> «&nbsp;Il y a 30&nbsp;ans, Amnesty International a mené une campagne demandant aux pays du monde entier de s’engager à combattre la torture. Cette campagne a abouti à la Convention des Nations unies contre la torture. Depuis, de nombreuses avancées ont été réalisées. Mais il est décourageant de constater aujourd’hui qu’une campagne mondiale est encore nécessaire pour faire en sorte que ces engagements soient respectés&nbsp;», a déclaré Salil Shetty.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Amnesty International accuse des gouvernements du monde entier de ne pas tenir leurs engagements en ce qui concerne l’élimination de la torture, 30&nbsp;ans après l’adoption de la Convention contre la torture par les Nations unies en 1984.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/61938_Still_from_Waiting_For_The_Guards_.jpg?1399650833" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47072">Torture main story_fr</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/multimedia/video/torture-campaign-claudiafr-">Torture campaign Claudia_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <ul><li><span>Au cours des cinq dernières années, Amnesty International a signalé des cas de torture et d’autres mauvais traitements dans 141&nbsp;pays.&nbsp;</span></li><li><span>Une nouvelle enquête mondiale, menée auprès de 21&nbsp;000&nbsp;personnes vivant dans 21&nbsp;pays disséminés sur tous les continents, indique que dans tous ces pays des gens craignent d’être torturés.</span></li><li><span>Près de la moitié des participants à l’enquête redoutent d’être torturés s’ils venaient à être placés en garde à vue.</span></li><li><span>Plus de 80&nbsp;%&nbsp;des personnes interrogées veulent des lois solides pour être protégées de la torture.</span></li><li><span>Plus d’un tiers pensent que la torture peut être justifiée.</span></li></ul> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> ACT40/004/2014 </div> <div class="field-item even"> ACT40/005/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Dans le monde entier des gouvernements font preuve d’hypocrisie face à la torture. Ils l’interdisent à travers la législation mais l’encouragent dans la pratique.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Salil Shetty, secrétaire général d&#039;Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ACT40/005/2014/fr">Sondage mondial : Attitudes face à la torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Document, 13 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ACT40/004/2014/fr">La torture en 2014 - 30 ans d&#039;engagements non tenus</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Synthèse à destination des médias, 13 mai 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture/actnow">Agissez !</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Campagne Stop Torture </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Stop Torture Torture et mauvais traitements Mon, 12 May 2014 15:00:49 +0000 Amnesty International 47073 at http://amnesty.org Brésil. Carton jaune pour les restrictions aux manifestations ! http://amnesty.org/fr/news/brazil-give-yellow-card-restrictions-protests-2014-05-08 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Brésil. Carton jaune pour les restrictions aux manifestations </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">08 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>La Coupe du monde 2014 devant placer le Brésil sous les feux de la rampe, Amnesty International lance une <a href="https://www.aiyellowcard.org/fr">nouvelle campagne mondiale</a> priant les autorités de veiller à ce que les forces de sécurité «&nbsp;respectent les règles du jeu&nbsp;» pendant les manifestations qui devraient avoir lieu avant et pendant le tournoi. <br /> <br /> La campagne, intitulée <em>Brésil, attention à la faute&nbsp;!</em>, invite les gens à travers le monde à envoyer à la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, et au président du Congrès, Renan Calheiros, des cartons jaunes leur demandant que soient respectés les droits de tout un chacun à la liberté d’expression et de réunion pacifique durant la Coupe du monde. <br /> <br /> Des manifestations de grande ampleur se sont déroulées au Brésil depuis juin 2013. Les participants exprimaient entre autres choses un mécontentement croissant envers la médiocrité des services publics et le fait que des milliers d’habitants des zones urbaines en subissaient les conséquences. Dans plusieurs cas la police a riposté avec une force excessive et inutile, y compris en faisant usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. <br /> <br /> «&nbsp;Ce n’est pas un délit de protester, c’est un droit humain. Au lieu d’utiliser la violence contre les manifestants, les pouvoirs publics et les forces de sécurité doivent veiller à la sécurité des personnes. Tout abus doit faire l’objet d’une enquête dans les meilleurs délais, et les responsables traduits en justice, a déclaré Atila Roque, directeur exécutif d’Amnesty International Brésil. <br /> <br /> «&nbsp;Le gouvernement brésilien doit garantir les droits de tous à la liberté d’expression et de réunion pacifique durant la Coupe du monde, et veiller à ce que les forces de sécurité reçoivent une formation pertinente et que le recours aux gaz lacrymogènes et aux balles en caoutchouc soit dûment réglementé.&nbsp;» <br /> <br /> Le Brésil a aussi recouru à des lois destinées à la lutte contre le crime organisé et les milices urbaines pour prendre des mesures répressives contre des manifestants pacifiques. De nouveaux textes de loi antiterroristes à la formulation vague, actuellement en cours de préparation au Congrès national, menacent le droit à la liberté d’expression et pourraient servir à sanctionner ceux qui prennent part à des manifestations pacifiques. <br /> <br /> «&nbsp;Les manifestations pacifiques ne devraient jamais être vues comme des menaces. Les autorités devraient plutôt s’engager dans un dialogue constructif avec les manifestants et ne jamais les considérer comme des délinquants&nbsp;», a ajouté Atila Roque. <br /> <br /> La campagne contient une pétition qui sera disponible à l’adresse <a href="https://www.aiyellowcard.org/fr">www.aiyellowcard.org/fr</a>. Les signatures, recueillies jusqu’au 2&nbsp;juin, seront remises aux autorités, à Brasilia, le 5&nbsp;juin.<br /> <br /> «&nbsp;Cette campagne a pour objectif d’inciter les fans de foot et tous ceux qui se sentent concernés par les droits humains à travers le monde à diriger les projecteurs sur les violences policières et la liberté d’expression au Brésil&nbsp;», a dit Atila Roque. <br /> <br /> À quelques semaines seulement du début de la Coupe du monde, qui se déroulera dans 12&nbsp;villes du Brésil, les autorités fédérales et des États sont en train d’adopter des mesures spéciales concernant la sécurité publique et le maintien de l’ordre pendant les événements. D’après les prévisions, des milliers de personnes devraient exercer leur droit de manifester pacifiquement et descendre dans la rue. <br /> <br /> Avec cette campagne, Amnesty International se joint à d’autres organisations de la société civile brésilienne pour plaider en faveur du respect et de la protection des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Il s’agit notamment de veiller à ce que la législation actuelle et les lois à venir soient conformes au droit et aux normes internationaux en matière de droits humains et que les opérations de sécurité publique, et notamment de maintien de l’ordre pendant les manifestations, se déroulent dans le respect de ces mêmes normes.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La Coupe du monde 2014 devant placer le Brésil sous les feux de la rampe, Amnesty International lance une nouvelle campagne mondiale priant les autorités de veiller à ce que les forces de sécurité «&nbsp;respectent les règles du jeu&nbsp;» pendant les manifestations qui devraient avoir lieu avant et pendant le tournoi.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/192350_Brazil_World_Cup_2014_protests (1).jpg?1399385701" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47261">Brazil World Cup campaign - protests_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Amnesty International lance une nouvelle campagne pour lutter en faveur de la liberté d’expression et contre les violences policières au Brésil.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> WorldCup </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Brésil</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="-13.594735">13° 35' 41.046" S</abbr>, <abbr class="longitude" title="-50.625000">50° 37' 30" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.com.br?q=-13.594735+-50.625000+%28%2C+%2C+%2C+%2C+br%29">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Ce n’est pas un délit de protester, c’est un droit humain. Au lieu d’utiliser la violence contre les manifestants, les pouvoirs publics et les forces de sécurité doivent veiller à la sécurité des personnes. Tout abus doit faire l’objet d’une enquête dans les meilleurs délais, et les responsables traduits en justice. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Atila Roque, directeur exécutif d’Amnesty International Brésil </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Je, 08/05/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.aiyellowcard.org/fr">Donnez-leur un carton jaune</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Campagne mondiale </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/04/10/loccupation-militaire-de-mare-avant-la-coupe-du-monde-au-bresil/">L’occupation militaire de Maré avant la Coupe du monde au Brésil</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Billet de blog, 8 avril 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Brazil Liberté d’expression Application des lois Équipement militaire, de sécurité et de police Commerce des armes Thu, 22 May 2014 14:41:13 +0000 Amnesty International 47262 at http://amnesty.org Chine. La répression s'intensifie tandis que l'anniversaire de Tiananmen s'approche http://amnesty.org/fr/news/china-crackdown-intensifies-ahead-tiananmen-anniversary-2014-05-07 <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">07 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>Les autorités chinoises doivent libérer sans délai toutes les personnes détenues pour avoir voulu commémorer l’écrasement des manifestations de la place Tiananmen en 1989, a déclaré Amnesty International après une série d’arrestations la semaine dernière.<br /> <br /> Au moins cinq militants de premier plan ont été arrêtés à Pékin, tandis que la police a procédé à l’interrogatoire de nombreuses autres personnes, les autorités cherchant à empêcher toute expression critique dans la période qui précède le 25e&nbsp;anniversaire de la fin violente du mouvement, le 4&nbsp;juin.<br /> <br /> «&nbsp;Ces arrestations récentes montrent que les autorités sont prêtes à aller très loin pour réduire au silence ceux qui cherchent à rappeler la répression de 1989&nbsp;», a déclaré Anu Kultalahti, chercheuse d’Amnesty International sur la Chine.<br /> <br /> «&nbsp;Vingt-cinq ans après, les autorités ont de nouveau choisi la voie de la répression plutôt que de reconnaître la nécessité d’un débat ouvert sur les événements de 1989&nbsp;», a poursuivi Anu Kultalahti.<br /> <br /> Mardi 6&nbsp;mai, Pu Zhiqiang, avocat bien connu, spécialiste des droits humains, a été incarcéré au motif qu’il aurait «&nbsp;cherché des querelles&nbsp;», après sa participation à un week-end d’études à Pékin débouchant sur la demande d’une enquête au sujet de la répression du 4&nbsp;juin 1989.<br /> <br /> Quatre autres militants qui ont assisté à cette réunion, Xu Youyu, Liu Di, Hao Jian et Hu Shigen, ont été arrêtés pour le même motif. Conformément à la législation chinoise, la police peut maintenir ces cinq militants en détention jusqu’à une date postérieure au 4&nbsp;juin.<br /> <br /> «&nbsp;Toutes les personnes arrêtées pour avoir essayé de commémorer le 25e&nbsp;anniversaire doivent être libérées sans délai et sans condition. La persécution de ceux et celles qui cherchent à célébrer les victimes de la répression de Tiananmen doit cesser&nbsp;», a déclaré Anu Kultalahti.<br /> <br /> Les craintes ne cessent de croître en ce qui concerne un grand journaliste chinois qui a couvert la répression de 1989 et qui se bat toujours pour la justice. C’est le 24&nbsp;avril qu’on a eu pour la dernière fois des nouvelles de Gao Yu.<br /> <br /> La police a fait subir des interrogatoires à plusieurs autres militants de premier plan, cherchant ainsi à les dissuader de s’exprimer librement.<br /> <br /> Parmi les personnes visées figure Zhang Xianling, dont le fils Wang Nan a été tué en 1989. Zhang Xianling, ainsi que d’autres Mères de Tiananmen, a passé les deux dernières décennies à se battre pour que justice soit rendue aux victimes de la répression de 1989.<br /> <br /> Des centaines de personnes, peut-être des milliers, ont été tuées ou blessées lorsque l’armée a lancé une offensive contre les manifestants de la place Tiananmen et de ses environs en 1989.<br /> <br /> Les événements de 1989 demeurent un tabou pour les autorités chinoises. Les tentatives visant à commémorer les événements, à en débattre, à demander justice pour ceux et celles qui en ont subi les conséquences sont contrecarrées avec vigueur, aucun débat public n’étant toléré.<br /> </p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les autorités chinoises doivent libérer sans délai toutes les personnes détenues pour avoir voulu commémorer l’écrasement des manifestations de la place Tiananmen en 1989, a déclaré Amnesty International après une série d’arrestations la semaine dernière.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="560" height="400" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/192387_Lawyer_for_Chinese_artist_Ai_Weiwei_Pu_0.jpg?1399448982" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47010">Pu Zhiqiang_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> 89June425 </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn">Beijing</span> <div class="country-name">Chine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="43.773077">43° 46' 23.0772" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="119.750983">119° 45' 3.5388" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Vingt-cinq ans après, les autorités ont de nouveau choisi la voie de la répression plutôt que de reconnaître la nécessité d’un débat ouvert sur les événements de 1989. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Anu Kultalahti, chercheuse d’Amnesty International sur la Chine </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Me, 07/05/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/china-fears-crackdown-ahead-tiananmen-square-anniversary-2014-03-24">Chine. Craintes de répression à l&#039;approche de la date anniversaire des événements de la place Tiananmen</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 24 mars 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> China Wed, 07 May 2014 15:49:01 +0000 Amnesty International 47013 at http://amnesty.org Une nouvelle application « Bouton d'urgence » au secours des militants des droits humains http://amnesty.org/fr/news/new-panic-button-app-provides-safety-net-human-rights-activists-2014-05-01 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Une nouvelle application au secours des militants </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">01 mai 2014</span> </div> </div> </div> <p>Les personnes qui militent pour les droits humains dans certains des pays les plus répressifs du monde auront accès à un réseau d’aide amélioré en cas de risque d’agression, grâce à une application astucieuse et facile à utiliser lancée le 1er&nbsp;mai 2014 par Amnesty International.<br /> <br /> Le «&nbsp;Bouton d’urgence&nbsp;» est une appli pour téléphone portable Android qui transforme le smartphone en un système secret d’alarme. En cas d’urgence, l’utilisateur peut déclencher l’alarme et alerter ainsi d’autres militants, qui pourront alors intervenir rapidement. <br /> <br /> «&nbsp;Dans beaucoup de régions du monde la défense des droits humains peut être une activité très dangereuse et les militants risquent d’être menacés, emprisonnés et même torturés pour leur action, pourtant légitime, a déclaré Tanya O’Carroll, responsable du programme Technologie et droits humains d’Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Avec le “Bouton d’urgence”, la technologie se met au service des droits humains&nbsp;: ce nouvel outil permet aux militants d’informer les autres, en un seul geste, qu’ils sont en danger.&nbsp;»<br /> <br /> Un militant des Philippines, qui a testé l’application, raconte&nbsp;: «&nbsp;J’espère que je n’aurai pas besoin de m’en servir, mais la menace est tellement réelle qu’un outil comme le “Bouton d’urgence” pourra être d’un grand secours en cas de danger.&nbsp;»<br /> <strong><br /> Une protection contre les violences</strong><br /> Dans plusieurs pays à travers le monde, des personnes soupçonnées de représenter une menace pour l’autorité de l’État sont régulièrement enlevées ou arrêtées, ou sont victimes de disparition forcée, souvent sans aucun avertissement. <br /> <br /> Grâce au «&nbsp;Bouton d’urgence&nbsp;», des milliers de militants qui risquent chaque jour d’être persécutés et arrêtés disposeront d’un nouvel outil dans leur lutte pour la justice. <br /> <br /> Vous pouvez d’ores et déjà vous rendre sur le <a href="https://panicbutton.io/">site internet de l’appli «&nbsp;Bouton d’urgence&nbsp;»</a>. <br /> <br /> Amnesty International espère que les militants et citoyens ordinaires, en tant que bêta testeurs, contribueront à améliorer cet outil en téléchargeant et en testant l’appli dans leur pays dans le cadre des tests de validation. <br /> <strong><br /> Réduire les risques</strong><br /> Les autorités savent que les militants organisent leurs réunions, manifestations et autres actions à l’aide de leurs téléphones portables, et elles ont accru leurs moyens de surveillance afin de pouvoir suivre et repérer les activistes, les journalistes et les autres militants. <br /> <br /> Afin de réduire certains de ces dangers, le «&nbsp;Bouton d’urgence&nbsp;» utilise un écran de camouflage et l’utilisateur doit taper un code PIN pour accéder à l’application. <br /> <br /> Pour déclencher l’alarme il suffit d’appuyer rapidement sur la touche d’allumage du téléphone&nbsp;; un message d’alerte est alors envoyé directement par SMS à trois contacts préalablement choisis par l’utilisateur et pré-enregistrés. <br /> <br /> Si une fonction GPS est activée, le message envoyé contient un lien vers une carte qui permet de localiser l’utilisateur. Celui-ci peut prévoir que le réseau soit régulièrement mis à jour, toutes les deux ou trois minutes par exemple. <br /> <br /> «&nbsp;Nous travaillons actuellement avec des militants dans 16&nbsp;pays sur l’utilisation de l’outil et sur la menace croissante et omniprésente des systèmes de surveillance. Les utilisateurs doivent être conscients des risques qu’ils prennent lorsqu’ils se servent de leur téléphone portable pour leurs actions&nbsp;», a déclaré Tanya O’Carroll. <br /> <strong><br /> Lancement du «&nbsp;Bouton d’urgence&nbsp;» dans le monde</strong><br /> Après avoir reçu l’an dernier le prix Google Global Impact, d’un montant de 100&nbsp;000&nbsp;livres sterling, Amnesty International a commencé à tester l’appli avec des défenseurs des droits humains dans trois régions du monde. <br /> <br /> Sur une période de six mois, des centaines de militants aux Philippines, en Amérique centrale et en Afrique de l’Est testent le «&nbsp;Bouton d’urgence&nbsp;» et sont formés à son utilisation. Ils reçoivent aussi une formation pour pouvoir apprendre à d’autres à l’utiliser, afin qu’il couvre un espace aussi vaste que possible et soit mis à la disposition de ceux qui en ont le plus besoin. <br /> <br /> Après les premiers tests qui ont eu lieu en mars de cette année aux Philippines et en Amérique centrale, les militants ont souligné l’importance du dispositif pour leur action et insisté sur l’aide qu’il pourrait apporter à beaucoup d’autres personnes de leurs pays. <br /> <br /> «&nbsp;Le “Bouton d’urgence” est un outil essentiel d’alerte, mais il permet aussi de concevoir un plan d’urgence stratégique et coordonné et de l’articuler autour des contacts... L’atelier nous a forcés à nous asseoir et à réfléchir aux actions à entreprendre et à la manière de garantir une plus grande sécurité aux défenseurs des droits humains&nbsp;», a déclaré un militant mexicain des droits humains. <br /> <br /> Suivez la progression des tests régionaux du Bouton d’urgence (en anglais) en cliquant <a href="http://panicalert.tumblr.com/">ici</a>.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les personnes qui militent pour les droits humains dans certains des pays les plus répressifs du monde auront accès à un réseau d’aide amélioré en cas de risque d’agression, grâce à une application astucieuse et facile à utiliser lancée le 1er&nbsp;mai 2014 par Amnesty International.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/192217_Panic_Button_Soft_Launch_.jpg?1398960908" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/47004">Panic Button_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> PanicButton </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="16.491399">16° 29' 29.0364" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="121.267090">121° 16' 1.524" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Dans beaucoup de régions du monde la défense des droits humains peut être une activité très dangereuse et les militants risquent d’être menacés, emprisonnés et même torturés pour leur action, pourtant légitime. Avec le “Bouton d’urgence”, la technologie se met au service des droits humains : ce nouvel outil permet aux militants d’informer les autres, en un seul geste, qu’ils sont en danger.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Tanya O’Carroll, responsable du programme Technologie et droits humains d’Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://panicbutton.io/">Panic Button</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rendez-vous sur le site. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2013/09/23/dans-les-coulisses-de-la-mise-au-point-du-panic-button-la-nouvelle-application-damnesty-international/">Dans les coulisses de la mise au point du Panic Button, la nouvelle application d’Amnesty International</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Blog, 11 septembre 2013. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/2013/04/15/how-to-turn-a-mobile-phone-into-an-alert-system-for-activists/">How to turn a mobile phone into an alert system for activists</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Blog, 15 avril 2013. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Wed, 07 May 2014 13:59:23 +0000 Amnesty International 47005 at http://amnesty.org Attaques contre les journalistes au Pakistan : les chiffres http://amnesty.org/fr/news/attacks-against-journalists-pakistan-facts-and-figures-2014-04-30 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Attaques contre les journalistes au Pakistan : les chiffres </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">30 avril 2014</span> </div> </div> </div> <p><br /> Nombre total d’entretiens avec des journalistes et d’autres employés des médias&nbsp;: plus de 100<br /> <br /> Selon les recherches effectuées par Amnesty International, <strong>34&nbsp;journalistes</strong> au moins pourraient avoir été tués pour avoir exercé leur profession depuis le rétablissement d’un gouvernement démocratiquement élu en mars 2008.<br /> <br /> Les meurtriers ont été condamnés dans un seul cas – celui du correspondant de Geo TV, Wali Khan Babar, tué en 2011 – et même dans ce cas l’équité du procès a été source de profonde préoccupation. <br /> <br /> Depuis que le Premier ministre Nawaz Sharif a formé le gouvernement le 5&nbsp;juin 2013, <strong>au moins huit journalistes</strong> ont été tués dans tout le pays pour des motifs directement liés à l’exercice de leur profession.&nbsp;<strong>Six d’entre eux</strong> ont été tués en 2014.<br /> <br /> Sur les 34&nbsp;homicides recensés depuis 2008, <strong>neuf ont eu lieu dans le nord-ouest du Pakistan</strong> (Zones tribales sous administration fédérale [FATA] et province de Khyber Pakhtunkhwa)&nbsp;;<br /> <br /> <strong>12&nbsp;homicides ont eu lieu au Baloutchistan</strong>, dont six à Khuzdar, la deuxième ville de la province.<br /> <br /> Amnesty International a <strong>enquêté sur 73&nbsp;cas</strong> pour le présent rapport&nbsp;; les responsables ont été condamnés <strong>dans deux cas seulement</strong>&nbsp;: ceux de Wali Khan Babar et de Daniel Pearl, journaliste qui travaillait pour le <em>Wall Street Journal</em> et qui a été tué en 2002.<br /> <br /> La police ou d’autres autorités ont mené une <strong>enquête initiale dans 36&nbsp;de ces 73&nbsp;cas</strong>. Les victimes ou leur famille ont bénéficié d’une protection, reçu une indemnisation ou une autre aide de l’État dans un petit nombre de cas seulement.</p><table class="MsoNormalTable" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0"><tbody><tr><td valign="top" width="138"><span> </span><p class="MsoNormal" align="center"><span>Nombre total d’incidents sur lesquels Amnesty International a enquêté</span></p><span> </span></td><td valign="top" width="138"><span> </span><p class="MsoNormal" align="center"><span>Nombre de ces faits ayant fait l’objet d’une enquête de la police ou d’autres autorités étatiques</span></p><span> </span></td><td valign="top" width="138"><span> </span><p class="MsoNormal" align="center"><span>Nombre de faits dans lesquels les auteurs présumés ont fait l’objet de poursuites judiciaires</span></p><span> </span></td><td valign="top" width="171"><span> </span><p class="MsoNormal" align="center"><span>Nombre de condamnations des responsables de ces faits</span></p><span> </span></td></tr><tr><td valign="top" width="138"><span> </span><p class="MsoNormal" align="center"><span>73&nbsp;*</span><span></span></p><span> </span></td><td valign="top" width="138"><span> </span><p class="MsoNormal" align="center"><span>37</span></p><span> </span></td><td valign="top" width="138"><span> </span><p class="MsoNormal" align="center"><span>6</span></p><span> </span></td><td valign="top" width="171"><span> </span><p class="MsoNormal" align="center"><span>2 (Daniel Pearl et Wali Khan Babar)</span></p><span> </span></td></tr></tbody></table><p><span> </span><br />*À des fins statistiques nous prenons en compte les faits plutôt que le nombre de cas individuels, un journaliste pouvant être la cible de faits multiples de harcèlement ou d’agression, etc., à différents moments et imputables à différents individus. <br /> <br /> FIN</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Données chiffrées sur les attaques dont sont victimes les journalistes au Pakistan.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/192021_Attacks_against_journalists_in_Pakistan.jpg?1398765856" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/46884">Pakistan_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Pakistan</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="29.455679">29° 27' 20.4444" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="61.524438">61° 31' 27.9768" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/pakistan-journalists-under-siege-threats-violence-and-killings-2014-04-30">Pakistan. Les journalistes sont en butte aux menaces, aux violences et aux assassinats</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 30 avril 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Liberté d’expression Impunité Pakistan Wed, 30 Apr 2014 09:36:13 +0000 Amnesty International 46911 at http://amnesty.org La répression menée en cette période préélectorale révèle des «failles béantes» dans le bilan des droits humains en Algérie http://amnesty.org/fr/news/algeria-pre-election-clampdown-exposes-gaping-holes-human-rights-record-2014-04-14 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Algérie. Répression en période préélectorale </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">14 avril 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Les restrictions croissantes à la liberté d’expression imposées en cette période préélectorale en Algérie font apparaître des failles choquantes dans le bilan global des droits humains dans le pays, écrit Amnesty International dans <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE28/004/2014/fr">une nouvelle synthèse </a>rendue publique lundi 14&nbsp;avril. <br /><br /> Les efforts visant à réduire les opposants au silence et à étouffer les troubles sociaux sont l’un des principaux motifs de préoccupation de l’organisation en rapport avec l’élection présidentielle qui se tiendra en Algérie jeudi 17&nbsp;avril, et dans le cadre de laquelle le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, brigue un quatrième mandat controversé. Parmi les autres problèmes figurent les lacunes juridiques qui font le lit de la torture et d’autres formes de mauvais traitements, et qui empêchent de protéger efficacement les femmes contre les violences liées au genre, ainsi que l’impunité qui prévaut pour les violations passées. <br /><br /> «&nbsp;La stratégie des autorités algériennes a été d’étouffer dans l’œuf toute tentative visant à les défier ou à remettre leur bilan en question. Étant donné l’imminence de l’élection présidentielle, elles intensifient actuellement la répression et montrent qu’elles ne tolèreront aucune critique publique, à quelque niveau que ce soit&nbsp;», a déclaré Nicola Duckworth, directrice générale chargée des recherches à Amnesty International.<br /><br /> «&nbsp;Il semble y avoir un effort concerté de la part des autorités algériennes pour contrôler la narration de la campagne électorale, par le biais du renforcement de leur mainmise sur la liberté d’expression. L’absence de débat public et les restrictions pesant sur le droit de critiquer ou de protester pour exprimer des revendications sociales ou des exigences politiques font planer le doute sur cette élection.&nbsp;»<br /><br /> Plusieurs journalistes étrangers attendent toujours qu’on leur accorde un visa pour se rendre sur place et couvrir l’élection, tandis que cela fait des années que des groupes internationaux de défense des droits humains tels qu’Amnesty International se voient refuser des visas pour l’Algérie. <br /><br /> L’état d’urgence a été levé en Algérie en 2011, et pourtant la liberté d’expression, d’association et de réunion reste soumise à des restrictions. Bien que l’Algérie soit un pays producteur de pétrole, les troubles sociaux et économiques alimentés par la corruption, la hausse du coût de la vie, le taux de chômage élevé et la crise du logement se poursuivent. Les autorités algériennes ont déjà largement réagi à ces actions de protestation en les dispersant par la force, ainsi qu’en harcelant et en arrêtant manifestants et militants syndicaux.<br /><br /> Malgré l’interdiction frappant les manifestations à Alger, après un premier tour de vis début mars, les autorités n’ont pas dispersé par la force les manifestations pacifiques qui se sont déroulées dans la capitale en présence d’un important dispositif de sécurité.<br /><br /> Les autorités continuent cependant à s’en prendre aux Algériens, notamment aux journalistes qui s’écartent du discours officiel pro-Bouteflika. Dans un cas récent très choquant, l’épouse d’un journaliste ayant couvert des manifestations d’opposition a été agressée par trois individus vêtus en civil qui appartenaient semble-t-il aux forces de sécurité. Ils l’auraient menacée de leurs armes et auraient exigé que son mari cesse de critiquer les autorités sur Facebook, avant de l’ébouillanter avec de l’eau brûlante. <br /><br /> Le mois dernier, les forces de sécurité ont effectué une descente à Al Atlas TV, une chaîne de télévision privée qui avait critiqué les autorités dans ses émissions. Elle a été forcée de suspendre ses activités et interdite d’antenne le 12&nbsp;mars 2014. Aux termes de la législation en vigueur, seuls les médias publics bénéficient d’une licence de diffusion sans restriction&nbsp;; certaines chaînes privées se voient accorder des licences temporaires susceptibles d’être révoquées sans réel préavis. <br /><br /> «&nbsp;S’attaquer à une chaîne privée simplement parce qu’elle se fait l’écho d’opinions différentes est une atteinte répréhensible à la liberté d’expression&nbsp;», a déclaré Nicola Duckworth.<br /><br /> Une loi de 2012 régissant le fonctionnement des associations impose des restrictions supplémentaires aux personnes souhaiter enregistrer une organisation indépendante, et durcit la règlementation relative aux financements étrangers, sous couvert de protection des valeurs ou mœurs nationales. Un certain nombre d’associations ayant critiqué la politique du gouvernement, notamment celles œuvrant contre la corruption et les violences sexuelles, ou celles réclamant vérité et justice au sujet des disparitions forcées, n’ont pour l’instant pas été en mesure de s’enregistrer. Amnesty International Algérie, légalement enregistrée dans le pays depuis 1991, s’est tout récemment vu refuser l’autorisation requise pour l’organisation de son assemblée générale annuelle. <br /><br /> «&nbsp;Outre les mesures de répression visant la société civile, les autorités algériennes n’ont pas non plus suivi les recommandations des Nations unies les engageant à combler les lacunes des lois en vigueur, qui permettent que des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements aient lieu. Les garanties contre la torture inscrites dans le droit algérien à l’heure actuelle sont terriblement insuffisantes. Le bilan désastreux du pays en matière d’impunité pour les violations commises par l’Etat, séquelle tragique du conflit interne sanglant qu’a connu l’Algérie, ne fait qu’aggraver cette situation&nbsp;», a déclaré Nicola Duckworth.<br /><br /> La prise d’otages à l’usine de gaz d’In Amenas, en janvier 2013, lors de laquelle plus de 40&nbsp;employés et 29&nbsp;preneurs d’otages ont été tués, a mis en relief les menaces pesant sur la sécurité du pays, ainsi que le bilan lamentable des forces de sécurité. Les forces algériennes de sécurité se sont rendues coupables de violations graves, dont des actes de torture, des disparitions forcées, des exécutions extrajudiciaires et des détentions secrètes, au nom de la lutte contre le terrorisme. Ce bilan n’a cependant pas été pris en considération dans le cadre d’actions de coopération mises en place avec les États-Unis, la France et le Royaume-Uni dans le domaine de la sécurité. <br /><br /> Il reste encore à introduire des réformes de grande ampleur pour en finir avec les discriminations et les violences dont les femmes sont victimes, mais aussi pour respecter les droits des migrants. Par ailleurs, les mesures d’amnistie accordant l’immunité à des personnes ayant commis toutes sortes de violations affligeantes en Algérie par le passé ont seulement permis de consacrer l’impunité.<br /><br /> «&nbsp;En dépit de nombreuses promesses de réforme, les failles béantes que présente le bilan de l’Algérie en matière de droits humains persistent, même dans les domaines que les autorités affirment avec fierté avoir améliorés. Les discriminations et violences faites aux femmes restent monnaie courante&nbsp;», a déclaré Nicola Duckworth.<br /><br /></p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les restrictions croissantes à la liberté d’expression imposées en cette période préélectorale en Algérie font apparaître des failles choquantes dans le bilan global des droits humains dans le pays, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique lundi 14&nbsp;avril. <br /><br /></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/191212_Algeria_demonstration (1).jpg?1397235437" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/46680">Algeria demos_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>• <em>La liberté d’expression, d’association et de réunion est menacée, le droit de manifester est restreint, une chaîne de télévision privée a été interdite d’antenne et les ONG sont dans le flou juridique<br />• Les groupes internationaux de défense des droits humains et spécialistes de ces droits aux Nations unies ne sont pas les bienvenus<br />• Les syndicats indépendants sont harcelés, sur fond de tensions sociales et de manifestations contre le chômage<br />• Le droit ne protège pas les femmes contre les violences liées au genre, ni les suspects contre la torture <br />• Rien n’est fait pour lutter contre l’impunité généralisée <br /><br /> </em></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> MDE28/004/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Algérie</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="32.758638">32° 45' 31.0968" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="5.932617">5° 55' 57.4212" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La stratégie des autorités algériennes a été d’étouffer dans l’œuf toute tentative visant à les défier ou à remettre leur bilan en question. Étant donné l’imminence de l’élection présidentielle, elles intensifient actuellement la répression et montrent qu’elles ne tolèreront aucune critique publique, à quelque niveau que ce soit. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nicola Duckworth, directrice générale chargée des recherches à Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Lu, 14/04/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE28/004/2014/fr">Algérie. Principaux sujets de préoccupation dans le domaine des droits humains à l&#039;approche de l&#039;élection présidentielle</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Synthèse, 14 avril 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Algeria Liberté d’expression Impunité Crise Moyen-Orient et Afrique du Nord Mon, 14 Apr 2014 10:23:45 +0000 Amnesty International 46681 at http://amnesty.org La crise des droits humains en République centrafricaine. Questions et réponses http://amnesty.org/fr/news/qa-central-african-republic-s-human-rights-crisis-2014-04-09 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> République centrafricaine. Questions et réponses </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">09 avril 2014</span> </div> </div> </div> <p><em>Le contexte<br /><br /></em>Les forces de la Séléka (terme qui signifie «&nbsp;alliance&nbsp;» en sango, la langue nationale) se sont rendues responsables d’atteintes aux droits humains systématiques et généralisées en République centrafricaine au cours de l’année 2013. Après des saccages meurtriers qui ont débuté dans le nord-est, elles se sont déployées dans tout le pays, s’emparant de la capitale Bangui et renversant le président de l’époque, François Bozizé, en mars 2013. Au cours des 10 mois qui ont suivi, les membres de la Séléka ont tué un nombre incalculable de civils, incendié de nombreux villages et pillé des milliers d’habitations (voir le document d’Amnesty International, <em><a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/003/2013/fr">République centrafricaine. La crise des droits humains devient incontrôlable</a>, </em>AFR&nbsp;19/003/2013). <br /><br /> La Séléka a exercé un pouvoir arbitraire et violent, qui a suscité un fort degré d’hostilité entre les communautés. En République centrafricaine, la majorité de la population est chrétienne, comme l’ancien président François Bozizé. Le leader de la Séléka Michel Djotodia, qui fut président de transition jusqu’au 10&nbsp;janvier 2014, est musulman, comme la plupart des membres de la Séléka.<br /><br /> Les violations des droits humains commises par la Séléka ont contribué à faire émerger des milices anti-balaka (terme qui signifie «&nbsp;anti-machette&nbsp;» en sango), peu structurées et composées de chrétiens et d’animistes opposés au régime de la Séléka. Au cours des quatre derniers mois de 2013, les combattants anti-balaka ont mené de terribles attaques contre les communautés musulmanes, particulièrement dans le nord-ouest de la République centrafricaine, dans de nombreux villages autour de la ville de Bossangoa.<br /><br /> Le 5&nbsp;décembre 2013, les anti-balaka ont lancé une offensive contre Bangui, déclenchant une explosion de violence qui a réduit à néant ce qui restait du tissu social dans le pays. Lorsque les forces de la Séléka sont parvenues à repousser cette offensive, elles se sont livrées à de vastes représailles contre les chrétiens dans la ville. Bien que les combattants de la Séléka aient parfois affirmé poursuivre les militants anti-balaka, ils ne se sont pas vraiment efforcés de faire la distinction entre militants et non-militants, tuant entre 800&nbsp;et 1&nbsp;200&nbsp;personnes, principalement des hommes civils.<br /><br /> Les forces militaires françaises dotées d’un mandat de l’ONU ont commencé à se déployer en République centrafricaine durant les violences de début décembre 2013, se joignant à la modeste force de maintien de la paix sous conduite africaine déjà en place. Un millier de&nbsp;soldats de l’Union européenne devraient bientôt les rejoindre, intégrés dans une mission de maintien de la paix de l’ONU en septembre 2014.<br /><br /> <em><strong>Comment la situation a-t-elle évolué en République centrafricaine depuis janvier 2014&nbsp;?<br /><br /></strong></em>La situation en République centrafricaine a radicalement changé après la démission du président Michel Djotodia le 10&nbsp;janvier 2014 et l’élection d’une nouvelle présidente par intérim, Catherine Samba Panza, peu après.<br /><br /> Dès que Michel Djotodia a quitté ses fonctions, les forces de la Séléka ont commencé à se retirer de leurs avant-postes à travers le pays. Ville après ville, une fois les combattants de la Séléka partis, les milices anti-balaka ont repris le contrôle et lancé des attaques violentes contre la minorité musulmane. Les forces internationales de maintien de la paix ont mis beaucoup de temps à se déployer dans le pays, laissant le champ libre aux anti-balaka pour asseoir leur pouvoir et leur autorité. Ils ont tué plusieurs centaines de civils musulmans, parfois dans le cadre de massacres de grande ampleur, pillé des habitations et des boutiques de musulmans, et incendié et détruit des mosquées. Parmi leurs victimes figuraient des femmes et de jeunes enfants&nbsp;; dans certains cas, des familles entières ont été décimées. Leur objectif déclaré était de débarrasser le pays des musulmans pour toujours.<br /><br /> Les anti-balaka sont aujourd’hui les principaux auteurs de violence, particulièrement à Bangui et dans la partie ouest du pays. Les membres de la Séléka qui se sont retirés vers le nord continuent de commettre de graves atteintes aux droits humains dans les territoires qu’ils contrôlent. Aujourd’hui, le système judiciaire centrafricain ne fonctionne pas, et il est très difficile de mener des enquêtes policières, d’ouvrir des procédures judiciaires et de procéder à des incarcérations. Dans le pays, règne une impunité totale pour les violations des droits humains.<br /><br /> Au cours des derniers mois, on a assisté à un nettoyage ethnique massif et à l’exode forcé de dizaines de milliers de civils musulmans vers les pays voisins, le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo (RDC). La majorité de cette nouvelle population de réfugiés vit dans des camps de fortune, dans des conditions épouvantables.<br /><br /> Les quelques milliers de musulmans qui restent dans la capitale et la partie occidentale du pays (où ils représentaient environ 15&nbsp;% de la population) sont presque tous déplacés. Beaucoup se réfugient dans des églises et la plupart attendent leur évacuation, dans la peur d’être attaqués par les anti-balaka.<br /><br /> En République centrafricaine, plus de 650&nbsp;000&nbsp;personnes sont toujours déplacées. Des milliers de maisons ont été pillées et incendiées, et nombreux sont ceux –&nbsp;chrétiens comme musulmans&nbsp;– qui n’ont nulle part où rentrer.<br /><br /> <em><strong>S’agit-il d’un conflit religieux&nbsp;?<br /><br /></strong></em>Les civils sont pris pour cibles en fonction de leur religion, mais pas en raison de leurs croyances ni de leurs pratiques religieuses. Les différentes communautés religieuses vivaient ensemble pacifiquement depuis des générations, les mariages intercommunautaires n’étant pas rares et les quartiers mélangés&nbsp;; mais la défiance et même la haine sont désormais ancrées dans les différentes communautés religieuses. La religion est considérée comme un indicateur crucial de la loyauté de chacun envers les différents groupes armés du pays.<br /><br /> Tous les chrétiens et les musulmans ne se sont pas laissés happer par la haine intercommunautaire. En effet, de nombreux civils musulmans ont été protégés par leurs voisins chrétiens ou ont cherché –&nbsp;et trouvé&nbsp;– refuge dans des églises et des missions catholiques. En outre, certains chrétiens, notamment les femmes mariées à des musulmans, ont été menacés et brutalisés par les milices anti-balaka.<br /><br /> Amnesty International a qualifié l’expulsion forcée de musulmans hors de République centrafricaine de «&nbsp;nettoyage ethnique&nbsp;» (voir le rapport<a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/004/2014/fr"><em> Nettoyage ethnique et tueries intercommunautaires en République centrafricaine</em></a>, AFR19/004/2014). Bien que ce terme ne soit pas défini en droit international, une commission d’experts de l’ONU l’a défini comme une « politique délibérée conçue par un groupe ethnique ou religieux visant à faire disparaître, par le recours à la violence et à la terreur, des populations civiles appartenant à une communauté ethnique ou religieuse distincte de certaines zones géographiques ». Chaque milice anti-balaka opère sous les ordres d’un commandant local, mais avec l’objectif commun de débarrasser le pays de sa population musulmane. De tels agissements peuvent constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.<br /><br />&nbsp;<br /><em><strong>Comment les nouvelles autorités de transition gèrent-elles les groupes armés&nbsp;?<br /><br /></strong></em>Au sein du nouveau gouvernement, dirigé par la présidente Catherine Samba-Panza, la Séléka et les milices anti-balaka sont représentées. Des négociations sont en cours entre le gouvernement et les chefs des milices. On a assisté à plusieurs scissions au sein de ces deux mouvements armés, notamment au sujet du désarmement.<br /><br /> Quelque 8&nbsp;000&nbsp;combattants de la Séléka sont toujours cantonnés, sans être désarmés, dans les camps militaires de Bangui et attendent de bénéficier d’un programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Si certains anti-balaka sont prêts à déposer les armes s’ils bénéficient des mêmes avantages que les ex-Séléka, des dirigeants radicaux au sein des deux groupes armés enjoignent à leurs troupes de continuer le combat. Ce phénomène vaut aussi pour l’ancienne armée, les Forces Armées Centrafricaines (FACA), dispersée depuis le départ du président François Bozizé. Tout comme d’anciens policiers et gendarmes, certains ex-FACA ont accepté de réintégrer leurs postes sous la supervision des troupes internationales de maintien de la paix à Bangui. Cependant, d’autres se sont rassemblés dans le nord pour former un nouveau groupe armé baptisé Renouveau et Justice, et recrutent des combattants anti-balaka. Ce groupe contrôle désormais un vaste territoire le long de la frontière avec le Cameroun et le Tchad.<br /><br /> Les anti-balaka ont pris le contrôle d’un nombre croissant de quartiers de la capitale Bangui. Ils ont lancé, notamment depuis le 22&nbsp;mars 2014, des attaques répétées contre des civils et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). Le reste du pays demeure largement hors de contrôle&nbsp;: le gouvernement n’a aucune autorité en dehors de Bangui et s’appuie sur les forces internationales de maintien de la paix. Certains membres de la Séléka qui ont fui Bangui se sont regroupés dans des villes où les troupes internationales ne sont pas présentes, notamment dans le nord-est du pays. Ils continuent d’y commettre des atrocités, et ne montrent aucune volonté de rendre les armes. D’autres ont fui le pays, principalement vers le Tchad, ce qui soulève de graves doutes quant à la possibilité qu’ils comparaissent un jour en justice.<br /><br /> <em><strong>Qu’advient-il de ceux qui fuient la République centrafricaine&nbsp;?<br /><br /></strong></em>Des dizaines de milliers de personnes contraintes de fuir les violences en République centrafricaine sont confrontées à une autre catastrophe humanitaire dans les pays voisins, notamment le Tchad, le Cameroun et la RDC. Avec l’arrivée de la saison des pluies, la situation déjà désespérée va rapidement se dégrader, si l’on ne leur fournit pas de toute urgence des abris, de la nourriture et des structures médicales.<br /><br /> Lors d’une mission menée au Tchad début mars 2014, les délégués d’Amnesty International ont constaté que des milliers de personnes ayant fui la République centrafricaine ont été abandonnées par les autorités tchadiennes et les agences humanitaires&nbsp;; beaucoup souffrent de malnutrition sévère et n’ont pas d’autre abri que l’ombre des arbres. La plupart des camps où vivent ces personnes sont trop proches de la frontière, ce qui accroît leur insécurité et leur vulnérabilité.<br /><br /> <em><strong>Quel est le degré d’implication de la communauté internationale&nbsp;?<br /><br /></strong></em>En décembre 2013, le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé le déploiement de forces internationales, composées de 6&nbsp;000&nbsp;soldats de l’Union africaine (dans le cadre de la MISCA) et de 2&nbsp;000 troupes françaises (dans le cadre de l’opération «&nbsp;Sangaris&nbsp;»). Cependant, ces forces ne se sont pas déployées rapidement en dehors de Bangui pour protéger les civils. Le 1er&nbsp;avril, l’Union européenne a lancé l’opération militaire EUFOR-RCA&nbsp;: quelque 1&nbsp;000&nbsp;soldats seront bientôt envoyés à Bangui, afin de permettre le redéploiement des troupes internationales déjà présentes sur le terrain dans d’autres provinces. Il s’agit d’une «&nbsp;mission de transition&nbsp;», jusqu’à ce que la force de maintien de la paix des Nations unies composée de 12&nbsp;000&nbsp;soldats et policiers, puisse prendre position en République centrafricaine. La date fixée est le 15&nbsp;septembre 2014.<br /><br /><strong>Que demande Amnesty International&nbsp;?<br /><br /> </strong>Amnesty International demande à la communauté internationale de&nbsp;:<br /><br /> • doter la MISCA et les autres forces internationales de maintien de la paix de moyens suffisants pour renforcer leur capacité à se déployer rapidement dans toutes les régions du pays, afin de protéger efficacement la population civile, notamment à l’intérieur et aux abords des sites où vivent des personnes déplacées, ainsi que dans les villes isolées où des musulmans sont toujours présents&nbsp;;<br /><br /> • entreprendre sans tarder les activités de préparation et de planification nécessaires en vue de la transformation de la MISCA en une opération de maintien de la paix des Nations unies, comme demandé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité&nbsp;;<br /><br /> • garantir une bonne coordination entre toutes les forces militaires présentes en République centrafricaine, notamment la MISCA, les forces françaises (opération Sangaris) et l’EUFOR-RCA&nbsp;;<br /><br /> • accélérer le processus de désarmement et veiller à ce qu’aucun État n’apporte un soutien quel qu’il soit ni ne fournisse aucune arme aux milices actives en République centrafricaine, conformément à l’embargo sur les armes de l’ONU (résolution&nbsp;2127 de 2013)&nbsp;;<br /><br /> • accélérer le déploiement efficace et coordonner l’action des différents observateurs chargés de veiller au respect des droits humains, notamment le travail de la commission internationale d’enquête, en vue d’aider à identifier les auteurs de violations, notamment de crimes relevant du droit international, et de les amener à répondre de leurs actes&nbsp;;<br /><br /> • veiller à la reconstitution rapide de l’appareil judiciaire et des autres organes de justice, comme les tribunaux, les prisons et les services du parquet&nbsp;;<br /><br /> • veiller à ce que les réfugiés qui fuient vers les pays voisins soient identifiés et reçoivent la protection adéquate via une coopération efficace entre le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et les autorités nationales du Tchad, du Cameroun et de la République démocratique du Congo (RDC).</p><p><a href="http://bit.ly/CARstorymapfr">Cliquez sur ce lien pour voir la carte avec des témoignages des violences intercommaunautaires en République centrafricaine<br /> <br /></a> <a href="http://adam.amnesty.org/asset-bank/action/viewAsset?id=186880"><img src="https://adam.amnesty.org/images/assets/186801-186900/186880/36_IMG_1467-l.jpg" width="500" height="375" /></a></p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Une vue d'ensemble de la crise des droits humains de dimension historique qui secoue actuellement la République centrafricaine.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/189158_A_girl_sits_at_the_back_of_a_truck_as_she_prepares_to_flee_sectarian_violence_in_Bouar (1).jpg?1397054458" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/46604">CAR Q&amp;A_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> CARcrisis </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">République centrafricaine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="5.658079">5° 39' 29.0844" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="19.577637">19° 34' 39.4932" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La République centrafricaine est touchée par une crise humanitaire et des droits humains sans précédent. En ne réagissant pas plus fermement et rapidement, la communauté internationale a fait preuve d&#039;une indifférence sans pitié pour les civils de ce pays, les abandonnant au moment où ils avaient besoin d&#039;aide. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Christian Mukosa, spécialiste de la Centrafrique à Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/eu-and-african-leaders-must-not-fail-people-central-african-republic-2014-04-02">L’UE et les dirigeants africains ne doivent pas manquer à leurs obligations envers la population de la République centrafricaine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 2 avril 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://campaigns.amnesty.org/fr/campaigns/conflict-in-car">Il faut de toute urgence protéger les civils en République centrafricaine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Carte/action en ligne </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/car-urgent-deployment-eu-peacekeepers-needed-quell-fresh-violence-2014-03-26">République centrafricaine. Il faut déployer sans délai les soldats de la paix de l’UE pour juguler l’escalade de la violence</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 26 mars 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/central-african-republic-ethnic-cleansing-sectarian-violence-2014-02-12">République centrafricaine. Nettoyage ethnique et tueries intercommunautaires</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle/rapport, 12 février 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-4"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/central-african-republic-war-crimes-and-crimes-against-humanity-bangui-2013-12-19">République centrafricaine. 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