Amériques. Les dirigeants participant au Sommet des Amériques doivent accorder la priorité à la résolution des graves problèmes relatifs à la situation des droits humains

Les dirigeants de la région doivent accorder la priorité à la protection des droits humains dans leur déclaration finale lors du VIII e Sommet des Amériques, et prendre immédiatement des mesures pour mettre en œuvre cet engagement dans leurs pays respectifs, a déclaré Amnesty International en amont du sommet qui se tient à Lima, au Pérou, les 13 et 14 avril 2018.

« Qu'il s'agisse des politiques discriminatoires promue par le gouvernement de Donald Trump ou de la violente répression des manifestations au Honduras et au Venezuela, le continent américain a connu l'an dernier un très inquiétant recul en matière de droits humains, a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d'Amnesty International.

« Face à la diabolisation croissante des communautés en danger et des défenseurs des droits humains, les dirigeants de la région doivent prendre d'urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits fondamentaux de toutes et tous. Faute de quoi, en cette période critique, des millions de vies risquent d'être en grand danger. »

Face à la diabolisation croissante des communautés en danger et des défenseurs des droits humains, les dirigeants de la région doivent prendre d'urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits fondamentaux de toutes et tous. Faute de quoi, en cette période critique, des millions de vies risquent d'être en grand danger.
Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d'Amnesty International

Dans une lettre ouverte adressée aux chefs d'État participant à ce sommet, Amnesty International a souligné les défis les plus urgents à relever dans cette région du monde. Il s'agit notamment de la crise des réfugiés au Venezuela et en Amérique centrale ; des discours rétrogrades concernant les droits humains ; du difficile accès à la justice ; et de la lutte à mener contre l'impunité.

Cette lettre insiste également sur les problèmes à résoudre dans la région en ce qui concerne les droits des peuples indigènes ; l'égalité des genres et entre les sexes ; les attaques contre les défenseurs des droits humains ; et le recours à une force excessive contre les manifestants, pour ne citer que certains des points les plus urgents.