Libye

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Vue d'ensemble

Des milices, des groupes armés et des États tiers soutenant les parties au conflit ont commis des violations du droit international humanitaire, y compris de possibles crimes de guerre, en toute impunité. Les combats qui ont eu lieu à Tripoli, la capitale, ainsi que dans ses environs et dans d’autres villes de l’ouest de la Libye, et qui ont opposé les forces fidèles au gouvernement d’entente nationale (GEN) et les Forces armées arabes libyennes (FAAL), ont fait des morts et des blessés au sein de la population civile, causé des déplacements massifs de population, et endommagé des infrastructures civiles, dont des hôpitaux. En violation de l’embargo de l’ONU sur les armes, la Turquie, la Russie et les Émirats arabes unis, entre autres pays, ont continué de livrer à leurs alliés des armes et des équipements militaires, y compris des mines antipersonnel interdites. Plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire sans jugement et sans avoir la possibilité de contester la légalité de leur détention. Des milices et des groupes armés ont enlevé des personnes en raison de leur appartenance politique ou tribale, de leur origine régionale ou de leur nationalité réelles ou supposées, notamment des manifestant·e·s, des journalistes, des médecins, des fonctionnaires et des militant·e·s de la société civile. Ils ont pris des personnes en otage contre rançon et les ont soumises à la torture ou à d’autres mauvais traitements, dans des lieux de détention officiels ou non officiels. Les femmes, les filles et les personnes LGBTI étaient toujours en butte à la violence et à la discrimination. Les membres de minorités ethniques se heurtaient à de graves difficultés pour accéder aux soins de santé et à d’autres services essentiels. Les personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes privées de liberté étaient systématiquement soumises à la torture et à d’autres mauvais traitements, à des homicides illégaux, à des violences sexuelles ou au travail forcé par des agents de l’État, des membres de groupes armés et de milices et des bandes criminelles. Des tribunaux militaires ont prononcé des condamnations à mort ; aucune exécution n’a été signalée.

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État de la peine de mort

Rétentionniste

Maintient la peine de mort dans la loi

Voir le rapport d’Amnesty International 2020/21

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