Botswana. L’État fait un grand bond en arrière en exécutant un prisonnier

En réaction à la pendaison de Joseph Tselayarona (28 ans) pour le meurtre de sa compagne et de son fils de trois ans, commis en 2010, Deprose Muchena, directeur du programme Afrique australe à Amnesty International, a déclaré :

L’exécution de Joseph Tselayarona est un retour en arrière pour le Botswana et montre le mépris des autorités à l’égard de la vie.
Deprose Muchena, Amnesty International

« L’exécution de Joseph Tselayarona est un retour en arrière pour le Botswana et montre le mépris des autorités à l’égard de la vie. La peine capitale est un châtiment odieux qui ne devrait jamais être utilisé, quelles que soient les circonstances.

« Alors que de nombreux pays de la région abandonnent cette forme de châtiment cruelle, le Botswana régresse.

Alors que de nombreux pays de la région abandonnent cette forme de châtiment cruelle, le Botswana régresse.
Deprose Muchena

« La peine de mort n’a pas sa place à notre époque. Plutôt que de procéder à des exécutions, le Botswana devrait instaurer immédiatement un moratoire officiel sur les exécutions en vue d’abolir ce châtiment cruel et inhumain. »

Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, quelles que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur et la méthode d’exécution utilisée par l’État. La peine capitale est une violation du droit à la vie et constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit. Amnesty International appelle le Botswana à l’abolir pour tous les crimes, comme l’ont déjà fait 105 pays dans le monde.