Déclaration d’Amnesty International sur la perte tragique de Gaëtan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International

Le mouvement d’Amnesty International est profondément attristé par la perte tragique de notre collègue Gaëtan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest, qui faisait partie de l’organisation depuis plus de trente ans.

Salil Shetty, le secrétaire général d’Amnesty International, a déclaré :

« Beaucoup d’entre nous ont connu Gaëtan ou ont travaillé étroitement avec lui au cours de trente-deux années remarquables à Amnesty. Tous ont été enrichis par le travail et l’esprit de ce véritable expert en droits humains. Sa disparition sera vivement ressentie par nombre d’entre nous, et principalement par celles et ceux pour lesquels il a défendu la liberté et la justice. Quelle que soit la personne qui vous parlera de Gaëtan, elle vous dira la même chose : sa compassion et sa bonté, son humanité et son humilité, son engagement et sa sensibilité envers ceux qu’il a servis ; elle vous dira son immense connaissance de l’Afrique de l’Ouest. »

« Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Son engagement sans faille envers la justice et les droits humains continuera de nous inspirer et nous le garderons dans nos cœurs. »

Amnesty International continuera à apporter accompagnement et soutien à ses collègues affectés par sa disparition tragique.

La police a maintenant confirmé que Gaëtan s’était donné la mort. Il a été retrouvé très tôt le samedi 26 mai 2018 dans les bureaux d’Amnesty International France à Paris. Amnesty International travaille avec les autorités qui ont engagé une enquête sur ce tragique événement.

Nous croyons aussi savoir que Gaëtan a laissé une lettre d’adieu dans laquelle il indiquait clairement que sa décision de mettre fin à sa vie a été motivée par le fait que sa demande d’aide auprès d’Amnesty International était restée sans réponse. Tout cela nous anéantit.

Notre intention absolue est de mener une enquête impartiale et nous nous informons actuellement sur la manière d’assurer que cette enquête n’interfère aucunement avec l’enquête officielle en cours.