©Prensa Presidencia - Gobierno de Chile

Chili. Amnesty International a rencontré le président Boric pour lui présenter son programme en matière de droits humains

Une délégation d’Amnesty International a rencontré le président Gabriel Boric lundi 25 avril afin de parler de la situation des droits humains dans le pays, et de lui remettre un document établissant les thèmes prioritaires à l’ordre du jour dans le cadre du dialogue entre le gouvernement chilien et l’organisation.

La délégation était dirigée par Erika Guevara Rosas, directrice pour les Amériques à Amnesty International, et Rodrigo Bustos, directeur exécutif d’Amnesty International Chili. Les thèmes prioritaires abordés avec le président Boric incluent : l’accès à la justice, la réforme de la police, les droits sexuels et la justice reproductive, la politique migratoire et d’asile, les inégalités et l’accès au droit à la santé, ainsi que le rôle du Chili dans la protection des droits fondamentaux dans la région, en particulier en ce qui concerne la situation des droits humains au Venezuela. Ont également assisté à cette réunion Marcela Ríos, ministre de la Justice et des Droits humains, et Antonia Urrejola, ministre des Affaires étrangères.

« Le gouvernement du président Gabriel Boric a l’occasion historique de mettre les droits au centre de l’action de l’État au Chili, et de rompre avec le sombre héritage du gouvernement précédent, concernant les violations graves et généralisées des droits humains commises durant les troubles sociaux », a déclaré Rodrigo Bustos. 

« Nous saluons la volonté du nouveau gouvernement d’assumer ses obligations en matière de droits humains, et de jouer un rôle de chef de file sur la scène internationale à cet égard. Le gouvernement du président Boric se voit donner l’occasion de mettre en place un mode efficace de collaboration entre États s’appuyant sur la protection des droits humains. Sur le continent le plus marqué par les inégalités dans le monde, l’État chilien et les autres nations de la région doivent se concentrer sur une reprise juste ne laissant personne sur le côté », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice pour les Amériques à Amnesty International.

Le gouvernement du président Gabriel Boric a l’occasion historique de mettre les droits au centre de l’action de l’État au Chili, et de rompre avec le sombre héritage du gouvernement précédent, concernant les violations graves et généralisées des droits humains commises durant les troubles sociaux

Rodrigo Bustos, directeur exécutif d’Amnesty International Chili. Les thèmes priorita

Durant la réunion, le président Boric s’est engagé à garder la porte toujours ouverte à une collaboration en continu, faisant de la défense des droits humains un pilier des politiques de son gouvernement. Face aux préoccupations exprimées par Amnesty International quant à l’absence d’une politique complète de réparation, le président s’est engagé à veiller à ce que les victimes de violations des droits humains soient au cœur des actions prioritaires de son gouvernement. De même, il s’est montré ferme dans sa décision d’exercer le pouvoir différemment et de condamner la crise des droits humains dans le reste de la région, de manière impartiale et sans être influencé par les intérêts des gouvernements au pouvoir.

La délégation a aussi rencontré María Begoña Yarza Sáez, ministre de la Santé, afin de lui présenter un nouveau rapport conjoint d’Amnesty International et du Centre pour les droits économiques et sociaux. Ce document, qui porte sur la crise des droits humains déclenchée par la pandémie en Amérique latine et dans les Caraïbes, sera rendu public mercredi 27 avril. La délégation doit aussi participer cette semaine à une rencontre avec Antonia Urrejola, ministre des Affaires étrangères.