Salvador. Le gouvernement doit dépénaliser l'avortement, alors qu'une femme ayant fait une fausse couche vient d'être libérée de prison

Maira Verónica Figueroa Marroquín, qui est âgée de 34 ans et qui a passé 15 ans en prison à la suite d'une fausse couche, a été remise en liberté le 13 mars à la faveur d'une réduction de peine ; elle avait été condamnée à 30 ans d'emprisonnement pour « homicide avec circonstances aggravantes » au titre de la législation du Salvador qui interdit totalement l'avortement. Réagissant à sa remise en liberté, Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d'Amnesty International, a déclaré :

« C'est avec un grand soulagement que nous avons appris que Maira Verónica Figueroa Marroquín a bénéficié d'une réduction de peine et qu'elle est maintenant libre, mais cette affaire n'en reste pas moins une tragédie. Le fait que Maira a passé 15 ans derrière les barreaux et qu'on lui a dérobé presque la moitié de sa vie illustre de façon désolante tout ce qui ne va pas dans le système judiciaire du Salvador.

C'est avec un grand soulagement que nous avons appris que Maira Verónica Figueroa Marroquín a bénéficié d'une réduction de peine et qu'elle est maintenant libre, mais cette affaire n'en reste pas moins une tragédie. Le fait que Maira a passé 15 ans derrière les barreaux et qu'on lui a dérobé presque la moitié de sa vie illustre de façon désolante tout ce qui ne va pas dans le système judiciaire du Salvador.
Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d'Amnesty International

 

« L'interdiction absolue de l'avortement au Salvador est cause de souffrances pour d'innombrables femmes et filles ainsi que pour leurs proches, et elle viole clairement leurs droits fondamentaux. Le Salvador doit dépénaliser l'avortement sans délai, et relâcher immédiatement et sans condition toutes les femmes et les filles emprisonnées pour avoir recouru à un avortement ou en raison de complications obstétriques. »

Pour obtenir de plus amples informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Sergio Ortiz, +52 (1) 55 4194 7886, sergio.ortiz@amnesty.org