Espoirs brisés

Un réfugié musulman décrit comment il s’est retrouvé perdu, et en danger, après avoir été contraint de se cacher en raison de l’interdiction d’entrer sur le territoire des États-Unis édictée par le président Donald Trump.

Une famille déchirée par une simple signature

Un choix déchirant qu’aucune famille ne devrait avoir à faire.

Le couple devait-il rester avec leurs deux filles et perdre peut-être la seule chance qu’ils avaient de fuir les horreurs de la guerre, ou devait-il saisir cette occasion d’être en sécurité mais laisser son bébé âgé d’un an dans un pays étranger à l’autre bout du monde ?

C’est le dilemme insoutenable auquel ont été confrontés Baraa Ahmed, binational américano-yéménite dont le nom a été modifié, et son épouse, qui ont été séparés de l’enfant qu’elle nourrissait encore au sein, à la suite de la signature par le président Donald Trump le mois dernier du décret discriminatoire relatif à l’entrée sur le territoire des États-Unis.

Je n’ai pas eu d’autre choix que de laisser mon enfant… C’était un choix cruel, que je pouvais-je faire ? Je n’avais pas d’autre solution. Je ne pouvais pas risquer de faire perdre à tous la possibilité d’entrer aux États-Unis.

Baraa Ahmed, américano-yéménite

Des chiffres qui montrent que Trump ignore les réfugiés

110 000
Nombre de personnes réfugiées que Barack Obama s’est engagé à autoriser en 2017
50 000
Limite annuelle fixée par Donald Trump – 60 000 réfugiés privés de réinstallation aux États-Unis rien qu’en 2017
4,8 millions
Nombre actuel de réfugiés syriens, dont aucun ne sera autorisé à entrer aux États-Unis