Russie. Réaction à la suite de la remarque du ministère des Affaires étrangères relative à l’exclusion des athlètes paralympiques, qualifiée de «trahison envers les droits humains»

Réagissant aux propos de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, selon laquelle la suspension de l’équipe russe paralympique décidée par le Comité international paralympique pour des raisons de dopage constitue « une trahison envers les normes [internationales] relatives aux droits humains », Denis Krivosheev, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale à Amnesty International a déclaré :

« La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a raison de souligner que les droits humains ne devraient jamais être trahis. Mais le respect des droits humains doit commencer chez soi, et sur ce point son gouvernement fait partie des favoris pour la médaille d’or de l’hypocrisie.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a raison de souligner que les droits humains ne devraient jamais être trahis. Mais le respect des droits humains doit commencer chez soi, et sur ce point son gouvernement fait partie des favoris pour la médaille d’or de l’hypocrisie.

Denis Krivosheev, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale à Amnesty International

« Avec un gouvernement qui bombarde des hôpitaux syriens, qui enferme des gens parce qu’ils ont critiqué les autorités, qui torture des détenus, qui réduit au silence la communauté LGBT au moyen d’une loi sur la “propagande”, et qui qualifie des organisations indépendantes d’”agents de l’étranger”, qui en réalité trahit les droits humains en Russie ? »

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